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Des containers métalliques rongés par cinquante ans de pression et de sel, filmés en direct par un sous-marin habité à près de 4 700 mètres sous la surface : c’est l’image que ramène la seconde campagne de la mission Nodssum, menée par le CNRS dans les abysses de l’Atlantique Nord-Est. Vingt plongées du sous-marin Nautile ont permis d’observer directement plusieurs fûts dégradés, confirmant ce que les scientifiques redoutaient depuis des décennies sans jamais avoir pu le vérifier sur place.
Cette mi-août bat des records de températures enregistrées en Belgique. Le mercure a grimpé au-delà des 30 degrés. La chaleur extrême et le manque d’eau pénalisent les agriculteurs. Les légumes et tubercules sont riquiquis. Cette sécheresse pourrait bien être reconnue comme calamité publique par la région Wallonne et ouvrir la voie à des indemnisations. Mais pour beaucoup d’agriculteurs, ce sera largement insuffisant.
- Brice L.
On imagine souvent la montée des océans comme un phénomène uniforme, une sorte de grande baignoire planétaire qui se remplirait de la même manière partout. L’image est séduisante par sa simplicité, mais elle est complètement fausse. La réalité est bien plus surprenante, presque contre-intuitive : lorsque la calotte du Groenland fond, le niveau de la mer baisse juste à ses pieds, tandis qu’il grimpe des milliers de kilomètres plus loin. Autrement dit, ce sont les côtes les plus éloignées de la glace qui trinquent le plus. Pour comprendre ce paradoxe, il faut s’intéresser à une force que l’on oublie souvent quand on parle de glaciers : la gravité. Plongeons dans cette mécanique céleste terrestre qui redessine la carte des risques littoraux.
Le dirigeant de Meta, possédant Facebook, Instagram et WhatsApp, défend un accès le plus large possible à l’IA et propose que les entreprises développant une IA avancée collaborent avec les pouvoirs publics pour les enjeux de sécurité.
- Yohan D
Aujourd’hui, certains projets ambitionne de forer si profondément que l’énergie géothermique pourrait être exploitable presque partout. En cas de succès, la géothermie passerait alors du statut de ressource de niche à celui d’énergie exploitant la chaleur cachée aux quatre coins du monde.
Un article de recherche du FMI remet en cause les fondements mêmes de la logique de transition écologique. Certes, les énergies propres progressent, mais sans qu’elles se substituent aux hydrocarbures, en raison d’une constante augmentation de la consommation énergétique. La démonstration des auteurs pulvérise la logique à l’œuvre depuis trois décennies.
Entre un et deux millions de kilomètres de câbles sous-marins hors service jonchent les océans. Alors que leurs effets sur la faune et la flore sont bien documentés, ils sont rarement retirés. On vous explique.
Pour la sociologue Monique Pinçon-Charlot, la crise climatique ne relève pas d’une responsabilité collective indistincte. Elle découle d’un système qui concentre les richesses, alourdit les émissions des plus fortunés et transforme jusqu’à la catastrophe écologique en opportunité de profit.
Nous avons subi cet été une chaleur à laquelle nos corps ne sont pas habitués. Pendant plusieurs jours, et surtout nuits, des mots que l’on croyait réservés aux rapports scientifiques sont devenus des sensations concrètes : le bitume qui colle, les rails qui se dilatent, les nuits sans sommeil, les décès qui s’accumulent, les corps épuisés, les animaux d’élevage qui meurent en masse, la nature qui souffre autour de nous… L’inhabitabilité de nos territoires et les limites planétaires ne sont plus des hypothèses à discuter mais une expérience que nous vivons dans notre chair.
Un lac de plus de 280 kilomètres carrés a disparu en une décennie et demie, laissant derrière lui l’un des pires cauchemars de pollution de l’air aux États-Unis. Depuis 1913, le lac Owens, en Californie, est vidé de son eau au profit de Los Angeles. Résultat : son lit asséché envoie dans l’atmosphère des tonnes de poussière toxique chaque année, et pour contenir le désastre, l’État est contraint d’arroser en permanence son fond, sans jamais pouvoir arrêter l’opération.
Imaginez un dernier bastion. Un abri, tapi dans la pénombre bleutée des océans, à l’écart des tempêtes de chaleur qui ravagent la surface. Pendant des années, les scientifiques ont porté un espoir tenace envers ces récifs cachés, situés bien plus bas que les coraux tropicaux que nous connaissons. On les surnommait parfois les arches de Noé des mers, ces refuges où la vie corallienne pourrait se réfugier le temps que la crise climatique passe. Mais cet espoir vient de se fissurer. Les instruments plongés dans ces profondeurs racontent désormais une tout autre histoire, et elle n’a rien de rassurant.
Le pays fait face à une accélération du nombre de cas de cette maladie aux conséquences sanitaires potentiellement graves. La baisse de la couverture vaccinale est la principale cause de cette crise.
Alors que le président américain, Donald Trump, a assuré que les Etats-Unis n’en avaient « pas fini du tout » avec Téhéran, le secrétaire à la défense, Pete Hegseth, est venu défendre devant le Sénat une rallonge budgétaire de 87 milliards de dollars sans donner de précisions sur la stratégie de l’administration.
Le phénomène climatique, qui accentue l’effet du réchauffement des océans, pourrait provoquer l’extinction d’espèces localisées dans le récif corallien. Les scientifiques alertent sur les conséquences environnementales de ce risque.
Arthur Keller, ingénieur, consultant et expert des risques systémiques et des stratégies de résilience, explique pourquoi nous analysons mal la crise écologique et pourquoi notre modèle de société produit lui-même les catastrophes qu'il prétend combattre. Une analyse systémique du dépassement des limites planétaires, de l'effondrement de la biodiversité et des véritables défis du XXIᵉ siècle
Loin de la lumière, sous des kilomètres d’eau glacée, se joue une transformation que peu de regards peuvent saisir. Les grands fonds marins, longtemps perçus comme des sanctuaires immuables, connaissent un bouleversement discret mais profond. Là où les baleines plongent pour chasser, où d’étranges créatures évoluent dans une nuit permanente, l’oxygène se fait de plus en plus rare. Ce n’est pas une catastrophe spectaculaire, pas de marée noire ni de vague meurtrière : c’est un lent étouffement, silencieux, presque imperceptible. Et pourtant, une synthèse mondiale d’une ampleur inédite vient de mettre des chiffres sur ce phénomène longtemps sous-estimé. En croisant des milliers de mesures récoltées aux quatre coins du globe, elle dessine une cartographie troublante des eaux profondes qui s’appauvrissent en oxygène. Un signal d’alarme venu tout droit des abysses, et qui nous concerne bien plus qu’on ne l’imagine.
On pense souvent que les crises énergétiques et les risques d'effondrement résultent de mauvais choix politiques. Mais on oublie alors d'analyser leurs causes structurelles et matérielles. Que se passe-t-il lorsque la complexité des sociétés, la raréfaction du pétrole et les limites du capitalisme commencent à amplifier mutuellement leurs effets ? Pierre-Yves Longaretti est chercheur au CNRS, cofondateur de l'équipe de recherche STEEP de l'INRIA, et spécialiste des risques systémiques globaux
À bord de la Station spatiale internationale, les systèmes de support de vie ne sont pas un sujet parmi d’autres, ils conditionnent tout le reste. Composition de l’air, température, pression, hygrométrie, nourriture, recyclage des matières, etc. : tout paramètre vital est surveillé en continu, et au moindre écart, la mission est mise sur pause et rétablir les conditions de survie devient l’unique priorité. Le parallèle avec la Terre est patent : elle aussi a ses systèmes de support de vie (les biomes, l’hydrosphère, le climat…) sans lesquels elle serait inhabitable. Or, les activités humaines dégradent ces systèmes à un rythme effréné.
- Yohan D
Récemment, des chercheurs britanniques et étasuniens ont mené une étude majeure démontrant que des catastrophes biologiques d’ampleur se produisent lorsque le rythme des changements environnementaux dépasse la vitesse d’adaptation biologique des espèces. Dans le cadre de leurs travaux, les scientifiques ont analysé des grandes crises qui se sont déroulées lors des 450 derniers millions d’années.
Members of parliament have demanded full publication of an explosive report by the UK’s spy leaders that found the collapse of ecosystems overseas would have catastrophic consequences for the UK’s national security, warning that the UK has “no future” if the findings are not urgently acted on.
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