Les Soulèvements de la Terre

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L'année 2026 est en passe d'être l'année la plus chaude (probabilité d'environ 35 %) ou la deuxième plus chaude (probabilité d'environ 63 %) jamais enregistrée, tandis que 2027 a de très fortes chances (probabilité de 92 %) d'être l'année la plus chaude jamais enregistrée, en raison d'un phénomène « super El Niño » qui prend de l'ampleur. Actuellement, 2027 serait juste au-dessus des +1,7°C ! La quantité de malheurs et de souffrances qui vont accompagner ce niveau de réchauffement est très important. Courage à toutes et à tous pour les années à venir
Et si l’année que nous vivons en ce moment n’était qu’un avant-goût ? Alors que la France traverse une nouvelle vague de chaleur estivale, il est tentant de repousser mentalement le changement climatique dans un futur flou, quelque part au-delà de notre horizon. Pourtant, les projections dévoilées par les climatologues brossent le portrait d’un pays profondément transformé dès le milieu du siècle.
Le monde entier subit des canicules sans précédent. Un dôme de chaleur couvre le Nord de l’Amérique du Nord, apporte des températures de 46°C , et cette canicule a permis d’immenses feux de forêt au Canada dont la fumée se répand sur la Planète.
En plein cœur de l’été, alors que le thermomètre grimpe et que certaines régions guettent la moindre averse salvatrice, un acteur invisible tire les ficelles de notre météo bien plus qu’on ne l’imagine. Ce chef d’orchestre s’appelle le jet-stream, un courant d’air d’altitude qui file à toute allure au-dessus de nos têtes. Or, les observations le montrent : ce ruban aérien montre des signes de ralentissement estival, restant figé plus longtemps qu’auparavant. Le résultat ? Des situations bloquées qui s’éternisent, transformant une belle journée en canicule interminable ou une pluie passagère en déluge tenace. Ce phénomène, longtemps soupçonné, se voit désormais confirmé par les données. Et ses effets, nous les vivons déjà en ce moment même.
Des terrasses désertes écrasées par le soleil aux nuits blanches passées à chercher un filet d’air, nos récents étés ont pris des allures de véritables épreuves d’endurance. En cette période estivale où les ventilateurs tournent à plein régime et où la chaleur s’invite jusque dans nos intérieurs, une question brûle toutes les lèvres : allons-nous un jour retrouver les températures douces d’antan ? Si beaucoup espéraient encore que ces épisodes caniculaires resteraient d’étranges anomalies statistiques de courte durée, l’espoir d’un retour à la normale vient de s’évaporer. Le verdict concernant ce qui attend véritablement le vieux continent dévoile une mutation profonde de notre environnement. Au programme : un enchaînement de vagues de chaleur inédites, dont l’intensité et la longueur promettent de métamorphoser notre quotidien. Plongée dans une nouvelle réalité climatique qui redessine silencieusement nos lendemains.
Un thermomètre qui affiche 37 °C sur le fronton d’une pharmacie, des trottoirs qui semblent onduler sous la chaleur, des volets clos en plein après-midi : cette image, beaucoup d’entre nous la vivent en ce moment même. Mais imaginez que cette scène, aujourd’hui perçue comme une alerte, devienne le décor le plus banal d’un été français. Pas une exception, pas un record affolé, simplement une journée « normale ». C’est exactement ce que Météo-France a chiffré pour l’horizon 2050, et les projections sont bien plus déroutantes que ce que notre intuition nous souffle. En pleine vague de chaleur estivale, ces données prennent une résonance particulièrement concrète.
Le gouvernement fédéral a décidé d'élaborer, d'ici l'été 2027, un nouveau plan interfédéral chaleur et santé afin de mieux préparer le pays aux conséquences sanitaires des vagues de chaleur.
En plein cœur de l’été, alors que le thermomètre s’affole une fois de plus, un constat s’impose : la chaleur ne fait plus que passer. Elle s’incruste. Là où nos grands-parents évoquaient quelques journées suffocantes vite balayées par un orage salvateur, nous vivons désormais des épisodes qui s’étirent sur des semaines. Cette transformation, discrète mais implacable, redéfinit notre manière d’appréhender la belle saison. Les vagues de chaleur ne se contentent plus de frapper fort : elles s’installent, avec une ténacité qui interroge autant qu’elle inquiète. Comprendre ce phénomène, c’est se donner les moyens d’anticiper les étés qui nous attendent et de repenser en profondeur nos modes de vie.
Increasing instability of the ocean, ice and atmosphere threatens farming, finance and society. We all need to wake up to that fact.
Sous nos pieds, à des milliers de kilomètres au nord, sommeille l’un des plus grands coffres-forts naturels de la planète. Le pergélisol arctique, ce sol resté gelé en permanence depuis parfois des dizaines de milliers d’années, emprisonne des quantités vertigineuses de carbone. On l’imaginait fidèle à son poste, gardien silencieux d’un trésor climatique. Or, en plein cœur de l’été boréal, un renversement historique se joue. Ce géant gelé, autrefois notre allié discret, semble avoir changé de camp. Ce qu’il relâche désormais durant la belle saison dépasse ce qu’il parvient à réabsorber pendant les longs mois d’hiver. Un basculement qui pourrait bien redessiner notre avenir climatique.
Alors que la France a vécu deux canicules en Mai et Juin 2026, et une flambée des prix du pétrole et du gaz, le HCC alerte sur l’urgence de changer d’échelle dans les politiques climatiques pour protéger la population française face au changement climatique et à la dépendance vis-à-vis des énergies fossiles. Afin que la France puisse atteindre ses objectifs de neutralité carbone et puisse protéger sa population, le rapport formule des recommandations pour renforcer l’efficacité des politiques climatiques actuelles, ainsi que des orientations pour engager une nouvelle génération de politiques publiques favorables à l’action climatique à l’horizon 2030/2035.
Record en Europe de l'Ouest, surmortalité en Belgique et océans plus chauds : Copernicus détaille les marqueurs d'un mois de juin hors norme.
Dans son dernier rapport, le Haut Conseil pour le climat estime que la France doit "changer d'échelle" dans son adaptation au changement climatique, jugeant que ses "activités économiques et pratiques socioculturelles se sont développés ou ont été dimensionnés dans un climat qui n'existe plus".
Le Haut Conseil pour le climat dresse un constat sévère sur l'action du gouvernement. Malgré une baisse des émissions de gaz à effet de serre, jugée trop lente, l'organisme indépendant alerte sur les retards accumulés en matière d'adaptation et appelle l'exécutif à faire «face à ses responsabilités» devant l'accélération du réchauffement climatique.
Les dernières canicules en Europe ont pris de court les populations et les pouvoirs publics, mais pas les scientifiques qui alertent depuis des décennies sur le réchauffement climatique. Pourquoi, dès lors, n’ont-ils pas été plus écoutés ?
Une semaine de canicule, tel que nous l’avons vécue, inquiète. Mais projetons-nous en 2036, dans dix ans. Deux mois de canicule extrême feraient basculer le pays dans une réalité tout autre. Ce ne serait plus un simple épisode météo, ni même une anomalie saisonnière. Ce serait une crise générale, lente et implacable : sanitaire, urbaine, énergétique, forestière, agricole et sociale. La chaleur deviendrait une contrainte permanente, une pression continue exercée sur les corps, les bâtiments, les transports, les hôpitaux, les forêts et l’ensemble des infrastructures.
Le chercheur en sciences de l’environnement appelle à mettre en place de toute urgence des mesures d’«atténuation» du réchauffement climatique au lieu de parler de capacités d’«adaptation». […] Conclusion : sans un changement radical de nos modes de production et de consommation, l’horizon qu’il décrit est tout simplement apocalyptique.
Les signataires du texte, publié dans les colonnes du «Monde» lundi 6 juillet, dénoncent «l’emprise de l’industrie fossile» et «l’inconséquence» «du débat politique».
Après des années d’atonie, le mouvement pour le climat renaît-il de ses cendres ? Les récentes canicules ont créé un sursaut de mobilisation dans de nouvelles catégories de la population, en particulier sur l’enjeu de l’adaptation.
Dix jours de canicule en juin nous laissent collectivement traumatisés. Trop de souffrance, de deuils, de morts, mais aussi d’inconséquence et d’inanité du débat politique concernant les leçons à tirer, les ruptures à mettre en œuvre et les processus législatifs à enclencher pour prévenir l’effondrement. La douleur a été incommensurable : hôpitaux submergés, soignants exténués, patients à même le sol pour des hyperthermies, des malaises cardiaques, des insuffisances respiratoires…


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