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Qui sème la canicule récolte la sécheresse. Selon le Bureau de recherches géologiques et minières — l’organisme chargé de suivre l’état de nos nappes phréatiques — « la situation continue de se dégrader » : 39 % des points d’observation sont sous les normales mensuelles, bien plus qu’en 2024 (17 %). En clair : les aquifères se vident de leur eau, causant ou aggravant les sécheresses.
Malgré les pluies diluviennes de ces dernières semaines, les nappes souterraines ne sont pas remplies. Tout dépendra de l’hiver à venir, et de notre « sobriété » en eau.
Plusieurs centaines de personnes se sont mobilisées en défense de l’eau le 1ᵉʳ juillet en Ariège. Une mobilisation à l’issue de laquelle des activistes ont pénétré et accroché des banderoles dans une gravière du groupe Lafarge.
Les pluies du mois de mars n’y ont rien fait : près de 20 % des nappes phréatiques ont des niveaux très bas, a annoncé le Bureau de recherches géologiques et minières. Le risque de sécheresse cet été est donc « avéré ».
À Vittel ou à Volvic, plusieurs collectifs citoyens se battent contre les multinationales de l’eau, accusées d’épuiser les nappes. Ils entendent mutualiser leurs combats pour que l’or bleu reste un bien commun. Haut-Languedoc, correspondance « De l’eau pas des euros ! » Cet appel s’élève depuis les plus lointaines communes de montagnes du pays. Du Haut-Languedoc aux Vosges en passant par l’Auvergne, des citoyens se sont retrouvés le 18 mars à Murat-sur-Vèbre, dans le Tarn, pour échanger sur les moyens de (...)
La sécheresse, en 2023, s’annonce à nouveau historique. Le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) dresse un tableau bien aride de nos sous-sols en ce début mars. « 80 % des nappes sont sous les normales, a indiqué Violaine Bault, hydrogéologue, lors d’une conférence de presse le 13 mars. Et 45 % sont à des niveaux bas, à très bas. » Parmi les secteurs les plus « préoccupants », selon le Bureau : le couloir Rhône-Saône, les nappes de la plaine du Roussillon, celles des causses calcaires — autour du (...)
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Tous les mois, le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) publie un bulletin faisant le point sur l’état des nappes phréatiques françaises. Celui du mois de juin 2022 est « préoccupant », a prévenu Violaine Bault, hydrogéologue, lors d’une conférence de presse donnée le 14 juin 2022.


