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Plastique
maginez une baignoire immense, remplie d’eau salée, où l’on jetterait chaque année de quoi remplir des centaines de camions-poubelles de plastique, sans jamais vider la baignoire. C’est à peu près ce qui se joue en Méditerranée. Le problème est connu depuis longtemps : cette mer croule sous les déchets plastiques. La cause, elle, est plus surprenante qu’il n’y paraît, car elle ne tient pas seulement à notre consommation débridée d’objets jetables, mais à la géographie même de cette mer, presque hermétiquement close, et à quelques pays qui, à eux seuls, concentrent l’essentiel des rejets. Selon les données compilées par l’UICN, l’Union internationale pour la conservation de la nature, ce sont environ 229 000 tonnes de plastique qui s’engouffrent chaque année dans les eaux méditerranéennes. Un chiffre vertigineux qui mérite qu’on s’y attarde, tant il révèle des mécanismes à la fois écologiques et humains passionnants à décortiquer.
Les industriels ont consacré 2,5 millions d’euros pour inciter les pouvoirs publics à abandonner des textes visant à réduire la pollution, notamment plastique, selon un rapport inédit de Zero Waste France. Reporterre y a eu accès en amont et a enquêté sur les coulisses de ce lobbying au Parlement.
Les pays qui négocient un traité sur la pollution plastique, projet des Nations unies qui peine à voir le jour, sont moins divisés qu’auparavant et un accord pourrait être conclu en mars, a assuré jeudi à l’AFP le diplomate qui préside les discussions.
Les déchets plastiques sont omniprésents dans l’environnement marin, avec des impacts écologiques et sanitaires préoccupants. Cette problématique est de plus en plus médiatisée : les images de continents flottants de plastiques sur les océans du globe, obtenues lors de campagnes océanographiques associées à des actions de dissémination scientifique de grande ampleur (la mission Tara Microplastiques ou l’expédition Septième Continent, par exemple), ont marqué les esprits.
Véritable fléau, les microplastiques se retrouvent notamment dans l’eau, l’air, la nourriture et finissent leur course dans les organismes. En Indonésie, le phénomène est gravissime. En effet, ce pays est celui où la population est la plus impactée par ces particules fines. Dans les faits, les indonésiens ingèrent et respirent en moyenne 15 grammes de microplastiques chaque mois.
... Mais derrière ce liquide limpide et rassurant, des chercheurs viennent de révéler un chiffre qui bouscule tout ce que l’on croyait savoir. Le compte est bon, et il donne le vertige - Le résultat tient en quelques chiffres : les chercheurs ont détecté en moyenne environ 240 000 particules de plastique par litre d’eau en bouteille, dont près de 90 % appartenaient à la catégorie des nanoplastiques. Un résultat bien supérieur aux estimations précédentes : les nouvelles mesures ont révélé 10 à 100 fois plus de particules que les travaux antérieurs, qui s’intéressaient principalement aux microplastiques de plus grande taille.
Dans un communiqué diffusé ce vendredi 4 septembre, l’Etat annonce avoir finalement décidé de ne pas imposer une consigne contre laquelle les collectivités étaient vent debout.
Une bouteille d’eau en plastique recyclée, affichant un bilan carbone bas, passe pour un choix écologiquement raisonnable par rapport à son homologue en verre. Pourtant, cette même bouteille plastique figure parmi les objets qui libèrent le plus de particules de plastique dans l’environnement. Et plus des trois quarts de cette pollution surviendra lorsque nous n’utiliserons plus ces objets – dans des décennies, voire des siècles. Ce paradoxe révèle un angle mort de nos décisions environnementales. Aujourd’hui, la pollution plastique s’évalue presque toujours sous le prisme du bilan carbone et des analyses de cycle de vie (ACV).
Faites l’expérience : observez un film plastique supposément biodégradable dans une poignée de compost. Au bout de quelques mois, plus aucune trace visible, le matériau semble s’être évaporé. La conclusion est tentante : le matériau s’est sans doute dégradé. Mais a-t-il vraiment disparu ? A-t-il été transformé en dioxyde de carbone ? A-t-il été incorporé par des microorganismes ou fragmenté en particules trop petites pour être vues ? C’est là que commence le vrai problème scientifique.
Cette société alsacienne spécialisée dans le recyclage de câbles en plastique a été condamnée pour pollution par le tribunal correctionnel de Strasbourg, ce mercredi. Le gérant a écopé d’une peine de prison avec sursis et d’une obligation de remise en état… mais le délit d’«écocide» n’a pas été retenu. On vous explique.
Chaque semaine, la même routine s’installe : rincer les bouteilles, écraser les emballages, remplir le bac jaune avec la satisfaction du devoir accompli. Ce geste, des millions de Français le répètent scrupuleusement, persuadés de participer activement à la protection de la planète. Pourtant, la réalité du recyclage en France est bien loin de cette image rassurante que l’on se fait du tri sélectif. Entre les promesses affichées sur les emballages et le parcours réel des déchets plastiques, il existe un fossé que peu de consommateurs soupçonnent. Où finissent réellement ces bouteilles une fois collectées ? Traversent-elles vraiment nos frontières ? Et surtout, que révèlent les chiffres officiels sur l’efficacité de notre système de tri ? La rentrée est souvent l’occasion de reprendre de bonnes habitudes écologiques, mais encore faut-il comprendre ce qui se cache derrière ce geste devenu automatique.
L'eau du robinet est-elle vraiment potable ? Cette interview du journaliste Fabrice Nicolino aborde la question de la composition de l'eau, soulignant la présence de pesticides, de microplastiques, ou de résidus de médicaments. On y parle de pollution de l'eau et de traitement de l'eau, remettant en question la qualité de ce que nous consommons au quotidien.
Une nouvelle méthode de détection révèle une pollution jusqu'à 656 fois supérieure aux estimations précédentes dans le Léman. Des chercheurs et chercheuses de l'Université de Lausanne ont développé une technique capable de mesurer les microplastiques ultra-petits, invisibles aux méthodes traditionnelles.
Un article de recherche du FMI remet en cause les fondements mêmes de la logique de transition écologique. Certes, les énergies propres progressent, mais sans qu’elles se substituent aux hydrocarbures, en raison d’une constante augmentation de la consommation énergétique. La démonstration des auteurs pulvérise la logique à l’œuvre depuis trois décennies.
La Science sait depuis plusieurs années que les microplastiques jouent un rôle dans le réchauffement de la planète. Cependant, une récente étude menée par des chercheurs chinois et étasuniens démontre que ce rôle est beaucoup plus significatif que ce que les précédentes études affirmaient. Selon les chercheurs, leurs résultats pourraient justifier pleinement une décision radicale concernant la production de plastique.
Au Japon, des chercheurs ont peut-être découvert une solution à un problème datant d’un siècle. Ces scientifiques ont en effet mis au point le tout premier moteur électrostatique en plastique, fonctionnant sans aucun aimant ni rotor métallique. Cette innovation étonnante repose sur l’utilisation de fluides très particuliers : les cristaux liquides nématiques ferroélectriques.
Ils sont en plein essor en Bretagne : les déconditionneurs retirent de leur emballage les rebuts de l’industrie agro-alimentaire pour alimenter des méthaniseurs. Mais cette technologie utilisée par des agriculteurs génère des microplastiques, déversés dans les champs.
Le lancement par Emmanuel Macron de «concertations» pour accélérer sur la consigne des bouteilles en plastique, annoncé mi-mai, n’a pas convaincu les ONG spécialistes du sujet. Dans cette tribune à Vert, elles proposent des solutions pour réduire l’utilisation des emballages en polymère, lutter contre cette pollution et prévenir les conséquences sanitaires.
Le bac jaune. Ce conteneur couleur soleil que des millions de Français remplissent consciencieusement depuis vingt ans, convaincu de faire le bon geste. Rincer le pot de yaourt, aplatir la bouteille, trier la barquette : le rituel est ancré. La réalité industrielle qui suit, beaucoup moins. En 2023, le taux de recyclage effectif des emballages plastiques en France atteignait seulement 24,5 %, loin derrière le verre (86 %) ou l’acier (86 %). les trois quarts de ce qu’on dépose dans le bac jaune ne redevient jamais du plastique. Pas parce qu’on trie mal (enfin, pas seulement), mais parce que le système en aval ne peut tout simplement pas suivre.
Subventions exorbitantes, pollution de l’air, risques pour les riverains… les nouveaux incinérateurs CSR, vantés comme vertueux, sont en réalité un scandale économique, écologique et sanitaire.
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