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Technologie

2026

Vers où nous entraîne la Silicon Valley ? Un futur où les percées technologiques, de l’intelligence artificielle à la fusion nucléaire, créeront une abondance et une richesse phénoménales pour tous, est-il bien réaliste ? En attendant, ces développements nous font engloutir chaque année une quantité croissante de ressources et aggravent l’état environnemental de la planète. L’ingénieur Philippe Bihouix et le dessinateur Vincent Perriot, les auteurs de Ressources, un défi pour l’humanité, explorent la matérialité du monde et ouvrent des perspectives pour mieux décrypter les enjeux environnementaux, industriels et géopolitiques de notre temps.
La COP17 sur la biodiversité se tiendra du 18 au 30 octobre 2026, à Erevan en Arménie. POLLINIS y sera, pour alerter sur les risques du développement à grande échelle de plusieurs biotechnologies. En amont de ce grand rendez-vous international, les négociations sont déjà lancées.
Apparu avec la 1ère révolution industrielle, le système technologique menace de stériliser la Terre. Très schématiquement, le système technologique est formé par l’ensemble des sites d’extraction (mines, champs de monoculture), de transformation (usines) et de consommation (villes) reliés entre eux par des infrastructures de transport et de communication.
Aurélien Bigo est un chercheur spécialiste des transports et de leur impact sur nos sociétés. Il a soutenu une thèse en 2020 "Les transports face au défi de la transition énergétique. Explorations entre passé et avenir, technologie et sobriété, accélération et ralentissement", il est l’auteur de “Voitures - Fake or not ?” (Tana édition, 2023), qui fait un bilan chiffré de la mobilité individuelle pour mieux en comprendre les impacts. Il a également participé à l’écriture des scénarios mobilités du plan ADEME
L’équivalent du CNRS en Espagne a récemment présenté une innovation importante. Il est ici question d’un nanomatériau polymère capable de refroidir de manière passive les surfaces jusqu’à 12,9°C en dessous de la température ambiante, le tout sans électricité. Quelles sont les autres caractéristiques de ce matériau ? Quels sont les applications possibles ?
Alors que les canicules, les sécheresses et les mégafeux s’intensifient, faut-il continuer à consacrer toujours plus d’énergie, de matières premières et d’argent aux datacenters, à l’IA ou à de nouveaux équipements scientifiques géants ? Philippe Bihouix, ingénieur et auteur spécialiste des ressources, de la transition énergétique et des enjeux technologiques, appelle à faire preuve de "techno-discernement" et à choisir collectivement ce qui mérite vraiment nos ressources limitées.
Dans son dossier «Expertiser le réel», Pages de gauche tente de redéfinir la place de l’expert en démocratie. La revue y expose, entre autres, les dérives néolibérales du recours à l’expertise. Le 1er texte sélectionné ici porte, en suisse, sur le retour forcé du nucléaire au mépris du vote populaire
Imaginez trois ordinateurs séparés par plusieurs mètres, voire davantage, qui parviennent à se transmettre de l’information sans qu’aucune particule matérielle ne fasse le trajet entre eux. Aucune donnée physique expédiée, aucun signal électrique parcourant un câble comme le ferait une lettre glissée dans une enveloppe. Et pourtant, l’information arrive bel et bien à destination. Ce scénario, digne d’un roman de science-fiction, vient de devenir une réalité de laboratoire. Trois processeurs quantiques distants ont réussi à communiquer grâce à un phénomène qui défie l’intuition : la téléportation d’états logiques. Voici comment cette prouesse fonctionne, ce qu’elle signifie concrètement et pourquoi elle pourrait bouleverser notre manière de concevoir les réseaux du futur.
Imaginez deux pierres précieuses posées à chaque extrémité d’un quartier entier, séparées par des routes, des bâtiments et plus d’un kilomètre de vide. Et pourtant, malgré cette distance, elles se comportent comme si elles formaient un tout indissociable. Ce qui ressemble à une scène de science-fiction est désormais une réalité de laboratoire. Des chercheurs sont parvenus à établir un lien invisible, mais bien mesurable, entre deux diamants distants de plusieurs centaines de mètres. Ce phénomène, que la physique appelle intrication quantique, quitte peu à peu les enceintes hermétiques des laboratoires pour affronter le monde réel. Et cette prouesse pourrait bien constituer l’une des premières briques du futur internet quantique. Décryptons ensemble cette avancée fascinante.
L’intelligence artificielle générative est présentée partout dans les médias dominants comme une « révolution ». Mais avec ce que son développement implique en termes de consommation d’eau et d’énergie, en particulier via les data centers, elle est avant tout un facteur d’accélération de la catastrophe environnementale et d’accentuation de ses effets sur les conditions d’existence des humains et non-humains. Dans cet article, septième d’une série thématique intitulée « Vampire Planet », Joshua Frank documente ce désastre en sillonnant la Californie.
Au Japon, des chercheurs ont peut-être découvert une solution à un problème datant d’un siècle. Ces scientifiques ont en effet mis au point le tout premier moteur électrostatique en plastique, fonctionnant sans aucun aimant ni rotor métallique. Cette innovation étonnante repose sur l’utilisation de fluides très particuliers : les cristaux liquides nématiques ferroélectriques.
Le monde se climatise à toute vitesse : du Japon (91 % des foyers) aux États-Unis (90 %), l’équipement explose, quand l’Europe plafonne à un foyer sur dix.
Il n’y a pas qu’iOS et Android dans la vie. Si Google et Apple ont largement vampirisé le marché mobile, il existe une alternative européenne plus respectueuse de vos données personnelles et de votre vie privée : /e/OS. Après un mois d’utilisation, voici mon avis sur cet OS entièrement émancipé des géants du web.
The British-Canadian computer scientist often touted as a “godfather” of artificial intelligence has shortened the odds of AI wiping out humanity over the next three decades, warning the pace of change in the technology is “much faster” than expected. Prof Geoffrey Hinton, who this year was awarded the Nobel prize in physics for his work in AI, said there was a “10% to 20%” chance that AI would lead to human extinction within the next three decades.
Une solution crédible et tangible pour réduire les émissions de CO2 » et « lutter contre le changement climatique ». C’est ainsi que TotalEnergies célébrait, en août 2025, le lancement opérationnel de Northern Lights – « aurores boréales » en anglais. Cette entreprise norvégienne, détenue par le groupe français et deux autres majors du pétrole (la norvégienne Equinor et l’anglo-néerlandaise Shell), gère le plus gros projet de captage et de stockage du carbone (CCS, carbon capture and storage) en Europe, et le seul en activité aujourd’hui. Les industriels belges espèrent bien pouvoir s’y associer pour y enfouir leur CO2. Mais les promesses semblent loin aujourd’hui. La technologie du CCS consiste à stocker le CO2 sous terre pour l’empêcher de réchauffer l’atmosphère. Elle est très critiquée par les écologistes pour son coût exorbitant, et parce qu’elle entretient la dépendance aux énergies fossiles. Mais grâce à un intense lobbying, le CCS s’est imposé comme la priorité politique de l’Union européenne (UE) pou
Chris Olah, le cofondateur d’Anthropic, à l’origine du logiciel Claude, a alerté sur les risques liés à l’intelligence artificielle. Il était l’invité du pape Léon XIV ce 25 mai 2026, au Vatican.
Current energy projections often envision an expansion of nuclear capacities to decarbonize future energy systems. However, this contrasts with the historic and current status of the nuclear industry, marked by techno-economic challenges for both light-water and non-light-water reactor technologies. Regardless, projections of strong nuclear growth have persisted since the 1970s. This paper investigates the “nuclear energy paradox” which shows the recurring divergence between historical projections and actual developments. A data compilation of long-term energy projections from international organizations such as the IAEA and the IEA as well as energy system models like GCAM and MESSAGE, as used in the IPCC, reveal a recurring pattern of high-growth projections for nuclear power. Such projections often rest on techno-economic assumptions such as substantial cost reductions. We propose the concept of nuclear imaginaries to show that these assumptions are embedded into techno-economic visions of nuclear power de
Dans un contexte mondial de « polycrises », où les crises se multiplient et s’influencent mutuellement, nous avons développé un processus innovant de veille prospective pour mieux repérer les risques émergents et renforcer la résilience de notre territoire.
Le 18 avril 2026, Palantir Technologies publie sur X un manifeste en 22 points inspiré du livre de son PDG Alex Karp, The Technological Republic. Le texte marque une rupture dans le discours public de la Big Tech américaine. Il ne s’agit plus de promettre des plateformes ouvertes, de connecter le monde ou d’améliorer le confort numérique. Le manifeste revendique explicitement la technologie comme instrument de puissance géopolitique, militaire et civilisationnelle.
avec Jean-Baptiste Fressoz, historien des sciences, directeur de recherche au CNRS. Il évoquera les désillusions qui entourent la transition écologique, les façons de faire face aux changements climatiques, les perspectives de décroissance, les éléments qui entourent la société technocratique et les leçons qui peuvent être tirées d'expériences passées pour construire le monde de demain.
Un groupe de spécialistes de l'énergie et de géopolitique estime que l'Agence internationale de l'énergie (AIE) devrait contribuer à accélérer la transition vers les "technologies propres" face à la crise énergétique mondiale déclenchée par la guerre au Moyen-Orient qui bouscule l'approvisionnement en hydrocarbures.
Pendant la guerre déclenchée par Israël avec l’appui des États-Unis contre l'Iran, le détroit d'Ormuz n'est pas seulement une question de géopolitique régionale. C'est l'interrupteur d'un système alimentaire mondial qui sacrifie sa sécurité sur l'autel du coût minimal.
Pour sauver leurs profits, les capitalistes construisent un mythe : que la technologie permettra de revenir sur le réchauffement du climat, expliquent Andreas Malm et Wim Carton, auteurs d'« Overshoot ». Ils dénoncent une propagande funeste relayée jusqu'au Giec.
Fervent trumpiste, le milliardaire, qui a fait fortune dans les nouvelles technologies, a tenté d’organiser plusieurs conférences pour étayer ses convictions sur l’antéchrist, à Rome, dans le plus grand secret. Une opération, qui a attiré peu de monde, et suscité méfiance et hostilité au Vatican.
43% van de Vlamingen is een gewoontegebruiker van AI geworden. Nooit eerder won een nieuwe digitale technologie zo snel aan terrein. Tegelijkertijd daalt het enthousiasme over AI.
Dans la nuit du 3 au 4 décembre 2025, le parlement européen a voté pour le développement des plantes issues de Nouvelles Techniques Génomiques (NGT). Contrairement aux OGM transgéniques, ces plantes n’incorporent pas de génome étranger. Le leur est « simplement » modifié (« édité » selon le terme consacré) à l’aide de techniques de mutation ou d’insertion ciblée du génome, de modulation de l’expression des gènes ou de ciseaux génétiques. Ce vote a été largement soutenu par les grands syndicats agricoles et principaux semenciers, et contesté par les défenseurs de l’environnement, ONG et agriculteurs biologiques notamment, qui redoutent en particulier les risques induits par la brevetabilité des végétaux et l’absence de traçabilité...
Ses obsessions géopolitiques le prouvent : le président américain est un symptôme d'un monde à court de ressources.
Le chauffage domestique est le colosse aux pieds d’argile de la transition énergétique. Alors que nous savons stocker l’électricité solaire dans des batteries, conserver la chaleur du mois d’août pour affronter les frimas de janvier reste un défi quasi insurmontable. Les solutions actuelles sont soit inefficaces, soit toxiques. Pourtant, une percée scientifique majeure vient de transformer une malédiction biologique en une batterie révolutionnaire. En s’inspirant des mécanismes précis par lesquels le soleil endommage notre ADN, des chercheurs de l’Université de Californie ont mis au point un carburant liquide capable de « figer » l’énergie solaire pendant des mois, avant de la libérer sous forme de chaleur intense à la simple pression d’un bouton.
Oubliez les missiles de croisière et les obus conventionnels. Le 12 février dernier, lors de la conférence WEST à San Diego, l’amiral Daryl Caudle a lâché une bombe technologique : la marine américaine abandonne ses doutes pour embrasser l’ère du laser. Sous l’impulsion du nouveau programme de la Maison-Blanche, l’US Navy s’apprête à déployer une nouvelle génération de navires gargantuesques, de véritables citadelles flottantes baptisées classe Trump. Ces géants d’acier ne se contenteront pas de flotter ; ils serviront de centrales électriques mobiles pour alimenter des armes à énergie dirigée capables de découper des drones en plein vol ou de vaporiser des missiles hypersoniques.
Een accu die liefst minstens tien jaar meegaat, geen zeldzame grondstoffen nodig heeft en snel oplaadt? Wetenschappers werken eraan, ook bij technologie die al bestaat. ‘Aan lithiumionaccu’s kunnen we nog flink wat verbeteren.’
C’est le double talon d’Achille qui empêche encore des millions de conducteurs de passer à l’électrique : la peur de passer des heures à la borne de recharge et l’angoisse de voir sa batterie mourir prématurément. Ces deux obstacles pourraient bien appartenir au passé. Le géant chinois CATL, leader mondial incontesté du secteur, vient de dévoiler une nouvelle plateforme technologique « 5C » qui promet de remettre les pendules à l’heure. Avec une recharge complète le temps d’une pause café et une longévité qui dépasse celle de n’importe quel véhicule thermique, cette innovation marque un tournant industriel majeur.
C’est l’une des crises sanitaires les plus insidieuses de notre époque. Ils sont invisibles, inodores, et ils coulent probablement dans vos veines en ce moment même. Les PFAS, surnommés à juste titre les « polluants éternels », ont envahi chaque recoin de la planète, de l’eau de pluie aux tréfonds des océans, jusqu’à notre propre sang. Leur particularité ? Une structure chimique si robuste qu’il leur faut des millénaires pour se dégrader naturellement. Jusqu’à présent, nous étions impuissants, condamnés à simplement filtrer ces toxines sans jamais pouvoir les éliminer vraiment. Mais la donne vient de changer. Une équipe d’ingénieurs américains a mis au point un matériau révolutionnaire capable non seulement de piéger ces poisons cent fois plus vite que les technologies actuelles, mais surtout de les détruire définitivement.
Discrète mais ultra-puissante, l’entreprise américaine Palantir Technologies affiche des résultats spectaculaires. Spécialisée dans l’analyse massive de données pour les États et les armées, elle profite pleinement du retour de Donald Trump à la Maison Blanche… au prix de fortes controverses.
Après un laissez-faire de plusieurs décennies, les expérimentations se multiplient pour rendre les États européens moins dépendants des technologies américaines. Alors que Donald Trump menace de couper les vivres numériques à l'Europe, à quel point le recours à des outils fabriqués et gérés aux États-Unis est-il dangereux ?
Le géant taïwanais des semi-conducteurs TSMC a annoncé ce mercredi 31 décembre lancer la production industrielle de ses nouvelles puces hautement attendues et surveillées.

2025

"Technofascisme" : ce mot n’est pas encore dans le dictionnaire mais il s’inscrit plus que jamais dans l’air du temps et dans l’ère des nouvelles technologies utilisées pour influencer nos pensées. Ce n’est d’ailleurs pas anodin que ce terme ait été largement plébiscité pour être le nouveau mot de l’année 2025. Sur les réseaux sociaux, l’IA et les algorithmes aux mains des oligarques du numérique sont ancrés dans notre quotidien.
Arrivé en novice dans le monde politique de Washington, l'entrepreneur David Sacks a outrepassé les attentes pour devenir l'un des membres de l'administration Trump le plus couronné de succès. Officiellement, il occupe le poste de président du conseil chargé de guider les choix de Donald Trump en matière de sciences et technologies. Dans les faits, il est considéré comme le Monsieur IA et cryptomonnaies du président américain. "Je suis reconnaissant que nous l'ayons", a relevé Sam Altman, le patron d'OpenAI, en réponse à une enquête New York Times accusant David Sacks de conflits d'intérêt. "Pendant que les Américains se chamaillent, nos rivaux étudient les moindres faits et gestes de David", a aussi tempêté à cette occasion Marc Benioff, le patron du géant de l'informatique Salesforce. Cette enquête portait sur les investissements de David Sacks dans des entreprises technologiques qui bénéficient du soutien de la Maison Blanche envers l'intelligence artificielle (IA).
Des chercheurs ont développé une architecture informatique optique permettant d’effectuer un calcul tensoriel – à la base des grands modèles linguistiques actuels – en une seule étape et à la vitesse de la lumière. Cette approche pourrait transformer la manière dont l’IA est entraînée et exécutée, en remplaçant notamment le calcul électronique par le calcul optique. La technologie pourrait constituer une base potentielle pour l’IA générale.
Alors que l’ampleur des suppressions et des créations d’emplois liées à l’IA reste peu quantifiable, les premiers impacts de cette technologie sur le travail deviennent tangibles, notamment dans les métiers créatifs ou intellectuels.
Des chercheurs chinois viennent de franchir une étape décisive dans la quête d’un plastique à la fois durable, performant et biodégradable. En exploitant les propriétés uniques du bambou, ils ont mis au point un matériau révolutionnaire capable de rivaliser avec les polymères issus du pétrole tout en se décomposant naturellement en moins de deux mois.