Transition énergétique ?

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2026

En 2025, près de 53 GW de nouvelles capacités électriques - pour les installations de plus de 1 MW toutes filières confondues - ont été raccordées au réseau aux États-Unis, un record annuel depuis l'année 2002 selon l'Agence américaine de l'énergie (EIA). Et ce niveau devrait être largement dépassé en 2026, en particulier sous l'impulsion du solaire.
De loin, la ferme photovoltaïque de Tom Warren ressemble à n'importe quelle autre. Jusqu'à ce qu'apparaisse une centaine de moutons en train de brouter à l'ombre des panneaux solaires. Pour rien au monde l'éleveur australien, installé à environ 400 kilomètres à l'ouest de Sydney, ne reviendrait sur sa décision de les faire cohabiter. Lorsqu'il a été approché par l'entreprise Neoen, il y a d'abord vu une nouvelle source de revenus "qui ne dépend ni de la météo, ni du prix de la laine", explique-t-il sur son exploitation à Dubbo, qui compte plus de 30.000 panneaux sur une cinquantaine d'hectares.
Le chauffage domestique est le colosse aux pieds d’argile de la transition énergétique. Alors que nous savons stocker l’électricité solaire dans des batteries, conserver la chaleur du mois d’août pour affronter les frimas de janvier reste un défi quasi insurmontable. Les solutions actuelles sont soit inefficaces, soit toxiques. Pourtant, une percée scientifique majeure vient de transformer une malédiction biologique en une batterie révolutionnaire. En s’inspirant des mécanismes précis par lesquels le soleil endommage notre ADN, des chercheurs de l’Université de Californie ont mis au point un carburant liquide capable de « figer » l’énergie solaire pendant des mois, avant de la libérer sous forme de chaleur intense à la simple pression d’un bouton.
La troisième programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) a été officialisée ce vendredi matin, après trois années d’attente et deux réécritures. Si le texte met fin à des mois de paralysie pour l’ensemble du secteur de l’énergie, le sacre du nucléaire contraste avec la mise au pas du solaire et de l’éolien.
Dans la feuille de route énergétique d'ici 2035 enfin dévoilée jeudi, le gouvernement acte une stagnation de la consommation électrique et le conduit à lever le pied sur le déploiement des énergies éolienne terrestre et solaire, à côté d'une relance du nucléaire. Dans ce document stratégique, sujet d'intenses débats depuis trois ans, il prévoit un plan "ambitieux" de relance de cette consommation en favorisant l'usage d'une électricité décarbonée, notamment d'origine nucléaire, au lieu des énergies fossiles qui coûtent cher à importer.
Mardi, près d’un millier de salarié·es des énergies renouvelables ont manifesté à Montpellier et Paris, inquiet·es et indigné·es de voir leur filière paralysée s’enfoncer dans les difficultés économiques. La promesse du premier ministre de publier cette semaine une nouvelle programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) ne suffit pas à les rassurer.
La hausse du nombre de projets solaires et éoliens planifiés ou en cours de construction dans le monde a ralenti l'année dernière, indique une étude publiée mardi, mettant en doute l'aptitude des pays à atteindre l'objectif de tripler leurs capacités en énergies renouvelables d'ici 2030. Les annonces et les mises en chantier de nouveaux projets éoliens et solaires ont augmenté de seulement 11% en 2025, contre 22% l'année précédente, selon le Global Energy Monitor (GEM).
Face au risque d'une dramatique aggravation de la crise énergétique à Cuba, les habitants de La Havane tentent de se prémunir : réserves de charbon de bois pour les uns ou panneaux solaires pour ceux qui peuvent se le permettre.
Le syndicat France renouvelables s'inquiète de l'impact sur l'emploi d'un ralentissement du déploiement du solaire et de l'éolien, au moment où le gouvernement s'apprête à publier la feuille de route énergétique de la France qui pourrait se traduire par des ambitions à la baisse.
La course aux énergies vertes est lancée, alors il n'y a pas une minute à perdre. Pour satisfaire son appétit insatiable d'électricité et s'affranchir de la dépendance chinoise, l'Inde produit des panneaux solaires à un rythme d'enfer, un marché en plein essor mais à l'avenir incertain. Dans l'immense usine du groupe Adani à Mundra (ouest), les chaînes crachent leurs plaques photovoltaïques en continu. Jusqu'à 10.000 exemplaires par jour. La plupart sont expédiés dans le désert de Khavda, à une centaine de kilomètres au nord, où l'industriel indien achève la construction de ce qui deviendra en 2030 la plus grande centrale solaire de la planète.



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