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2026
La troisième programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) a été officialisée ce vendredi matin, après trois années d’attente et deux réécritures. Si le texte met fin à des mois de paralysie pour l’ensemble du secteur de l’énergie, le sacre du nucléaire contraste avec la mise au pas du solaire et de l’éolien.
Dans la feuille de route énergétique d'ici 2035 enfin dévoilée jeudi, le gouvernement acte une stagnation de la consommation électrique et le conduit à lever le pied sur le déploiement des énergies éolienne terrestre et solaire, à côté d'une relance du nucléaire. Dans ce document stratégique, sujet d'intenses débats depuis trois ans, il prévoit un plan "ambitieux" de relance de cette consommation en favorisant l'usage d'une électricité décarbonée, notamment d'origine nucléaire, au lieu des énergies fossiles qui coûtent cher à importer.
Mardi, près d’un millier de salarié·es des énergies renouvelables ont manifesté à Montpellier et Paris, inquiet·es et indigné·es de voir leur filière paralysée s’enfoncer dans les difficultés économiques. La promesse du premier ministre de publier cette semaine une nouvelle programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) ne suffit pas à les rassurer.
La hausse du nombre de projets solaires et éoliens planifiés ou en cours de construction dans le monde a ralenti l'année dernière, indique une étude publiée mardi, mettant en doute l'aptitude des pays à atteindre l'objectif de tripler leurs capacités en énergies renouvelables d'ici 2030. Les annonces et les mises en chantier de nouveaux projets éoliens et solaires ont augmenté de seulement 11% en 2025, contre 22% l'année précédente, selon le Global Energy Monitor (GEM).
Le syndicat France renouvelables s'inquiète de l'impact sur l'emploi d'un ralentissement du déploiement du solaire et de l'éolien, au moment où le gouvernement s'apprête à publier la feuille de route énergétique de la France qui pourrait se traduire par des ambitions à la baisse.
Des dirigeants européens ont promis lundi à Hambourg d'accélérer leur coopération pour produire de l'énergie éolienne en mer du Nord, afin de sécuriser l'approvisionnement énergétique du continent et d'écarter tout retour au gaz russe. Ce troisième sommet sur la coopération énergétique et sécuritaire dans la région de la mer du Nord, se tient dans un contexte diplomatique de tensions, du fait de la menace russe et des ambitions américaines pour le Groenland, également au centre des débats.
Les centrales éoliennes et solaires ont pour la première fois produit plus d'électricité dans l'Union européenne en 2025 que les énergies fossiles, selon un rapport du centre de réflexion sur l'énergie Ember publié jeudi. Au total, les deux énergies issues du vent et du soleil "ont généré un record de 30% de l'électricité de l'UE, devançant les énergies fossiles (29%)", indique le think-tank dans son rapport annuel intitulé European Electricity Review.
Le think tank Ember salue un «moment historique» dans un rapport publié ce jeudi, mais s’inquiète de la dépendance européenne aux hydrocarbures russes ou américains.
En 2025, l'éolien et le photovoltaïque ont devancé les énergies fossiles comme sources de production d'électricité dans l'Union européenne, une première, selon le think tank britannique Ember qui y voit "une étape majeure" dans la transition énergétique européenne.
L'éolien offshore a couvert 8,2% de la consommation électrique belge en 2025, soit l'équivalent de l'alimentation de 1,9 million de ménages grâce aux 399 turbines installées en mer du Nord. Malgré une production en baisse par rapport aux années précédentes, le secteur reste confiant et prépare une expansion ambitieuse avec la future zone Princesse Elisabeth qui pourrait porter cette part à 25% de la consommation nationale.
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