Transition énergétique ?

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Forêts focusbiodiversité focusclimat

2025

Arbres asphyxiés, épines tombées… Dans la forêt de Fontainebleau, les conséquences du réchauffement climatique sont déjà visibles. Pour préserver ce massif emblématique, l'Office national des forêts mise sur la régénération naturelle et l'introduction d'essences plus résistantes à la sécheresse.
« L’avenir n’est pas un destin écrit, c’est une décision collective. » L’humanité a franchi toutes les frontières visibles. Du feu à la roue, de la poudre à canon à la bombe atomique, de la voile au saut vers la Lune. Nous avons ouvert la croûte terrestre pour en extraire des minéraux, construit des villes qui brillent comme des étoiles artificielles, connecté la planète entière en quelques secondes, et pourtant nous sommes toujours prisonniers des mêmes guerres tribales d’il y a 3 900 ans, aujourd’hui maquillées de drones, d’algorithmes et d’ogives nucléaires.
Alors que les vagues de chaleur s’intensifient, rôtissent et carbonisent le pourtour méditerranéen, je rêve de forêts ombragées. Dans la pénombre de ces bulles verdoyantes, la température est souvent 10 °C plus fraîche que dans les milieux ouverts. Pourtant, même quand la canopée s’étend à perte de vue en un couvert végétal ininterrompu, la soif des grands arbres assèche le sol au fil d’étés sans pluie. Bien des arbres perdent alors toutes leurs feuilles, des millions meurent. Faut-il éclaircir nos forêts pour sauver au moins une partie de leurs effectifs face au changement climatique ? Quelle est l’écologie d’une forêt à la canopée soudain fractionnée ?
Dans son bulletin annuel publié ce vendredi 5 septembre, l’Organisation météorologique mondiale rappelle l’importance de lutter de front contre les incendies pour préserver la qualité de l’air.
En ce mois d’août, des feuilles mortes, parfois jaunes ou brunes, peuvent déjà être observées au pied des arbres, en Belgique et ailleurs en Europe. Des images que l’on aperçoit habituellement en automne, lorsque les arbres se délestent de leur feuillage pour se préparer à l’hiver. Ce phénomène, que les scientifiques appellent « faux automne », s’explique par les fortes chaleurs et la sécheresse ressenties durant l’été.
A cause du manque d’eau et des pics de température, les arbres se débarrassent déjà de leurs feuilles, comme en 2022 et 2023. Mais en voulant limiter leur transpiration, ils cessent aussi de faire des réserves pour l’hiver, avertit Brigitte Musch, de l’Office national des forêts.
La sécheresse et les vagues de chaleur ont mis les arbres en situation de stress hydrique. Un phénomène de plus en plus récurrent.
Une association a recensé pendant trois jours l’impact sur les animaux sauvages de l’incendie autour de Narbonne des 7 et 8 juillet, comptabilisant plusieurs millions d’insectes, reptiles, oiseaux et mammifères tués.
La quantité de CO2 dans l’atmosphère varie à cause des activités humaines, mais aussi en réponse au fonctionnement des écosystèmes, comme les arbres, qui absorbent et émettent du CO2 en respirant. Grâce aux satellites, on peut ainsi voir la planète « respirer ». La nouvelle mission MicroCarb du Cnes doit décoller le 25 juillet de Guyane et vient rejoindre d’autres programmes pour suivre de près ce facteur important du changement climatique.
La plus grande extinction de masse a effacé près de 90 % des espèces de la surface de la Terre il y a environ 250 millions d’années. Mais le grand mystère de cet événement porte sur sa suite : pourquoi le globe est-il resté invivable pendant cinq millions d’années ? Des scientifiques ont peut-être trouvé la solution et elle tient en partie aux forêts tropicales. De quoi nous alerter de leur importance encore à l’heure actuelle.



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