A l’occasion de la « Journée internationale des femmes » (définition ONU) ou de la journée célébrant les combats pour les droits des femmes, voici une liste (non-exhaustive) de signatures féminines référencées par l’Observatoire dans le cadre des thématiques traitées dans notre veille documentaire:
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Vincent Mignerot
2026
" En route vers une transition écologique improbable "
Les rapports sur l’état de la biosphère et du climat se succèdent, chaque année plus alarmants. En parallèle, les prescriptions sont de plus en plus élaborées, détaillées, prometteuses. Les ambitions de transition énergétique, par exemple, s’accompagnent d’un déploiement rapide des infrastructures de production d’énergie dite de substitution (ENS), quand la nécessaire réforme des modèles agricoles est étayée par des expérimentations de plus en plus encourageantes. Malgré tout, les résultats se font attendre. L’exploration des mythes et mythologies montre par ailleurs que nos inquiétudes environnementales sont anciennes : nous avons de longue date conscience de la fragilité de notre milieu et nous semblons, peut-être depuis toujours, avoir fait de notre mieux pour protéger le vivant ! Comment comprendre nos ancestrales interrogations écologiques, au regard des constats et des connaissances d’aujourd’hui ? Pourrions-nous envisager une « théorie écologique de l’esprit », qui réinscrirait notre parcours et notre
⚠️ L'intolérance à la frustration, qui transparaît dans de nombreux récits écologiques, peut motiver la production d'énoncés aussi dénués de sens et psychologiquement déstabilisants que les célèbres citations de George Orwell : "La guerre c'est la paix", "La liberté c'est l'esclavage", "L'ignorance c'est la force". 👉 En #écologie désormais, il n'est pas rare d'entendre que le renoncement ne serait pas un sacrifice, que l'estimation de la baisse du PIB à venir serait inutile, que cet indicateur pourrait de toute façon être remplacé par un autre, en particulier le "bien-être", qui ne dit rien de l'évolution du pouvoir d'achat. La négativité est parfois opportunément masquée par des stratégies dont la mise en œuvre est inquantifiable, telles que la résilience ou la robustesse.
Jean-Baptiste Fressoz compte parmi les critiques les plus virulents envers la transition énergétique. On me demande parfois si je suis en accord avec ses arguments. Je ne le suis pas
Les cliniciens – médecins, soignants, psychologues, travailleurs sociaux… – n’ont pas spontanément le sentiment d’avoir quelque chose à apporter à la question écologique et civilisationnelle. Pourtant ce sont bien les mêmes logiques de destruction du vivant qui sont en train d’opérer dans leurs institutions soignantes, écosystèmes fragiles qui ne cessent de décliner : leurs ressources (humaines), leur habitabilité et l’environnement soignant étant envahis par le gestionnaire. Cet ouvrage démontre que l’effondrement de la biodiversité, le dérèglement climatique et les déstabilisations civilisationnelles ont les mêmes racines que la crise des institutions de soin : un codage marchand envahissant autant le vivant que les soins, guidé par un fantasme de contrôle et l’impératif de jouissance.
2025
Les humains ont un corps extraordinaire. Et dire que, pour nous qui l’habitons, cette exceptionnalité semble aller de soi. Mais quel enchaînement inouï de circonstances, depuis les quelque sept millions d’années où notre lignée a divergé de celle des chimpanzés, a bien pu mener à cet être unique dans l’évolution, un glabre bipède à grosse tête et à culture hypertrophiée ?
Les sociétés humaines n'ont pas besoin d'énergie, elles ont besoin d'organisation !💡 ➡️ J'ai eu le plaisir d'échanger avec Frédéric Canévet, auteur du livre "Adapter son business dans un monde en déconsommation" (Eyrolles, 2024 : https://www.editions-eyrolles.com/liv...) 👉 Nous avons tenté ensemble un nouveau diagnostic de l'échec de la transition énergétique, fondé cette fois sur l'incapacité des énergies dites de substitution (ENS) à procurer à nos sociétés l'organisation dont elles ont besoin. 👉 Une lecture différente de l'ambition de décarbonation, qui disqualifie l'idée que l'énergie se suffirait à elle-même pour satisfaire nos attentes, alors que l'énergie peut très bien être destructrice : une explosion, c'est plein d'énergie ! Pour l'avenir nous avons besoin de capacités à nous organiser et cela ni le vent, ni le rayonnement solaire, ni les atomes radioactifs ne peuvent nous l'apporter. 📊 Une lecture pour ne plus être surpris, par exemple, par une surproduction d'électricité en Fran
Le journal The Lancet Planetary Health a publié récemment une étude qui évalue le soutien public à la décroissance[1]. Les chercheurs ont voulu distinguer l’adhésion aux idées concrètes derrière la décroissance de l’attitude spécifique vis-à-vis du terme “degrowth”, et examiner comment différents traits individuels (psychologiques, socioéconomiques…) influencent le soutien ou le rejet. Au Royaume-Uni, entre 74 % et 84 % des sondés sont favorables à la proposition globale, respectivement avec le label “décroissance” ou non. Aux États-Unis : le soutien se situe entre 67 % et 73 %[2].
Le magazine de vulgarisation scientifique La Recherche a publié au cours de l’été 2025 un dossier spécial[1] “consacré au faux sous toutes ses formes (fausses informations, deepfakes, théories du complot, croyances irrationnelles, etc.).[2]” En appui sur les rappels du magazine La Recherche, cet article invite à questionner la scientificité des présupposés du projet de transition énergétique pour les sociétés thermo-industrielles, en particulier dans l’objectif d’amortir ou d’empêcher leur effondrement. En reprenant par ailleurs l’analyse de Karl Popper, qui a montré que certaines théories scientifiques ont trouvé inspiration dans d’authentiques croyances métaphysiques, cette étude critique interroge l’imprégnation du narratif de transition par différents mythes évoquant la vie éternelle ou l’espérance de surmonter la finitude.
Olivier Hamant est chercheur en biologie et biophysique, spécialiste de la notion de robustesse, dont il explore la mise en œuvre pour nos sociétés, "hyper performantes" mais désormais fragiles face aux fluctuations écologiques, économiques et politiques. Au cours de cet échange, Olivier Hamant fait le point sur les apports de la robustesse pour nous aider à traverser les perturbations. La robustesse est-elle inspirée de l'entraide, chère à Pablo Servigne et Gauthier Chapelle ? La robustesse est-elle une valeur, au titre que "le vivant se construit selon un système de valeurs" ? Est-ce que s'opposer au culte de la performance permettrait d'amortir ou d'éviter un effondrement ? Comment éviter la récupération et l'instrumentalisation de la robustesse ? Olivier Hamant répond à nos questions avec sincérité, prolongeant un débat qui n'est pas encore clos, mais qui avance !
En mars dernier, je constatais une évolution des discours écologiques : enfin, en 2025, le pouvoir d'achat intégrait le débat (voir ce post : https://lnkd.in/dP3C7NzF). […] ❓ J’interpelais alors certains acteurs sur la difficulté à énoncer que la contrainte environnementale (l'impossible développement infini dans un monde fini) allait nécessairement impacter la production de richesse
"Ce qu'on appelle transition énergétique, ce sont les sociétés pétrolières qui élargissent leur offre." Vincent Mignerot est essayiste. Explorant une "théorie écologique de l'esprit", il envisage que la transition énergétique relève de la pensée magique. Une fable qui nous expose à de nombreuses désillusions.
Engager une décarbonation pour défendre la souveraineté engendrerait au contraire une plus grande servitude aux puissances carbonées.
Pour réussir la transition énergétique : ne plus confondre les frigos et les sociétés humaines !
Les promoteurs de la transition énergétique sont toujours plus catégoriques, le déploiement des énergies dites de substitution (ENS : principalement énergie éolienne, photovoltaïque et nucléaire) obtient les résultats attendus : moins d’émissions de CO₂, une plus grande souveraineté pour les pays qui “décarbonent”, une meilleure santé économique. Le succès de la transition ne paraît toutefois pas encore démontré, et le plus souvent argumenté à partir d’une sélection de paramètres qui décrivent trop partiellement la réalité pour suffire à cette démonstration (cherry picking).
La baisse des émissions de CO₂ ferait office de verdict en faveur de la transition énergétique si et seulement si l'économie ne s'effondrait pas en parallèle.
Je lis de plus en plus souvent sur LinkedIn des commentaires qui reprennent cette idée qu'on ne saurait fabriquer éoliennes et panneaux solaires, ni d'ailleurs aucun artefact de la civilisation industrielle, sans énergies fossiles. Pas d'extraction des minéraux possibles sans pétrole, pas de transports de et vers les usines sans pétrole, pas d'usines sans charbon ou gaz. Cette affirmation est rarement démontrée.
Ces dernières années, l’évidence de la Transition énergétique est remise en cause sous différents aspects. Quid des ressources ? Des pollutions engendrées par l’extraction de celles-ci ? Dans quel contexte économique et social ? Pour quel projet de société ? Vincent Mignerot, auteur de L’Énergie du déni, s’interroge sur l’absence de travaux scientifiques argumentant la faisabilité de cette transition. Avec Le Réveilleur, ils proposent que les chercheurs s’expriment : la transition énergétique est-elle basée sur des concepts solides ? Un débat passionnant à suivre.
Les ondes formées par le vent sur le lac nous hypnotisent, mais nous ne percevons pas ce qui convertit le souffle du vent en si délicates figures. La puissance des moteurs déplace les plus lourds véhicules, quand les forces qui autorisent ces déplacements restent invisibles. La graine du tournesol s’affranchit du poids de la terre qui la recouvre, sa tige seulement ensuite s’élève et expose la fleur au Soleil. L’accès à ce qui procure cette vigueur à la graine nous est cependant interdit. Nous observons des mouvements, des interactions, des transformations, sans rien appréhender de ce qui les engendre. Une part du réel – les relations entre les choses – se soustrait à la représentation, une part du réel est inaccessible à l’esprit.
Dans cette vidéo, Vincent Mignerot, un expert en théorie de l'existence, discute de la faisabilité de la transition énergétique et des grandes questions existentielles qui en découlent. À travers une analyse critique des théories scientifiques actuelles, Vincent remet en question la logique des transitions énergétiques proposées par la science conventionnelle, notamment la conversion des énergies fossiles vers les énergies renouvelables. Il explore l'idée de la "domestication de l'humain" par la technologie et les dangers d'une science relativiste qui pourrait mener à une impasse écologique.
📣 Vinz Kanté, sur sa chaîne LIMIT donne la parole à Greg De Temmerman, ingénieur spécialiste de la transition énergétique. Greg de Temmerman rappelle les nombreuses affirmations gratuites - hors-science - qui fondent la croyance en la substituabilité des énergies pour les sociétés thermo-industriel...
Et si la crise écologique et la crise des institutions sanitaires et sociales relevaient des mêmes logiques ? Et si ces espaces de traitement des fragilités humaines étaient en réalité des modèles pour penser notre place et nos liens dans un contexte où nous allons nous (RE-)découvrir davantage vulnérables face à notre milieu ? Ce sont les questions explorées lors du colloque intitulé "Crise écologique et crise des institutions : clinique d'une nouvelle écologie des liens". Cette 2e partie présente la 1ère table ronde intitulée : "Progrès humain et dérégulation du milieu, un équilibre est-il possible ?"
La transition énergétique est-elle possible selon la thermodynamique ? Pour en être certain, il faudrait ne plus confondre les frigos et les sociétés.
Article majeur sur la Révolution Papillon, ou Dark Enlightenment, dystopie clairement en cours aux USA via le DOGE (nommé RAGE à l’origine) – à propos de laquelle certains tiraient la sonnette d’alarme dès 2014 concernant ses soutiens de la Silicon Valley (!) en adéquation ensuite avec le Project 2025 des chrétiens nationalistes. Sa conclusion : « Le temps que la plupart des Américains comprennent ce qui se passe, le « reboot » – la destruction du gouvernement – pourrait déjà être achevé. »
Le 12 juin 2024 les YouTubers Rodolphe Meyer et Jean-Lou Fourquet diffuse deux nouvelles vidéos sur le sujet polémique de l’usage des concepts de la thermodynamique dans l’exploration de la faisabilité d’une transition énergétique pour les sociétés thermo-industrielles : Entropie : la transition condamnée ? (1/2) (ft. @ApresLaBiere) et Entropie : la transition condamnée ? (2/2) (ft. @lereveilleur). L’entropie condamne-t-elle la transition ? Les arguments présentés par les auteurs de ces vidéos ne semblent pas clore le débat.
Pendant qu'Elon Musk se joue des symboles et provoque - sans aucun doute intentionnellement - une contre-réaction politique qui sert son camp, Donald Trump prépare le désengagement des États-Unis de la plupart des accords internationaux en faveur de la protection du milieu. À quel point devons-nous être surpris ? Je ne le suis pas, malheureusement.
2024
J’ai découvert les thèses de Vincent par le biais de son interview sur Thinkerview et j’ai voulu creuser pour comprendre d’où vient sa conviction que quoi que l’on fasse notre modèle de civilisation ne pourra pas survivre à la raréfaction des énergies fossiles. J’ai lu son dernier livre, Transition 2017, j’ai consulté les contenus disponibles du comité Adrastia, un « think-tank » qu’il a créé et présidé pendant 4 ans, et je l’ai rencontré. Au final ce scénario me parait tout à fait crédible car il se fonde sur des études assez poussées des données scientifiques disponibles et il appelle évidemment à une réflexion profonde.
Les biais méthodologiques qui traversent la recherche sur la substitution des énergies font penser que la science de la transition raconte des histoires.
Il est fréquemment affirmé, en écologie politique, que pour obtenir plus d’écologie, il faudrait plus de démocratie. Face à cette affirmation, il est important de rappeler que la démocratie est un moyen, non une fin et qu’en tant que telle, elle ne défend pas une quelconque option politique.
Quelles seraient les conséquences géopolitiques d’une décarbonation par réduction de la part des énergies fossiles dans un mix énergétique ?
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