PFAS : Que fait la Wallonie ?

PFAS dans les pesticides : Que fait la Wallonie ?

Virginie Pissoort

Reprise d’un post LinkedIn


Hausse inquiétante des ventes et des réponses politiques ultra minimalistes – ridicule – dérisoire !

En Belgique, on vient de l’apprendre, les ventes de pesticides contenant des PFAS ont augmenté de 26 % en 2024, avec un total de 371.000 kilos de substances actives PFAS, selon nos calculs, confirmant une tendance déjà à la hausse ces dernières années, mais l’amplifiant encore davantage.

En parallèle, la contamination des ressources en eau au TFA (un produit de dégradation très persistant et très mobile) continue de progresser en Wallonie.

Malgré cette situation, les décisions prises ce 16 avril par le gouvernement wallon restent largement insuffisantes.

Derrière l’annonce du gouvernement wallon qui dit se prononcer pour « une interdiction progressive », les mesures concrètes se limitent à demander au représentant wallon au sein du comité d’agréation des pesticides de plaider pour :

  • l’interdiction uniquement pour les usages non professionnels (marginaux)
  • l’interdiction de certains usages professionnels uniquement s’il existe des alternatives agronomiquement et économiques praticables, avec une évaluation au cas par cas
  • l’élaboration d’une liste d’interdictions en concertation avec les syndicats agricoles (???!!!)

Allôô : qui fixe le cap ? Les autorités publiques ou les acteurs qu’elles sont censées réguler ? En s’en remettant à une liste d’interdictions à établir en concertation avec les syndicats agricoles, le gouvernement envoie un signal inquiétant …

Tout ça pour ça ??? !!!! alors que :

  • Les PFAS sont des substances extrêmement persistantes, associées à des risques sanitaires importants, notamment en tant que perturbateurs endocriniens, et à une contamination durable des ressources en eau.
  • Les auditions sur les risques sanitaires des pesticides au parlement wallon ont clairement établis les risques et la nécessité de changements majeurs !
  • Que des alternatives existent déjà : agriculture biologique et pratiques agroécologiques montrent qu’il est possible de produire sans ces substances.

Face à l’urgence sanitaire et environnementale, il est temps de changer d’échelle :

  • Interdire les pesticides PFAS pour tous les usages
  • Soutenir activement la transition des agriculteurs
  • Protéger durablement l’eau et les populations

Le décalage entre les constats scientifiques et les décisions politiques ne peut plus durer.



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