« Ce que nous mangeons et les méthodes de production alimentaire ont une incidence sur notre santé ainsi que sur l’environnement. Les aliments doivent être cultivés et transformés, transportés, distribués, préparés, consommés puis, parfois, éliminés. Chacune de ces étapes génère des gaz à effet de serre qui retiennent la chaleur du soleil et contribuent au changement climatique. Plus d’un tiers des émissions de gaz à effet de serre imputables aux activités humaines sont liées à l’alimentation. »
Source : Nations Unies
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2026
C’est désormais une certitude, le réchauffement planétaire franchira d’ici quelques années le seuil fatidique d’1,5°C supplémentaire par rapport aux températures préindustrielles (1850-1900). Et après ? Quel monde surgira de cet échec emblématique ? Pourra-t-on revenir en arrière ? Des scientifiques répondent.
Le niveau de la mer monte, les calottes glaciaires fondent et certaines conséquences du réchauffement climatique pourraient se poursuivre pendant des milliers d’années. Le climatologue Gilles Ramstein explique les mécanismes derrière la montée des océans, les risques pour nos sociétés et pourquoi notre trajectoire énergétique peut encore changer l’ampleur du bouleversement climatique.
Un épisode de chaleur exceptionnel a précédé l'effondrement d'un immense bloc de roche et de glace qui a déclenché les inondations meurtrières du 26 août au Népal et en Chine, selon une analyse de données météorologiques par l'institut Berkeley Earth, sans qu'un lien direct n'ait été établi à ce stade.
Alors que l’espoir de retrouver des survivants s’amenuise, les secours népalais redoublent d’efforts pour atteindre des ouvriers piégés dans des tunnels sous la boue et les décombres.
Alors que l’Europe traverse ce qui sera sans doute l’été le plus chaud jamais enregistré, une prise de conscience climatique va-t-elle s’affirmer ? Ce n’est pas acquis pour le chercheur François Gemenne. Entre une forme de déni, un rejet de la culpabilisation et les biais cognitifs qui nous piègent, le changement comportemental ne semble pas acquis.
Le rejet de l’écologie est désormais promu par des gouvernements élus démocratiquement, autoritaires voire fascisants, et soutenus par les milieux d’affaires des énergies fossiles, déplorent trois spécialistes d’écologie politique, dans une tribune au « Monde ».
Au moins 19 personnes ont été tuées et plus de 130 blessées vendredi dans des frappes russes en Ukraine, dont une attaque de drones en pleine journée sur un centre commercial de Kryvyï Rig, que le président Volodymyr Zelensky a qualifiée d'"ignoble".
"Le feu finira par s’éteindre. Et après ?", interroge Roxane Beyns, écologue et biologiste de la conservation à l’ULB dans une publication sur son profil LinkedIn. Elle craint que l’incendie qui ravage les Fagnes ne change rien à la manière de préparer les risques à venir. Elle pointe le climato-scepticisme et la climato-procrastination, cette tendance à reporter les mesures qu’il faudrait prendre.
Alors que 40 % des terres émergées, dont un quart des terres arables, sont dégradées, la 17ᵉ Conférence des parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification s’ouvre, lundi 17 août, en Mongolie. Dans un entretien au « Monde », le chercheur estime que la France, désormais frappée par le phénomène, devrait renforcer ses échanges pour enrichir son expertise.
Les pompiers limbourgeois étaient à l'œuvre jeudi soir pour éteindre un feu de végétation qui s'est déclaré en début de soirée dans le parc national de la Haute Campine à Maasmechelen, à proximité d'une zone résidentielle. Les travaux d'extinction dureront encore plusieurs heures.
Un violent feu de forêt a fait au moins 36 blessés depuis jeudi, dans la cité balnéaire croate d'Omis, sur la côte adriatique. Environ un millier de personnes ont été évacuées.
On imagine souvent la montée des océans comme un phénomène uniforme, une sorte de grande baignoire planétaire qui se remplirait de la même manière partout. L’image est séduisante par sa simplicité, mais elle est complètement fausse. La réalité est bien plus surprenante, presque contre-intuitive : lorsque la calotte du Groenland fond, le niveau de la mer baisse juste à ses pieds, tandis qu’il grimpe des milliers de kilomètres plus loin. Autrement dit, ce sont les côtes les plus éloignées de la glace qui trinquent le plus. Pour comprendre ce paradoxe, il faut s’intéresser à une force que l’on oublie souvent quand on parle de glaciers : la gravité. Plongeons dans cette mécanique céleste terrestre qui redessine la carte des risques littoraux.
Alors que le pourtour méditerranéen est aux prises avec les flammes, les consignes d’évacuation sont ordonnées par les autorités locales. Des incendies, ou mégafeux, qui laissent après leur passage des paysages et des habitations calcinés. Ces catastrophes naturelles, désormais qualifiées de catastrophes environnementales, ont-elles un impact sur notre prise de conscience écologique et sur notre mode de vie ? Ou sommes-nous dans le déni après les dégâts causés par ces incendies exceptionnels ?
Une montagne de vêtements grande comme plusieurs centaines de terrains de football pousse depuis des années dans l’un des endroits les plus arides de la planète. Dans le désert d’Atacama, au nord du Chili, près de la ville d’Alto Hospicio, s’entassent aujourd’hui environ 60 000 tonnes de textiles invendus ou jetés, arrivés d’Europe, d’Asie et d’Amérique du Nord. Le dernier chiffre en date s’élève à plus de 60’000 tonnes et la décharge a pris de telles proportions qu’elle est visible sur des images satellites prises depuis l’espace. Face à ce constat, les Nations Unies ont qualifié la situation d’«urgence environnementale et sociale pour la planète».
La chaleur estivale s’installe durablement ces jours-ci, transformant parfois les espaces de vie en véritables serres. Pour contrer ces températures étouffantes, le premier réflexe consiste bien souvent à allumer l’air conditionné pour retrouver un minimum de confort. Pourtant, rafraîchir un intérieur par des moyens mécaniques représente un coût financier et environnemental considérable. L’évapotranspiration et l’ombrage végétal sont des phénomènes naturels bien plus puissants qu’il n’y paraît. En effet, la végétation possède son propre dispositif de refroidissement, silencieux et autonome. Une stratégie de plantation réfléchie permet d’éviter l’accumulation de chaleur sur les murs et les toitures tout en créant un courant d’air frais. La clé du succès repose sur l’adoption des bonnes espèces végétales pour habiller son terrain. Analysons en détail l’impact spectaculaire que cinq arbres ciblés peuvent avoir sur l’atmosphère globale de la maison.
Pendant longtemps, relier une tempête ou une canicule précise au changement climatique relevait presque de la mission impossible. Ou plutôt, cela paraissait scientifiquement risqué : la météo, capricieuse par nature, semblait échapper à toute imputation directe. Pourtant, en une décennie à peine, la donne a radicalement changé. Un rapport des National Academies of Sciences, publié en juillet 2026, vient confirmer que cette discipline, appelée attribution climatique, a franchi un cap décisif. Il est désormais possible de mesurer l’empreinte du réchauffement sur un événement extrême avec une confiance inédite. Une avancée qui rassure les chercheurs, éclaire les décideurs publics, et fait grincer des dents l’industrie fossile, qui redoute plus que jamais de devoir rendre des comptes.
Il fut un temps où l’on parlait des vagues de chaleur marines comme d’événements dignes d’un fait divers océanographique. Un pic de température ici, une anomalie là, quelques années séparant deux épisodes remarquables. Ces phénomènes intriguaient les scientifiques sans véritablement inquiéter le grand public. Mais cette époque semble bel et bien révolue. En plein cœur de l’été, alors que nos plages accueillent les baigneurs et que la Méditerranée affiche des températures records, une réalité bien plus vaste se joue dans les profondeurs. Ce que l’on croyait rare est devenu récurrent, et ce que l’on jugeait exceptionnel s’installe désormais comme une nouvelle normalité. Plongeons ensemble dans cette transformation aussi discrète que spectaculaire.
L’incendie est sous contrôle mais la seule route qui mène au village de Pralognan-la-Vanoise est bloquée à cause des risques d’éboulement. Les habitants et les touristes sont ravitaillés par hélicoptère. Selon le département de Savoie, la voie devrait être rouverte ce mercredi.
Un incendie a brûlé depuis deux jours au moins 115 ha de forêt dans une zone montagneuse très difficile d’accès mais inhabitée du département français de la Drôme, et 218 pompiers tentent samedi d’en limiter la progression, un travail qui s’annonce "encore long", selon la préfecture.
En juillet 2021, l’US Navy a officiellement coupé les crédits de son programme de canon électromagnétique naval. Le programme avait été officiellement suspendu après seize années de recherches intensives et des investissements colossaux. Ce programme, lancé en 2005, était censé propulser des projectiles à Mach 7 sur une portée de 100 milles nautiques sans poudre ni explosif, mais après plus de 15 ans de développement, il n’a jamais été intégré à un navire. La Grande-Bretagne, la Russie ont suivi le même chemin. Tous ont rebroussé chemin face aux mêmes obstacles techniques : la chaleur extrême et les contraintes physiques causant une érosion rapide des rails de lancement, deux problèmes jugés insurmontables pour une utilisation navale prolongée. Verdict collectif de l’Occident : le railgun naval est une impasse. La Chine, elle, n’a pas eu le même mémo.
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