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Léa Sanchez
2026
Alors que la préfecture du Finistère a alerté le 9 octobre sur des risques de « rupture d’alimentation » en eau dans certaines parties du département, la communauté d’agglomération de Morlaix se livre chaque jour à un exercice d’équilibriste pour approvisionner ses 79 000 habitants.
De l’Ille-et-Vilaine à la Creuse, de la Mayenne à la Haute-Saône, les réserves en eau alimentant les réseaux de distribution sont toujours sous tension en raison du déficit pluviométrique.
Alors qu’un phénomène El Niño d’ampleur s’installe dans le Pacifique, l’océan mondial subit les effets du réchauffement climatique. Le rythme de la montée des eaux a doublé au cours des deux dernières décennies.
L’année 2025 a été l’une des plus sèches depuis trente-cinq ans en matière de débits fluviaux, constate l’organisme des Nations unies dans son bilan mondial annuel de l’état des ressources en eau publié jeudi.
Loin de se dissiper avec les précipitations de la fin d’été, la sècheresse perdure et s’accroît à travers le pays. De grosses incertitudes pèsent sur la recharge automnale des nappes sous des sols devenus très secs.
En juillet, plus d’un quart de la superficie de l’océan a affronté des vagues de chaleur considérées comme intenses, avec des pics plus marqués dans l’Atlantique Nord ou en Méditerranée. Ces canicules dévastent en silence les écosystèmes et les sociétés.
Les services d’eau doivent faire face à l’affaiblissement des réserves de surface et souterraines, et 40 000 personnes ont déjà subi des coupures. La ministre de la transition écologique, Monique Barbut, demande aux préfets une gestion plus rigoureuse des restrictions.
Le spécialiste de l’eau à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement explique, dans un entretien au « Monde », le rôle majeur des petits cours d’eau pour les écosystèmes et les activités humaines, et l’importance de les préserver.
L’ouest du continent est marqué par des niveaux d’humidité des sols très inférieurs à ceux de juillet 2022, le « dernier été marqué par une grave sécheresse dans toute l’Europe occidentale », selon l’observatoire climatique Copernicus.
Avec une température moyenne de 24,9 °C sur l’ensemble du territoire, juillet 2026 est le mois le plus chaud jamais enregistré en France hexagonale depuis le début des mesures à l’entame du XXᵉ siècle. Une situation qui s’accompagne d’un niveau de sécheresse des sols également exceptionnel, alerte Météo-France.
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