Au Feu !

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« La planète brûle et on regarde ailleurs … »

Vagues de chaleur, températures hors normes, incendies, méga-feux, la planète étouffe. Les records s’enchaînent, les conséquences sur les activités humaines aussi…

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juillet 2026

Imaginez un dernier bastion. Un abri, tapi dans la pénombre bleutée des océans, à l’écart des tempêtes de chaleur qui ravagent la surface. Pendant des années, les scientifiques ont porté un espoir tenace envers ces récifs cachés, situés bien plus bas que les coraux tropicaux que nous connaissons. On les surnommait parfois les arches de Noé des mers, ces refuges où la vie corallienne pourrait se réfugier le temps que la crise climatique passe. Mais cet espoir vient de se fissurer. Les instruments plongés dans ces profondeurs racontent désormais une tout autre histoire, et elle n’a rien de rassurant.
Au feu ayant ravagé 4 800 hectares en Gironde s’en est ajouté un qui a démarré jeudi soir dans les Landes. Emmanuel Macron a demandé l’activation du mécanisme de protection civile de l’UE. Le Portugal, la République tchèque et la Croatie doivent envoyer des appareils.
Il était trois heures du matin quand les téléphones ont vibré dans toute la presqu’île. Un message FR-Alert, sec et sans appel : évacuer, immédiatement, par la route ou par la mer. La préfecture a activé ce vendredi à 3h du matin le dispositif FR-Alert pour ordonner l’évacuation de tous les villages de la presqu’île du Cap Ferret, après l’évacuation déjà du bourg de Lège dans la soirée. En quelques heures, ce coin réputé de la Gironde, d’ordinaire synonyme de vacances tranquilles entre pinède et bassin, s’est transformé en zone à évacuer d’urgence, encerclée par les flammes d’un côté et par l’eau de l’autre.
Deux incendies sévissent en Nouvelle-Aquitaine et ont parcouru au moins 8 700 hectares en Gironde et 2 500 dans les Landes. Les autorités ont ordonné l'évacuation du Cap-Ferret, tandis qu'Emmanuel Macron a annoncé dans la nuit attendre des renforts aériens européens.
Débattre de l’ampleur des moyens déployés face à la violence des feux ne suffit plus, il est urgent d’adopter des changements structurels pour éviter de vivre dans la peur permanente que ces événements traumatisants ne surviennent de nouveau.
Le pays subit ce vendredi 24 juillet des feux simultanés, attisés par les vents et la vague de chaleur. «L’état d’urgence» a été décrété dans la région de Madrid, où 10 000 personnes ont été évacuées.
Le réchauffement global se manifeste par des phénomènes météorologiques extrêmes, dont des sécheresses et des canicules à répétition qui entraînent une multiplication d’incendies d’une ampleur inédite même dans des régions jusqu’alors épargnées. Quelles sont les causes et la dynamique de ces feux ? Quel est leur impact sur l’environnement, notamment sur la biodiversité animale et végétale ? Qu'apporte la recherche à leur compréhension et leur prévention ?
Il y a une nuance que les météorologues nous rappellent chaque été : un simple pic de chaleur n’est pas une canicule. Le premier n’est qu’une bouffée passagère, souvent bienvenue au bord de la mer, tandis que la seconde installe une chaleur durable, de jour comme de nuit, jusqu’à mettre l’organisme et l’environnement à rude épreuve. Et c’est bien d’une canicule qu’il s’agit ici. Alors que la France pensait souffler après trois épisodes suffocants, une nouvelle masse d’air brûlante venue tout droit du Maroc s’apprête à franchir les Pyrénées. Dès mardi, le thermomètre repartira vers les sommets, jusqu’à flirter avec les 40 °C dans certaines régions. Décryptage d’un phénomène aussi spectaculaire qu’inquiétant.
Le mois de juin 2026 a été le plus chaud jamais enregistré en France et en Europe de l’Ouest depuis le début des mesures météorologiques : 3,8°C au-dessus des normales de la période 1991-2020. Depuis le printemps, une succession d’épisodes de chaleur exceptionnels, amplifiés par le changement climatique, entraîne de graves conséquences humaines, environnementales et économiques. Face à cette situation inédite, il est urgent d’agir. La communauté scientifique de l’IPSL propose ici un état des lieux des connaissances afin de mieux comprendre le caractère exceptionnel de cette vague de chaleur et de nourrir la réflexion sur les défis de l’adaptation au changement climatique.
Un intense incendie s’est déclaré le 22 juillet dans les paysages forestiers de Gironde. Au centre d’hébergement du Porge, le cauchemar de l’été 2022 est dans toutes les têtes.
Les incendies en France explosent depuis 2010 : il y a 30 fois plus de feux, et 10 fois plus de terres brûlées en même pas un an. Reporterre a calculé, et mis en graphiques, cet embrasement qui ne cesse de progresser.
Douze mille cinq cents hectares partis en fumée. Quarante-quatre mille personnes évacuées en seulement vingt-quatre heures. Quand la préfecture de Gironde a ordonné vendredi 24 juillet l’évacuation totale de la presqu’île du Cap-Ferret, elle n’a fait qu’entériner ce que les pompiers du SDIS 33 constataient depuis la veille au soir sur le terrain : ce feu, parti mercredi de Saumos, avait basculé dans une catégorie que même les vétérans de 2022 n’avaient jamais vue. La vitesse de propagation du feu lui a fait brûler « 800 à 1.000 hectares à l’heure dans un contexte d’une zone de périphérie urbaine », a décrit le contrôleur général Marc Vermeulen, patron du service départemental d’incendies et de secours de la Gironde. Un rythme qui rend dérisoire toute stratégie de confinement classique.
Alors que les incendies de forêt ravagent une partie de l’ouest de la France, les immenses panaches de fumée sont visibles depuis l’espace grâce aux satellites. Des images qui illustrent l’ampleur de cette catastrophe environnementale et soulèvent une question : comment la situation va-t-elle évoluer dans les prochains jours ? La propagation et la maîtrise des flammes dépendent en grande partie des conditions météorologiques.
Avec la multiplication des canicules, l’été n’est plus la « belle saison » que l’on attendait avec impatience. La chaleur étouffante nous pousse à nous confiner chez nous, exacerbant les inégalités.
Selon le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, le pays a vécu depuis le début de l’année « 22 grands incendies », soit « quatre fois plus » qu’en 2025 sur la même période.
La chaleur extrême, davantage que le manque de précipitations, est en train de devenir le principal facteur de sécheresse sur le continent européen, selon une étude du réseau de scientifiques World Weather Attribution publiée jeudi.
Dans le département, un nouveau feu s’est déclaré ce mercredi 22 juillet entre Le Porge et Saumos. Il s’est intensifié pendant la nuit et a déjà ravagé 2 000 hectares.
Un incendie d'une grande virulence a parcouru, depuis mercredi, quelque 2 400 hectares de forêt près du bassin d'Arcachon, où près de 12 000 habitants et touristes ont été évacués au total dans ce secteur de la forêt des Landes de Gascogne, déjà ravagée par les flammes en 2022.
L'incendie qui sévit depuis mercredi au nord du bassin d'Arcachon a déjà parcouru 2 400 hectares et conduit à l'évacuation d'environ 20 000 personnes. Les pompiers continuent de lutter pour mettre fin aux flammes dans cette zone très touristique. Retour en images sur ce virulent feu de forêt.
Un mur de flammes de plusieurs mètres de haut, une fumée visible depuis Bordeaux, et des habitants qui fuient en pleine nuit avec leurs valises jetées à l’arrière de la voiture. Entre Saumos et Le Porge, dans le Médoc girondin, un incendie déclenché mercredi 22 juillet à la mi-journée a dévoré plus de 2 400 hectares en un peu plus d’une journée. Un embrasement d’une rapidité stupéfiante, qui a contraint les autorités à évacuer environ 12 000 personnes, alors que les flammes progressaient toujours en Gironde, un chiffre qui a ensuite grimpé jusqu’à près de 20 000 personnes selon les derniers points de situation de la préfecture. Fait notable : aucun blessé n’est à déplorer, mais une maison isolée a été détruite, selon la préfète de région et de la Gironde.


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