« La planète brûle et on regarde ailleurs … »
Vagues de chaleur, températures hors normes, incendies, méga-feux, la planète étouffe. Les records s’enchaînent, les conséquences sur les activités humaines aussi…
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Une étude publiée ce mardi 18 août alerte sur les conséquences du réchauffement sur les personnes âgées. Vers 2030, lorsque que le seuil le plus ambitieux fixé par l’accord de Paris sera atteint, 290 millions d’entre elles seront concernées par des épisodes dangereux d’augmentation de la température corporelle.
Le feu qui embrase depuis vendredi 14 août le plateau des Hautes-Fagnes, dans l’est de la Belgique, continue de progresser.
Selon une étude publiée dans la revue scientifique Lancet Planetary Health, près d’un quart des plus de 60 ans dans le monde pourrait être exposé à une chaleur dangereuse pendant plus d'un mois par an en 2100. Ils subiront notamment plus fortement les chaleurs humides.
Près de 500 personnes sont sur le pont pour tenter de contenir le feu qui sévit dans cette grande forêt proche de l’Allemagne.
Accablée par la chaleur et le manque d’eau, l’agriculture française pourrait être en train de connaître « la catastrophe la plus importante de son histoire », alerte l’agroclimatologue Serge Zaka.
Depuis vendredi, je n’arrive plus vraiment à faire autre chose que de suivre l’incendie qui ravage les Hautes Fagnes. Je lis les nouvelles qui arrivent du terrain au fil des heures, et parfois, presque malgré moi, je finis aussi par descendre jusqu’aux commentaires. Avec cette phrase qui revient inlassablement sous les rares articles qui prennent la peine de replacer cet incendie dans le contexte du changement climatique : "Les feux de forêt, c’est naturel, il y en a toujours eu".
L’incendie qui ravage aujourd’hui les Hautes-Fagnes est une catastrophe écologique, mais aussi un avertissement.
En juillet, plus d’un quart de la superficie de l’océan a affronté des vagues de chaleur considérées comme intenses, avec des pics plus marqués dans l’Atlantique Nord ou en Méditerranée. Ces canicules dévastent en silence les écosystèmes et les sociétés.
Près de 3 000 hectares ont été ravagés par un incendie dans les Hautes Fagnes, où plusieurs communes ont été contraintes d’évacuer. Face au sinistre, d’une gravité inédite, le royaume a activé le mécanisme européen de protection civile.
La surmortalité dans les élevages lors de la vague de chaleur de la fin juin a provoqué un embouteillage des usines chargées de leur traitement, créant des nuisances olfactives qui ont fini par exaspérer les habitants.
Imaginez une journée d’été particulièrement lourde, de celles où l’air semble coller à la peau. Vous êtes à l’ombre, un verre d’eau fraîche à la main, immobile, et pourtant la sueur ruisselle sans jamais vous soulager. Cette sensation d’étouffement, loin d’être anodine, touche à l’une des vérités les plus déroutantes de notre biologie. Pendant longtemps, on a cru que le corps humain pouvait supporter des chaleurs allant jusqu’à 45 °C avant de flancher. Mais les physiologistes ont récemment revu leur copie, et le verdict est saisissant : la véritable limite se situe bien plus bas qu’on ne l’imaginait. Pour comprendre ce paradoxe, il faut cesser de regarder le seul thermomètre et s’intéresser à un facteur souvent négligé : l’humidité.
Depuis ce vendredi 14 août, les équipes des trois zones de secours du Hainaut sont mobilisées en renfort de leurs collègues engagés dans la lutte contre les importants incendies de végétation qui touchent actuellement les Fagnes, ont indiqué dimanche les autorités provinciales du Hainaut dans un communiqué.
Pour ne pas frôler l’indécence politique, il faudra avoir la volonté d’agir pour adapter la prévention, la surveillance, l’aménagement du territoire et les moyens alloués aux secours.
Le cumul des pluies sur la ville de Chiba, qui a atteint trois fois la moyenne mensuelle pour un mois d’août, a fait une dixième victime. La catastrophe s’inscrit dans un été particulièrement chaud, exacerbé par le phénomène El Niño.
Les marchés financiers ne font, au fond, que deux choses : anticiper et négocier l’avenir. Ils convertissent des espérances, des craintes et des probabilités en prix actuels. Or, ce futur ne peut désormais plus être dissocié du dérèglement climatique. Celui-ci n’est plus une lointaine externalité écologique : il devient une variable économique, monétaire et financière qu’il faudra tarifer.
À chaque canicule, la climatisation apparaît comme la réponse la plus immédiate à la chaleur. Dans certains cas, elle devient même un outil de protection sanitaire : l'Organisation mondiale de la santé (OMS) rappelle que les vagues de chaleur touchent particulièrement les personnes âgées, les nourrissons, les personnes malades ou encore les personnes isolées. Mais la climatisation peut-elle tout résoudre ? Continue-t-elle de fonctionner lorsqu'il fait 45 ou 50 °C dehors ? Toutes les climatisations se valent-elles ? Et surtout, peut-on imaginer répondre au réchauffement climatique en refroidissant toujours davantage nos bâtiments ? La réponse est nuancée. La climatisation constitue bien l'un des leviers d'adaptation au changement climatique, mais son efficacité dépend de nombreux facteurs. Ses limites ne sont pas uniquement techniques : elles sont aussi physiques, énergétiques, économiques, urbaines… et humaines.
Alors que 3000 hectares ont déjà brûlé dans les Hautes-Fagnes, le climatologue de l’Université de Liège Xavier Fettweiss estime, dans Matin Première ce lundi, que la Belgique doit se préparer à des incendies de forêt plus fréquents. Il avait déjà alerté les autorités sur ce risque en 2021. Cinq ans plus tard, son constat est sans appel : "Pour le moment, on n’est pas prêt".
La Belgique combat l'un des pires incendies de son histoire. Le brasier ravage, dimanche encore, les Fagnes, une grande réserve boisée du pays, prisée des randonneurs et proche de l'Allemagne. La veille, les habitants de deux villages avaient reçu l'ordre d'évacuer les lieux.
Durant la pandémie, chaque décès alimentait les statistiques et provoquait des décisions politiques majeures. Face aux milliers de victimes directes et indirectes du dérèglement climatique, une étrange accoutumance semble aujourd'hui s'installer.
Près de 3 000 hectares ont été ravagés par l’incendie dans les Hautes Fagnes, une grande réserve de l’est du pays, selon les autorités wallonnes dimanche matin.
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