« … La généralisation de l’automobile à l’échelle planétaire depuis la fin du siècle dernier pose des problèmes quant au réchauffement climatique, à la pollution, à la sécurité et à la santé des personnes, en particulier des plus faibles (piétons, cyclistes, enfants, personnes âgées, etc.), et à l’utilisation des ressources naturelles, en particulier à l’épuisement des réserves de pétrole. » Source : wikipedia
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Jean-Marc Jancovici
2026
Document source : FB Jean-Marc Jancovici Pic de pétrole par Adrien Couzinier – 10/01/2026 Deux éléments ont permis d'éviter un pic mondial de pétrole total depuis 2008 (et donc une crise économique qui ferait passer 1929, 2008 et 2020 pour de la rigolade) : le pétrole de schiste (donc le pétrole US) et le NGL mondial (sous produit liquide de la production de gaz)
Dans l’entretien à suivre, Jean-Marc s’interroge sur la possibilité d’un instant décisif à venir et à partir duquel chaque être humain serait obligé d'agir pour limiter les effets du dérèglement climatique parce qu'il le ressentirait dans sa chair. Ensuite, il se remémore 3 moments clés de l’histoire énergétique dont les conséquences se font encore sentir aujourd'hui. Pour finir, il esquisse quelques pistes pour tenter de retrouver un équilibre fragile entre sociétés humaines et système Terre.
« Lorsqu’on parle de transport routier, le chiffre qui fait généralement la une est la part des ventes de voitures électriques (et hybrides) et son évolution d’une année sur l’autre. En 2024, environ 17,5 millions de voitures (100 % électriques et hybrides rechargeables) ont été vendues dans le monde. Cela représentait environ 22 % des ventes mondiales de voitures, contre seulement 4 % en 2020 (https://ourworldindata.org/electric-car-sales). Cette part varie fortement selon les pays : de 92 % en Norvège à 21 % en Europe, où elle stagne, ou encore 48 % en Chine.
Un petit pas de côté sur le pétrole : les années se suivent et confirment le déclin de la production "conventionnelle" (bleu foncé + bleu clair + vert foncé sur ce graphique). Les taux de déclin sont rapides, et liés à l'épuisement géologique des puits. D'après l'AIE, auteur d'un rapport très complet, 90% des investissements dans l'exploration-production du pétrole et du gaz depuis 2019 ont été consacrés à compenser la baisse de production plutôt qu'à répondre à la croissance de la demande !
Ce que j'ai entendu dans les media c'est deux "accusations" du président américain : d'une part le président vénézuélien contribuerait au trafic de drogue, et d'autre part il aurait "volé" le pétrole aux USA. Les journalistes ajoutent souvent que ce pays disposerait des premières réserves mondiales de pétrole. Mais, à l'examen, ces arguments laissent des questions ouvertes (indépendamment de toute considération sur le caractère "légal" ou "moral" d'enlever le président d'un pays étranger).
2025
La consommation d'énergies fossiles en Chine plafonne en raison d'une part croissante de l'électricité dans la consommation d'énergie finale, et d'une part croissante des énergies bas-carbone dans le mix électrique (notamment solaire, puis éolien dans une moindre mesure, puis nucléaire, voir autre graphique en commentaire). La part croissante d'énergies variables est jugulée par un déploiement massif de batteries de stockage (voir encore un autre graphique en commentaire).
+3 degrés dès le milieu du siècle ? Ce serait un scénario absolument catastrophique, mais envisagé sérieusement dans un papier de la Société allemande de Physique et de la Société allemande de Météorologie. Un tel niveau de réchauffement apparait hors du consensus scientifique établi par le GIEC, dont le scénario médian atteint +2,7 C d'ici 2100. Deux des co-auteurs du papier allemand s'expliquent dans cette interview.
Extrait de la conférence de Jean-Marc Jancovici à Télécom Paris, ingénieur diplômé de Polytechnique et de Télécom Paris, fondateur du cabinet Carbone 4 et président du think tank The Shift Project. Il y aborde les défis de notre civilisation face à la contrainte énergétique, à la décroissance des ressources fossiles, à l’urbanisation et à la viabilité des grandes métropoles. Jancovici explique comment la baisse de la natalité s’inscrit dans une dynamique globale et comment les chaînes agricoles et logistiques devront s’adapter dans un monde sobre en énergie. Il montre que la taille des villes dépend historiquement du surplus agricole accessible et dénonce la fragilité des mégapoles modernes dépendantes des énergies fossiles. À travers l’exemple de Rome et de l’Île-de-France, il illustre la nécessité d’un rééquilibrage territorial dans un monde à énergie contrainte.
La fin du monde que l’on connaît - entretien avec Jean Marc Jancovici
Nos invités politiques se confrontent en plateau face à Jean-Paul Hébrard, sur les sujets clés de notre agriculture : conditions de travail, accords de libre-échange, mercosur, élevage durable, renouvellement des générations... Invité ce mardi : Jean-Marc Jancovici à l'issue de sa conférence "Pour un élevage herbivore bas carbone et durable".
Ce matin, Jean-Marc Jancovici nous explique la consommation énergétique de l’intelligence artificielle, ses émissions de gaz à effet de serre, ainsi que les prévisions concernant cette consommation dans dix ans.
Les rapports de l'Agence Internationale de l'Energie sur le futur de l'offre pétrolière sont toujours des documents qui disent quelque chose tout en prenant grand soin de ne pas en dire trop :). Cet organisme, désormais assez connu, a été créé en 1975, à la suite du premier choc pétrolier, et regroupait les principaux importateurs de pétrole à l'époque (dont les USA, devenus depuis autosuffisants). […] ... ce que dit cette analyse est qu'il faut peut-être s'attendre à un déclin subi de l'offre mondiale dans pas très longtemps. A méditer !
Depuis des années, Jean-Marc Jancovici se consacre à l'étude du changement climatique et aux manières de décarboner l'économie. Son sens de la formule lui vaut d'être l'une des figures les plus populaires dans son domaine. De passage en Suisse, il explique vouloir s'adresser avant tout à la société civile.
Pour décarboner nos activités, il va falloir se passer de pétrole. Facile ? Pour le savoir, on peut partir du graphique ci-dessous (données Energy Institute), qui donne la décomposition par nature de produit raffiné issu du pétrole. L'éthane, le Liquid Petroleum Gas (GPL en français) et le naphta vont surtout servir comme matière première pour la chimie organique, pour produire des fibres synthétiques (textiles, caoutchouc), des plastiques, mais aussi des solvants utilisés partout ailleurs, ou encore des médicaments...
Le réel, c'est ce dans quoi on se cogne, disait Lacan. Bon, il n'est pas complètement certain que sa formule ait particulièrement visé les problèmes environnementaux, mais elle peut sans problème s'y appliquer : ignorer les risques ne les fait pas disparaître, et à un moment ils nous sauteront à la figure.
La fusion nucléaire est un vieux rêve. On la présente souvent comme un essai de reproduire ce qui se passe dans notre étoile, en lui associant - comme dans cet article des Echos qui évoque les investissements dans des start-up américaines - les adjectifs de "décarbonée" et "illimitée". Si cela était possible, quoi de plus merveilleux ? Pas besoin de sobriété et pas de problème avec le climat ! Malheureusement, nous en sommes encore très loin... et ce n'est peut-être pas un drame.
Par la magie du "shale oil", les USA sont devenus un exportateur significatif de pétrole. On le voit sur le graphique ci-dessous : depuis le début des années 2000, leurs exportations sont passées de 1 à 10 millions de barils par jour (sur une production mondiale de 95 millions de barils par jour). Dans le même temps, ils continuent à importer massivement (plus de 8 millions de barils par jour). Question : pourquoi exporter et importer du pétrole en même temps ? Cela tient à deux points : - les pétroles importés et exportés peuvent être différents - le pays peut service de simple plate-forme de transit pour du pétrole qui n'est pas produit sur le territoire (il apparaît alors à la fois dans les exportations et les importations). Commençons par le 1er point : le pétrole se forme par "distillation" dans le sous-sol, sous l'effet de la chaleur géothermique, de résidus de micro-organismes marins. En fonction de la nature des organismes initiaux, de la température de "cuisson" et de la durée de cette derniè
La décarbonation totale de l'électricité allemande attendra encore un peu. Dans son grand "tournant énergétique", le pays n'avait pas prévu que de se débarrasser du nucléaire, il était aussi prévu qu'il abandonne ses centrales à charbon.
Changement climatique, déchets nucléaires, alternatives à la voiture, consommation de viande, intelligence artificielle… Face à l’urgence écologique, les questions se multiplient. Pour y répondre, nous avons reçu Jean-Marc Jancovici, ingénieur et expert reconnu des enjeux climatiques. Il s’est prêté au jeu du Q&A et a abordé, sans détour, vos préoccupations, vos doutes et les grands défis de l’écologie de demain.
Mais chassez le naturel... et nous y revoici. La nouvelle que vient de publier Le Monde est hélas en ligne avec l'actualité. En effet, l'objectif le plus ambitieux de l'Accord de Paris, à savoir limiter le réchauffement à 1,5 °C, est désormais hors de portée : https://lnkd.in/dskHdKRB La raison ? Le CO2 est un oxyde. Sur terre, les oxydes sont des molécules très stables. L'eau, par exemple, est un oxyde (d'hydrogène), et cela fait 4 milliards d'années qu'elle est présente sous forme d'eau.
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