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Global climat
2026
La commission d’experts de l’OMS demande désormais que le climat soit reconnu comme une urgence sanitaire de portée internationale (https://fb.watch/Hb3V7ooduW/). Ils déclarent que « la survie même de l’Humanité et l’habitabilité de la Planète dépendent de notre gestion du climat », que « nous dépassons les limites planétaires » et que « le climat est une menace pour notre sécurité et pour notre sûreté ». La formulation d’urgence planétaire pouvait sembler excessive il y a encore quelques années. Elle paraît aujourd’hui presque en retard sur la réalité. Car le réchauffement n’est plus seulement un horizon abstrait ni un débat sur les décennies futures : il s’inscrit déjà dans les corps, les récoltes, les infrastructures, et les saisons.
Exclusive: Commission says alert would trigger coordinated international response that could help avoid millions dying. The climate crisis should be declared a global public health emergency by the World Health Organization, or millions more people will die unnecessarily, leading international experts have said. The independent pan-European commission on climate and health, which was convened by the WHO, concluded the climate crisis was such a worldwide threat to health that the WHO should declare it “a public health emergency of international concern” (Pheic).
J’ai lu le rapport sur la chaleur extrême dans l’agriculture des organisations internationales FAO et WMO. Il rappelle que les onze années passées furent les plus chaudes jamais enregistrées, et que la faute en incombe au réchauffement anthropique. Selon l’Organisation météorologique mondiale, nous dépasserons probablement 1,5°C avant 2030. Les vagues de chaleur dans l’hémisphère Nord s’aggravent, s’étendent en superficie et frappent six fois plus souvent. J’ai surtout été frappée par les prévisions de canicules futures. Nous devons nous attendre à des extrêmes beaucoup plus intenses.
Vous êtes formateur ou formatrice et souhaitez aborder le sujet des modèles climatiques lors d’une formation ? Modéliser le climat dans votre classe est une ressource de formation professionnelle conçue pour aider les enseignants à comprendre comment les modèles climatiques sont construits, comment ils fonctionnent et comment ils permettent d’analyser le changement climatique, les projections futures et les enjeux climatiques en milieu urbain.
La production d'acier mondiale, responsable de 11% des émissions de gaz à effet de serre d'origine humaine, reste largement dépendante du charbon et les capacités de production d'acier "vert" n'ont que "très légèrement" augmenté en 2025, déplore l'ONG américaine Global Energy Monitor lundi. Pour transformer le minerai de fer en acier, les hauts fourneaux traditionnels consomment du charbon d'origine fossile, très polluant. Ils contribuent ainsi significativement au réchauffement de l'atmosphère.
A climate monster is growing right now in the Pacific Ocean, perhaps the most fearsome El Niño since before scientists even began modeling them. They now know the pattern quite well: A marine heat-wave in the Pacific Ocean scrambles global weather and produces in some places more intense droughts and in others more intense rainfall and flooding; disruptions to hurricane patterns and monsoon seasons, which can cause widespread crop failures; and much more punishing heat.
Si la destruction de la plus grande forêt tropicale au monde se poursuivait, la quasi-totalité de sa superficie pourrait être très dégradée dès que la planète atteindra entre 1,5 et 1,9°C de réchauffement global. Un point de bascule aux conséquences inquiétantes, selon une nouvelle étude parue dans Nature.
« Les empreintes de la chaleur extrême sur l’agriculture sont déjà visibles partout dans le monde » Un rapport de la FAO communique que l’augmentation de la température augmente, nuisant aux rendements agricoles. Ceux ci ont diminué : -7,5 % pour le maïs, -6 % pour le blé par degré supplémentaire. Et ces pertes pourraient encore s’aggraver, jusqu’à -10 % supplémentaires par degré dans les scénarios futurs.
Les signes d'un super El Niño sont de plus en plus évidents : dans la zone équatoriale de l’océan Pacifique, le réchauffement de l'eau en profondeur est exceptionnel en avril 2026, et cela ne va pas tarder à atteindre la surface d'ici quelques semaines. Quelles régions du monde sont les plus à risque de forte chaleur si l'on se fie à ce qui s'était passé lors du précédent super El Niño ?
Even if global warming does not exceed two degrees, it could lead to more serious consequences than expected. This is the conclusion of a new study published in Nature.
Beneath the surface of the Pacific, a massive pool of heat is preparing to reshape global weather patterns. Time is running out to prepare for a climate shock of unprecedented scale. As 2026 unfolds, the Pacific Ocean is priming a catastrophic El Niño that threatens to cripple global food systems, trigger widespread economic instability, and shatter planetary temperature records.
Ces dernières années ont apporté une succession de catastrophes dans de nombreux pays, des vagues de chaleur extrêmes, des graves inondations, des tempêtes et des glissements de terrain. Ces événements dépassent parfois les prévisions formulées dans le rapport du GIEC. Les chiffres qui y dont cités proviennent des calculs de plusieurs modèles climatiques. Et lors de la préparation du rapport, les scientifiques ont choisi de citer la médiane (valeur proche de la moyenne) des résultats de tous ces programmes.
The European Center for Medium Range Weather Forecasts (ECMWF) earlier this year issued a forecast of a strong (“Super”) El Nino to begin later this year and peak in early 2027, as we have discussed in two earlier posts.3,4 El Ninos are important because of the large effects that they have on global weather, even though those effects are not always consistent from one El Nino to another. El Ninos have even greater effect in combination with ongoing global warming, e.g., Radfar et al.5 find that the combination of an El Nino with increasingly prevalent marine heat waves results in tropical cyclones consistently producing higher maximum wind speeds, storm surges, and precipitation rates, and Liu et al.6 describe evidence of El Ninos strengthened control over global climate anomalies in a warmer world
Climate change is causing measurable harm globally1,2. Political and legal efforts seek to link these damages with specific emissions, including in discussions of loss and damage (L&D)3,4; however, no quantitative definition of L&D exists5,6, nor is there a framework to link past and future emissions from specific sources to monetized, location-specific damages. Here we develop such a framework, which is integrated with recent efforts to estimate the social cost of carbon7. Using empirical estimates of the non-linear relationship between temperature and aggregate economic output, we show that future damages from past emissions—one component of L&D—are at least an order of magnitude larger than historical damages from the same emissions. For instance, one tonne of CO2 emitted in 1990 caused US$180 in discounted global damages by 2020 ($40–530) and will cause an additional $1,840 through 2100 ($500–5,700). Thus, settling debts for past damages will not settle debts for past emissions. In other illustrative esti
Le climat a accéléré sa course. Nous nous rapprochons des points de bascule susceptibles de provoquer des changements brutaux. Les travaux récents montrent que certains de ces seuils pourraient être atteints entre 1,5 °C et 3 °C de réchauffement, entraînant des transformations abruptes et irréversibles des écosystèmes, des forêts, des océans, et, avec eux, des sociétés humaines.
Models are converging on prediction of an El Nino beginning this year, peaking in early 2027. After overlooking the possibility of an El Nino this year, some reporting is jumping on a “Super El Nino” bandwagon. El Nino strength and frequency are important, especially the issue of whether these are modified by global warming. However, the more important knowledge that needs to be extracted from near-term global warming concerns interpretation of ongoing, extraordinary, acceleration of ocean surface warming. Impacts of this ocean warming include a factor of two greater warming over land, increased extreme precipitation, and poleward movement of subtropical conditions.
L’été 2025 a apporté la mousson la plus destructrice des dernières décennies dans l’Himalaya occidental. Entre la fin juin et la mi-septembre, une succession de pluies extrêmes, de crues soudaines et de glissements de terrain a frappé l’Inde et le Pakistan, causant des milliers de victimes.
J’ai déjà présenté le projet Planetary Solvency dans un article en octobre 2025, vous le trouverez ici. Dirigé par Tim Lenton, ancien auteur principal du GIEC, il tient compte des événements extrêmes qui dépassent les prévisions du GIEC, et des boucles de rétroaction positives du climat. Leurs conclusions sont appuyées notamment par Johan Rockström, climatologue conseiller de l’Europe.
Hier, j’ai entrevu une vidéo sur le climat intitulée : « Nous avons perdu ». C’est vrai que juste là, ce n’est pas gagné. Nous sommes engagés dans un réchauffement qui pourrait dépasser 2°C en 2040, selon notamment le dernier calcul de James Hansen (lien), et parce que d’autres facteurs d’accélération pourraient se renforcer bientôt. Nous pouvons faire beaucoup pour sauver le climat, et cela assez simplement.
Welcome to the Global Climate Highlights 2025 report, compiled by the Copernicus Climate Change Service (C3S). The Global Climate Highlights 2025 report provides authoritative climate data and concise insight on a global scale about 2025's climate conditions, covering surface and sea surface temperature, heat stress, sea ice extent in the Arctic and Antarctic, among others.
Le réchauffement a dépassé 1,5°C durant douze mois, et a peut-être déjà passé définitivement ce seuil de sécurité. Il a accéléré et a progressé dernièrement à 0,31°C par décennie, augmentant le ris…
Doyne Farmer says a super-simulator of the global economy would accelerate the transition to a green, clean world
Continued global heating could set irreversible course by triggering climate tipping points, but most people unaware
The world seems headed into another El Nino, just 3 years after the last one. Such quick return normally would imply, at most, an El Nino of moderate strength, but we suggest that even a moderately strong El Nino may yield record global temperature already in 2026 and still greater temperature in 2027. The extreme warming will be a result mainly of high climate sensitivity and a recent increase of the net global climate forcing, not the result of an exceptional El Nino, per se. We find that the principal drive for global warming acceleration began in about 2015, which implies that 2°C global warming is likely to be reached in the 2030s, not at midcentury.
The world seems headed into another El Nino, just 3 years after the last one. Such quick return normally would imply, at most, an El Nino of moderate strength, but we suggest that even a moderately strong El Nino may yield record global temperature already in 2026 and still greater temperature in 2027. The extreme warming will be a result mainly of high climate sensitivity and a recent increase of the net global climate forcing, not the result of an exceptional El Nino, per se. We find that the principal drive for global warming acceleration began in about 2015, which implies that 2°C global warming is likely to be reached in the 2030s, not at midcentury.
States and financial bodies using modelling that ignores shocks from extreme weather and climate tipping points
Les modèles climatiques qui calculent le climat futur sont basés sur l’Histoire de la Terre. La géologie nous a apporté des renseignements sur les glaces, les océans, et les animaux et végétaux du passé. L’air ancien a laissé des traces dans des bulles congelées dans les profondeurs des glaciers polaires et dans les coquilles de minuscules animaux marins. Un élément du passé restait inconnu. Les nuages étaient difficiles à reconstituer. Aujourd’hui, les observations satellites montrent que la couverture nuageuse est en train de changer, et ces changements amplifient déjà le réchauffement climatique.
2025
Dans la course effrénée pour trouver des alternatives aux combustibles fossiles, l’hydrogène s’est imposé comme l’un des candidats les plus prometteurs. Propre, abondant, ne rejetant que de la vapeur d’eau lors de sa combustion, il semblait cocher toutes les cases du carburant miracle. Gouvernements et industriels ont investi des milliards dans cette technologie censée révolutionner les transports et l’industrie lourde. Mais une étude publiée dans Nature vient de jeter un froid : ce sauveur climatique contribue lui-même au réchauffement de la planète. Le mécanisme en cause est si subtil qu’il est passé sous les radars pendant des décennies.
Global temperature in 2025 declined 0.1°C from its El Nino-spurred maximum in 2024, making 2025 the second warmest year. The 2023-2025 mean is +1.5°C relative to 1880-1920. The 12-month running-mean temperature should decline for the next few months, reaching a minimum about +1.4°C. Later in 2026, we expect the 12-month running-mean temperature to begin to rise, as dynamical models show development of an El Nino. We project a global temperature record of +1.7°C in 2027, which will provide further confirmation of the recent global warming acceleration.
L’hydrogène bas carbone est considéré comme un vecteur d’énergie propre. Mais une fois de plus, les choses ne sont pas aussi simples. Des chercheurs nous expliquent aujourd’hui pourquoi nous ne devons pas faire aveuglément confiance à cette toute petite molécule.
Climate regime shifts (CRSs), characterized by abrupt and persistent transitions between alternative stable states in the climate system, pose serious threats to ecosystems and human well-being. Understanding the potential drivers of CRSs is crucial, particularly in a warming world where CRSs are becoming more frequent.
Un nouveau rapport international tire la sonnette d’alarme. Derrière des constats déjà connus, une menace plus vaste se dessine : celle d’un enchaînement de crises environnementales étroitement liées et beaucoup plus difficile à enrayer qu’on ne l’imaginait. Les scientifiques y voient un moment charnière, peut-être l’un des derniers avant un basculement global.
The Global Environment Outlook, Seventh Edition: A Future We Choose, the product of 287 multi-disciplinary scientists from 82 countries, is the most comprehensive scientific assessment of the global environment ever carried out.
UN GEO report says ending this harm key to global transformation required ‘before collapse becomes inevitable’
Les priorités fédérales révèlent une myopie anachronique : on invoque la rigueur et l’intérêt des générations futures pour préserver les finances de l’État, tout en négligeant ces mêmes arguments face aux risques climatiques et environnementaux devenus infiniment plus menaçants.
L’Arctique renferme de vastes étendues de sols gelés depuis la dernière glaciation, appelés permafrost. Celui-ci dégèle progressivement et libère du dioxyde de carbone ainsi que du méthane. Ces émissions pourraient amplifier le réchauffement climatique de plusieurs degrés. Selon la présentation faite à la COP30, le permafrost est d’ailleurs déjà devenu une source nette de carbone. Aujourd’hui, la majorité du méthane provient des eaux douces et des zones marécageuses.
Il est désormais officiel que l’objectif de 1,5 °C fixé par l’Accord de Paris sera dépassé. Pourtant, ce seuil reste essentiel pour la stabilité de la planète, et les climatologues recommandent de le viser à long terme. Chaque dixième de degré supplémentaire nous ferait entrer davantage dans une « météo de science-fiction ». Les experts soulignent également les risques de points de bascule climatiques irréversibles, comme l’effondrement de la circulation océanique ou la disparition des récifs coralliens, et demandent que leur prévention soit clairement poursuivie. Le scientifique Tim Lenton appelle à agir d’urgence pour éviter un enchaînement de catastrophes.
Alors que l’essentiel de la facture climatique repose aujourd’hui sur les contribuables et les budgets publics, une quinzaine de chercheurs en droit proposent, dans une tribune au « Monde », un dispositif pour redistribuer la charge en la faisant peser principalement sur les grandes entreprises productrices de pétrole, gaz et charbon.
Launched at the COP30 Belém Climate Summit, the Global Status of Multi-Hazard Early Warning Systems 2025 report provides a snapshot of progress in the implementation of the UN's flagship Early Warnings for All (EW4All) initiative, which aims to protect every person on Earth with an early warning system by 2027. The report reveals measurable progress, with 119 countries, or 60% of all countries, now reporting the existence of a Multi-Hazard Early Warning System. This is a 113% increase over the past 10 years. However, coverage gaps persist, especially among small island developing States, as only 43% of them reported having systems in place.
Je vous livre aujourd’hui quelques réflexions sur la recherche et les publications scientifiques. Comme je fais partie de cette profession, à chaque fois que j’entends ‘trust the Science – croyez la science » j’ai une forêt d’objections qui surgit dans mon esprit. Cette discipline se base sur l’observation de la Nature, et applique de nombreuses règles et des nombreuses décisions humaines imparfaites. Consciemment ou inconsciemment, nous voulons être en accord avec les autres. Nous répétons aussi ce que nous avons appris.

