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Univers science
2026
Les centres de données qui font tourner l’intelligence artificielle et le cloud mondial ont un effet secondaire que personne ne mesure encore à sa juste valeur : ils réchauffent les quartiers qui les entourent. Une étude de l’Université d’État de l’Arizona, menée directement dans les rues de Phoenix, vient de le prouver avec des capteurs embarqués dans des véhicules — et les chiffres sont préoccupants.
L’idée que nous vivons les « derniers jours » n’est plus l’apanage de quelques prédicateurs isolés. Une étude menée par l’Université de Colombie-Britannique révèle qu’un tiers des Américains et des Canadiens sont persuadés que l’apocalypse surviendra de leur vivant. Loin d’être anecdotique, cette conviction influence radicalement la manière dont une partie de la population réagit face aux crises climatiques, aux pandémies ou à la menace nucléaire. Et contre toute attente, ce sont les plus jeunes qui sont les plus pessimistes.
Le Gulf Stream, ce puissant courant chaud qui garantit la douceur du climat européen, est en train de perdre le Nord — littéralement. Une étude alarmante menée par l’université d’Utrecht révèle que ce bras armé de l’océan dévie de sa trajectoire habituelle. Si ce glissement vers le septentrion se confirme, il pourrait être le signal ultime que le « moteur » de l’Atlantique est sur le point de caler, menaçant de plonger l’hémisphère Nord dans un bouleversement climatique sans précédent. […] Bien que la communauté scientifique reste divisée sur l’imminence d’un arrêt total, l’étude publiée dans Communications Earth & Environment souligne que la surveillance des mouvements du Gulf Stream est désormais une priorité absolue. Ce courant n’est plus seulement un vecteur de chaleur, c’est devenu le baromètre de la survie de notre équilibre climatique. Le temps presse pour comprendre si ce glissement vers le nord est une simple dérive ou le premier craquement d’un système sur le point de se briser.
Les décisions de l’administration Trump ont violemment frappé les universités et la science américaines. Pourtant, le recul relatif de l’influence scientifique des États-Unis s’inscrit dans une trajectoire plus ancienne.
2025
Dans la course effrénée pour trouver des alternatives aux combustibles fossiles, l’hydrogène s’est imposé comme l’un des candidats les plus prometteurs. Propre, abondant, ne rejetant que de la vapeur d’eau lors de sa combustion, il semblait cocher toutes les cases du carburant miracle. Gouvernements et industriels ont investi des milliards dans cette technologie censée révolutionner les transports et l’industrie lourde. Mais une étude publiée dans Nature vient de jeter un froid : ce sauveur climatique contribue lui-même au réchauffement de la planète. Le mécanisme en cause est si subtil qu’il est passé sous les radars pendant des décennies.
Depuis le retour de Trump, les universités, les scientifiques et jusqu’à l’idée même de science font l’objet d’attaques sans précédent. Une mise au pas théorisée par un courant de pensée qui prend le contre-pied de la philosophie des Lumières : les lumières obscures.
Dans un contexte marqué par la polarisation et la désinformation, la recherche et l’enseignement supérieur demeurent des repères essentiels pour un débat public éclairé. Par Hélène Boulanger Présidente de l’Université de Lorraine.
We propose a new paradigm, as toxicology currently lacks the proper perspective. From the 1950s to the 1970s, at least one-third of all toxicological testing in the United States, including for chemicals and drugs, was misleading scientists, and this worldwide issue persists today. Moreover, petroleum-based waste and heavy metals have been discovered in pesticide and plasticizer formulations. These contaminations have now reached all forms of life. Widespread exposure to chemical mixtures promotes health and environmental risks. We discovered that pesticides have never undergone long-term testing on mammals in their full commercial formulations by regulatory authorities or the pesticide industry; instead, only their declared active ingredients have been assessed, contrary to environmental law recommendations. The ingredients of these formulations are not fully disclosed, yet the formulations are in general at least 1000 times more toxic at low environmentally relevant doses than the active ingredients alone u
22 of the planet’s 34 vital signs are at record levels, with many of them continuing to trend sharply in the wrong direction. This is the message of the sixth issue of the annual “State of the climate” report. The report was prepared by an international coalition with contribution from the Potsdam Institute for Climate Impact Research (PIK) and led by Oregon State University scientists. Published today in BioScience, it cites global data from the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) in proposing “high-impact” strategies.
Ils sont chercheurs, professeurs ou scientifiques, et ont tous fait le même choix : quitter les États-Unis de Donald Trump pour s’installer au Canada. Ils craignent un virage autoritaire et l’annulation et le gel de milliers de bourses pour la recherche scientifique. Reportage de François Rihouay et Joanne Profeta.
Purpose Animal emissions account for nearly 60% of total greenhouse gas emissions from the livestock sector. To estimate these emissions, the Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO) developed a dedicated module within the Global Livestock Environmental Assessment Model (GLEAM). Although previous studies have explored selected inputs for specific animals and emission types, a comprehensive analysis of all 92 inputs (parameters and emission factors) had not been conducted. This study aimed to identify the most influential inputs affecting ruminant emissions in GLEAM.
Dans les laboratoires du monde entier, une course contre la montre se joue en secret. Des physiciens tentent de résoudre l’énigme la plus profonde de la science moderne : comment réconcilier les deux piliers de la physique que tout semble opposer. Cette quête, qui dure depuis un siècle, touche aujourd’hui à son dénouement. Et ses implications pourraient redéfinir notre compréhension même de la réalité.
Columbia, Brown, Harvard, UCLA et d’autres institutions ont choisi de négocier pour récupérer des fonds gelés par l’Etat fédéral, qui cherche aussi à avoir un droit de regard sur la façon dont ces universités choisissent leurs élèves.
« Un paiement de cette ampleur détruirait complètement le meilleur système universitaire public du pays », a prévenu le président de UCLA, en réponse à cette nouvelle offensive de la Maison Blanche contre l’enseignement supérieur.
Au total, 300 personnes avaient fait acte de candidature, s’estimant menacées dans leur liberté académique par la politique de Donald Trump.
Pour le professeur à Audencia Business School Bertrand Venard, l’université prestigieuse se dresse contre Trump comme un sanctuaire de la pensée et de la liberté académique : le symbole planétaire d’une conscience collective inquiète, lucide, apeurée peut-être, mais résolue.
Et s’il existait une cinquième force cachée dans l’Univers ? Des anomalies intriguent les physiciens
- Brice Louvet
Le Modèle standard de la physique des particules est l’une des plus grandes réussites scientifiques du 20e siècle. Il décrit, avec une précision époustouflante, les briques élémentaires de la matière et les forces qui les relient. Mais derrière cette apparente perfection, les failles sont nombreuses. Le modèle ne dit rien sur la gravité à l’échelle quantique, ne parvient pas à expliquer la matière noire, ignore l’énergie noire, et reste muet sur un mystère fondamental : pourquoi notre univers est composé presque exclusivement de matière et non d’antimatière.
La pression était trop forte. Le président de l’université de Virginie, dans l’est des Etats-Unis, a annoncé sa démission, vendredi 27 juin, alors qu’il doit faire face à l’ouverture d’une enquête par l’Etat fédéral sur les pratiques du campus pour favoriser la diversité. « Je suis disposé à me battre pour mes convictions et je crois profondément en cette université », a déclaré, dans un communiqué, James Ryan, qui dirige l’établissement depuis 2018. « Mais je ne peux pas décider unilatéralement de lutter contre le gouvernement fédéral pour sauver mon emploi », a-t-il ajouté pour expliquer sa décision.
Dans le cadre de son programme d’accueil lancé face à la remise en cause de la liberté académique aux Etats-Unis, l’université française a reçu près de 300 candidatures, pour vingt places. Elle a commencé à accueillir jeudi les premiers universitaires américains.
La vie sur Terre, aussi diverse soit-elle, semble organisée selon un principe simple : la majorité des espèces vivent dans des « points chauds » de biodiversité, des zones centrales offrant des conditions optimales. De ces noyaux, la vie s’étend vers les zones périphériques, où seules les espèces les plus adaptées parviennent à survivre. Cette organisation spatiale, régie par le filtrage environnemental, est universelle et prévisible. Elle éclaire notre compréhension de la biodiversité et devrait guider les efforts de conservation dans un contexte de changements environnementaux rapides.

