Glaces & glaciers

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septembre 2026

Le Népal chiffre à 4,78 milliards de dollars le coût de la reconstruction après la crue meurtrière du 26 août à sa frontière avec la Chine. La catastrophe a fait au moins 1.428 morts et des milliers de disparus.
Les glaciers de l’Himalaya, surnommés le troisième pôle, fondent vite. Je trouve aujourd’hui un article détaillé du climatologue Hausfather, qui a calculé qu’ils s’amincissent chaque année, depuis quelques décennies. Il montre aussi que l’’effondrement du Népal s’est produit sur une montagne qui se réchauffe rapidement depuis des décennies (Hausfather, the Climate Brink). Autour du Langtang, les températures estivales ont augmenté d’environ 0,29 °C par décennie depuis 1940. Les quatre étés précédant la catastrophe figuraient tous parmi les cinq plus chauds d’une série de 86 ans. Dans les parties glaciaires du bassin situées au-dessus de 4 000 mètres, une autre étude estime le réchauffement depuis 1960 à environ 0,31 °C par décennie.
Un épisode de chaleur exceptionnel a précédé l'effondrement d'un immense bloc de roche et de glace qui a déclenché les inondations meurtrières du 26 août au Népal et en Chine, selon une analyse de données météorologiques par l'institut Berkeley Earth, sans qu'un lien direct n'ait été établi à ce stade.
Les autorités népalaises et chinoises sont toujours sans nouvelles de 4 462 personnes, six jours après la catastrophe.

août 2026

Les secouristes s’affairent sans relâche, dans des conditions périlleuses et malgré les risques causés par une nouvelle montée des eaux. Cinq jours après la crue, l’espoir de retrouver des rescapés dans la mer de boue et de débris s’amoindrit.
Si le glacier Thwaites, en Antarctique, disparaissait complètement, cela pourrait accélérer drastiquement la montée du niveau des mers sur toute la planète. “The New York Times” s’est appuyé sur des données scientifiques pour évaluer les conséquences potentielles de ce phénomène sur les villes de 300 000 habitants ou plus, situées à moins de 160 kilomètres de la côte.
Alors que l’espoir de retrouver des survivants s’amenuise, les secours népalais redoublent d’efforts pour atteindre des ouvriers piégés dans des tunnels sous la boue et les décombres.
Le 26 août 2026, les sismomètres ont enregistré un séisme de magnitude 5,2 à la frontière entre le Népal et le Tibet. Sauf que ce n'était pas un séisme. C'était un glacier qui lâchait à 5 200 mètres d'altitude, et sa chute a fait vibrer la Terre. Ce qui a suivi a balayé deux vallées, un poste-frontière, des villages, des centrales hydroélectriques, et coûté la vie à des centaines de personnes. Cette vidéo est une explication du mécanisme, maillon par maillon : Pourquoi la glace de haute montagne est une structure et pas seulement un réservoir, pourquoi le réchauffement change la nature des crues et pas seulement leur fréquence, pourquoi nos systèmes d'alerte regardaient dans la mauvaise direction, et pourquoi la même physique est déjà à l'œuvre dans les Alpes.
Côté népalais, plus de 80 sauveteurs tentaient toujours de se frayer un chemin jusqu’à un tunnel du chantier de construction du barrage de Trishuli-3, où une centaine de personnes sont retenues prisonnières depuis trois jours.
Le bilan provisoire de la crue à la frontière sino-népalaise atteint au moins 472 morts, avec plus de 1.400 disparus, dont trois Belges.
Un torrent de roches et de boue s’est abattu mercredi sur la frontière népalo-tibétaine, faisant au moins 180 morts. L’Institut géologique des États-Unis suspecte un «effondrement de glacier» ayant entraîné «des conséquences catastrophiques».
Une immense coulée d’eau, de boue et de pierres dans le nord du Népal, à la frontière avec le Tibet, a fait au moins 389 morts. La faute, notamment, à l’« effondrement d’une partie des glaciers himalayens », décrit un expert.
Le réchauffement climatique a des conséquences. Le plus grand glacier d'Autriche pourrait se couper en deux cette année.

juin 2026

Le 29 juin 2026 marque le « Jour de la fonte des glaciers » suisses — le moment de l’année à partir duquel toute fonte érode directement leur masse. La vague de chaleur actuelle place 2026 sur la trajectoire du record catastrophique de 2022, qui avait déjà détruit 6 % de la masse glaciaire suisse en une seule année.
Des glaciers groenlandais libèrent quatre fois plus d'icebergs qu'il y a 25 ans à cause du changement climatique, un phénomène dont les implications s'étendent au trafic maritime et aux écosystèmes marins, selon une étude relayée jeudi par l'université technique du Danemark (DTU).

mai 2026

Depuis plusieurs années, les chercheurs observent une accélération de la fonte des glaces sur le continent blanc, conséquence directe du réchauffement climatique. Parmi les zones les plus surveillées figure le glacier Thwaites, considéré comme l’un des plus instables de la planète. Son évolution pourrait avoir des répercussions majeures sur le niveau des océans dans les décennies à venir. Les experts redoutent notamment l’effondrement progressif de sa plateforme de glace flottante, qui agit aujourd’hui comme un frein naturel à l’écoulement du glacier. Si cette barrière venait à disparaître, la montée des eaux pourrait s’accélérer à l’échelle mondiale.
Les glaciers d’Asie centrale ont enregistré en 2025 une perte de masse record, selon une nouvelle étude internationale dirigée par Lander Van Tricht (Vrije Universiteit Brussel, ETH Zurich). Ironie du sort, le phénomène est survenu alors que 2025 a été proclamée "Année internationale de la conservation des glaciers" par les Nations unies.

avril 2026

«Ce qui est en jeu, ce n’est pas seulement le paysage, mais l’équilibre même des écosystèmes», s’alarme l’Institut d’hydrologie, de météorologie et des études environnementales de Colombie, considérée comme l’un des pays au monde à la plus riche biodiversité.
Le Congrès argentin a adopté dans la nuit de mercredi à jeudi une réforme permettant un redécoupage des zones protégées autour des glaciers du pays. Une manière de faciliter l'activité minière dans ces lieux sensibles, et un recul environnemental dénoncé par les écologistes.

janvier 2026

Des rues sans lumière, des bâtiments éteints à 19 heures, des habitants obligés de rationner l’électricité... Le Kirghizstan fait face à sa plus sévère crise énergétique. En cause : la fonte des glaciers, qui peinent à alimenter une centrale hydroélectrique dont dépend le pays.