« Le Groenland est un pays constitutif du royaume de Danemark et un territoire d’outre-mer associé à l’Union européenne, situé à l’est de l’archipel Arctique dans le nord-est de l’Amérique du Nord, entre la mer de Baffin et le détroit de Davis à l’ouest et la mer du Groenland et l’océan Atlantique à l’est... ». Source : wikipedia
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Face à notre besoin urgent d’alternatives radicales aux sociétés capitalistes, patriarcales et coloniales, la science-fiction joue un rôle précieux d’ouverture de nos imaginaires politiques et écologiques. Souvent qualifiée de genre populaire, elle nous offre pourtant un héritage contre-culturel pour penser un monde d’après – ou d’avant – les catastrophes. Miroir dystopique et critique de notre modernité industrielle, elle est également un laboratoire d’expérimentation de sociétés en équilibre avec leurs écosystèmes et de relations interhumaines et inter-espèces renouvelées. C’est cet héritage écologique de la science-fiction, mais aussi ses élaborations les plus contemporaines, qui sont explorés ici. Plus encore que des propositions pratiques et réalistes appuyées sur des connaissances scientifiques, biologiques et sociologiques, ce sont des mondes entiers que la science-fiction nous permet de découvrir et de totaliser.
Laurent Testot et Perrin Remonté nous alertent sur nos empreintes terrestres. Elles sont dramatiques. Un constat à lire et relire, pour basculer d’un monde vers un autre. Faute de quoi, le nôtre sera invivable dans peu de temps. (Gilles Fumey) Quelle planète laissons-nous à nos enfants? Et quels enfants? Ceux nés du bon côté pour bénéficier des cadeaux du génie de la civilisation thermo-industrielle? Ou ceux malnutris, sans accès à l’éducation, confinés dans leurs pays à une vie qui les désespère?
L’humanité a franchi toutes les frontières visibles. Du feu à la roue, de la poudre à canon à la bombe atomique, de la voile au saut vers la Lune. Nous avons ouvert la croûte terrestre pour en extraire des minéraux, construit des villes qui brillent comme des étoiles artificielles, connecté la planète entière en quelques secondes, et pourtant nous sommes toujours prisonniers des mêmes guerres tribales d’il y a 3 900 ans, aujourd’hui maquillées de drones, d’algorithmes et d’ogives nucléaires.
L’écologie donne le droit à rêver pour mieux réinventer le futur. Saisissons cette forme de résistance pour contrer tous les collapsologues et s’appliquer à habiter la Terre avec élégance.
Le mouvement des AMAP, Association pour le maintien de l’agriculture paysanne, essaime en France, montrant qu'un autre modèle est possible.
Alors que la Chine et les États-Unis rivalisent pour décarboner leurs économies, l’Europe fait de sa politique énergétique une arme de guerre pour contrer l’attaque de la Russie en Ukraine. Pour le philosophe Pierre Charbonnier, auteur de Vers une écologie de guerre (La Découverte, 2024), il faut voir là les signes d’un nouvel âge géopolitique où l’écologie participerait à la définition de la sécurité collective entre les nations.
Repenser radicalement le monde, se convaincre qu'ailleurs, demain, ce sera mieux ! Ce sont là des ambitions intemporelles par excellence. Étudier les utopies, c'est montrer comment elles ont évolué pour refléter les préoccupations des différentes époques, mais aussi interroger les utopies contemporaines. Ce livre
Face aux conséquences dramatiques du plastique sur notre santé, la biodiversité et le climat, il est urgent de passer à une économie circulaire, pointe l’adjointe au maire de Marseille déléguée à l’environnement, Christine Juste.
Le récent coup d’État au Niger, qui fournit 20 % de l'uranium importé, a rappelé combien l’indépendance énergétique de la France était un mythe. Les vulnérabilités de l’infrastructure nucléaire s’inscrivent dans une histoire longue : dès les années 1950, cette industrie s'est construite sur l'idée qu’elle allait produire de l’énergie indépendamment des réserves minières. Par quel miracle ? En réutilisant le combustible irradié pour démultiplier les ressources disponibles. Retour sur cette utopie fondatrice.
Chaque jour de l’été, une forêt, bien réelle ou imaginaire. Aujourd’hui, le rêve d’un botaniste: rendre 70 000 hectares à la nature.
Alternative à la désarmante dystopie et à la réconfortante utopie, la protopie imagine un futur désirable dans lequel les sociétés améliorent leurs conditions de vie et celles de la planète progressivement et avec des outils accessibles. Théorisé par l'auteur et prospectiviste Kevin Kelly en 2010, ce concept se présente aujourd'hui comme la solution à la crise de l’imaginaire.
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Tous les experts soulignent l’importance de la découverte, mais rappellent l’existence de nombreux défis techniques et scientifiques à venir pour rendre la fusion viable. Selon eux, la fusion commerciale ne sera effective probablement que dans plusieurs décennies, ce qui soulève des questions sur la rapidité avec laquelle la technologie peut jouer un rôle dans la décarbonisation de l’électricité. Récemment, plusieurs revues ont publié les lettres de chercheurs mettant en garde contre le « Saint Graal » de la fusion nucléaire, soupçonnant même une reprise de cette technologie dans l’industrie de l’armement nucléaire.
Une chronique signée Charles Markowicz, expert-comptable certifié chez Costmasters Fiduciaire.
Cet article analyse la décroissance, un projet de transformation socio-écologique radicale qui appelle à décoloniser l’imaginaire social par rapport à la quête d’une croissance sans fin par le capitalisme. La décroissance est une réincarnation moderne de l’environnementalisme radical des années 1970 et s’inscrit dans le cadre de débats très pertinents en géographie. Cet article s’inspire du monde imaginaire d’Ursula Le Guin pour promouvoir la théorie de la décroissance et répondre aux critiques qui voudraient que la décroissance offre un imaginaire peu attrayant, rétrograde, malthusien et politiquement simpliste. Nous soutenons au contraire que la décroissance est délibérément subversive ; elle fait entrer le passé dans le futur et dans la construction du présent ; elle défend de manière originale les limites sans nier que la pénurie est un phénomène social ; et elle fait du conflit son élément constitutif. Nous parlons ici de la politique d’échelle du mouvement naissant de la décroissance, que nous trouvons
Méga-bassines débâchées, pneus de SUV dégonflés, golfs rebouchés, jacuzzis percés, extinction d’enseignes lumineuses la nuit… Cet été, alors que les vagues de canicule se sont succédé et que la sécheresse a atteint des niveaux records, de nombreuses actions de sabotage ont eu lieu aux quatre coins de la France. Pour le sociologue spécialiste des mouvements sociaux, Manuel Cervera-Marzal, auteur de "Résister - Petite histoire des luttes contemporaines"*, l’écologie pourrait constituer la nouvelle utopie fédératrice.
C’est un de ces économistes qui n’a peut-être pas bondi de joie à l’annonce des récentes prévisions de croissance à la hausse. Timothée Parrique, chercheur en économie écologique à l’université de Lund en Suède, est un chaud partisan de la décroissance. Un mouvement mal compris, sujet à l’anathème. D’ailleurs, dire de Parrique qu’il se réjouirait de taux de croissance négatifs, c’est un peu de mauvaise foi : il ne se réjouit pas de la récession et précise toute la différence entre cette dernière et une décroissance planifiée et volontaire.
Nous sommes en 2037, en plein été, et selon Météo France, la ville lumière a connu son mois de juillet le plus « froid » de la décennie en manquant de franchir la barre des 42 degrés pour la première fois depuis 8 ans… Les efforts en terme de lutte contre le réchauffement climatique ont été certes importants, mais sans doute ont-ils été réalisés trop tard, de manière insuffisamment coordonnée et planifiée à l’échelle mondiale. La résistance ténue des grands groupes capitalistes face à la mobilisation citoyenne n’a certainement pas facilité la bascule vers un monde soutenable.
Après le livre Le climat n’est pas le bon combat, dans lequel il fustige l’inaction et les fausses solutions face aux enjeux non seulement climatiques mais aussi sociétaux, Jean-Christophe Anna revient avec sa suite : Écrivons ensemble un nouveau récit pour sauver la vie. Le ton fataliste a laissé place à un souffle d’espoir. Alors que l’auteur affirmait initialement que « la transition est morte » et l’« utopie bornée », son nouvel ouvrage invite de manière « vitale » à la « révolution »à travers une « utopie éclairée ».
Dérèglement climatique, disparition de la biodiversité, montée des eaux, acidification des océans, pollution plastique... La crise écologique prend des formes multiples, particulièrement visibles dans certaines régions du monde, et tout spécialement dans les territoires insulaires. Comment concilier une empreinte écologique radicalement réduite avec la pluralité actuelle de nos sociétés et de leur tissu économique ? La sobriété peut-elle nous permettre de respecter les limites planétaires sans renoncer à notre modernité ?


