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2026
Quelles seront nos conditions d’existence dans vingt-cinq ans et quelle sera l’habitabilité humaine à Thessalonique, en Laponie ou à Rennes ? A quoi ressemblerait notre vie quotidienne, en 2049, sur une Terre qui franchirait les principaux points de basculement ? Fort de savoirs actualisés, ce séminaire de Nathanaël Wallenhorst, qui s’est tenu à Paris le 19 mai 2026, anticipe d’une façon concrète ce que pourrait être 2049 pour les écosystèmes, le climat et la société. Aurons-nous toujours des saisons en 2049 ? De quoi sera faite notre alimentation ? Quels seront nos loisirs ? Climat, eau, santé et migrations, Nathanaël Wallenhorst raconte notre quotidien dans ce futur proche si rien ne change.
Pendant près de dix jours, la France et une bonne partie de l’Europe de l’Ouest a connu des records de chaleur sans précédent pour un mois de mai. Dix jours pendant lesquels l’actualité était suspendue aux niveaux du mercure et où la canicule s’est imposée comme l’invitée principale de tous les plateaux télé, et comme le sujet central de nos conversations. Par son intensité, sa précocité et sa durée, la vague de chaleur qui s’est abattue sur le pays est historique, selon Météo-France, avec des centaines – voire des milliers – de records de température battus ou égalés, en seulement quelques jours. En plus de ses conséquences pour les populations humaines, cet épisode climatique extrême a eu des impacts dramatiques sur la faune et la flore, qui restent encore difficiles à estimer. Le printemps 2026 a été le plus chaud jamais enregistré en France depuis 1900, c’est un “ovni” climatique, tel que le dénomme le climatologue Christophe Cassou. Et pourtant, il va falloir commencer à s’y habituer et à s’adapter, ...
On l’appelle « l’apocalypse des insectes », et ses conséquences ne se limitent plus à la simple disparition de la biodiversité. Une étude pionnière vient de démontrer que le déclin des pollinisateurs impacte directement la santé humaine en réduisant la disponibilité d’aliments essentiels. En privant nos cultures de leurs principaux alliés, nous perdons des nutriments vitaux comme la vitamine A, le folate et le fer. Ce n’est plus une menace environnementale lointaine, mais une crise sanitaire concrète qui frappe déjà les populations les plus vulnérables de la planète.
Les forêts de mangroves absorberaient 960 000 tonnes par an de pollution azotée déversée dans les eaux côtières, ce qui coûterait près de 8,7 milliards de dollars par an si ce service écosystémique était financé par l’homme, selon une récente étude. Mis à part la séquestration de carbone, les mangroves sont notamment des absorbeurs particulièrement efficaces d’azote, un polluant souvent sous-estimé qui peut avoir des impacts considérables sur les écosystèmes aquatiques.
« Les gens me prenaient pour un fou » : les graines indigènes, remède à l’agro-industrie brésilienne
- Aglaé Watrin,Mayara Senise (photos)
Dans la savane brésilienne, des collecteurs de semences restaurent des terres ravagées par les monocultures, l’élevage intensif et les incendies. Graine par graine, ils espèrent voir renaître le Cerrado.
Dans une tribune, 18 scientifiques appellent à protéger les pollinisateurs, menacés par les pesticides. À l'origine de cette initiative, Bertrand Schatz revient sur le fossé qui se creuse entre science et décisions politiques.
Aucune technologie ne saurait compenser l'effondrement de la biodiversité. Sa préservation exige des changements systémiques, explique la biologiste Tatiana Giraud. Une vérité radicale, qui entraîne déni et contestation.
Comment permettre aux agriculteurs de vivre de leur travail ? Comment rendre l’alimentation saine accessible, sans la réserver à ceux qui en ont les moyens ? Comment nourrir les Français ? L'ancien ministre de l'Agriculture Marc Fesneau et l'activiste et paysanne Hélène Grosbois se rencontrent au Collège des Bernardins pour échanger sur ce thème lors d'un débat exceptionnel. Une rencontre animée par Gabrielle Vauterin.
Bien davantage que les autres groupes, les oiseaux inféodés aux milieux agricoles se sont effondrés de 32,5 % entre 2001 et 2025. La première cause du déclin est l'intensification de l'agriculture, avec, en tête, le rôle délétère des pesticides.
L’opposition à la nouvelle tentative du sénateur Laurent Duplomb pour réintroduire des pesticides toxiques pour la santé et la biodiversité prend de l’ampleur. La pétition citoyenne a dépassé les 100 000 signatures et gagne en visibilité.





