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chaleurs
2026
Les chiffres sont tombés mercredi, et ils sonnent comme un verdict sans appel. L’observatoire européen Copernicus et l’institut américain Berkeley Earth ont confirmé simultanément ce que de nombreux climatologues redoutaient : pour la première fois dans l’histoire des mesures, la température moyenne mondiale sur trois années consécutives dépasse de 1,5°C le niveau préindustriel. Cette limite, inscrite comme objectif le plus ambitieux de l’accord de Paris en 2015, n’était pas censée être franchie avant plusieurs décennies. Elle vient de céder en moins de trois ans.
Le pays, qui endure actuellement des journées caniculaires, n’a pour le moment pas mis en place de mesures de protection pour ceux qui travaillent en extérieur, malgré une hausse des hospitalisations.
A l’échelle du globe, l’année qui s’achève devrait être la troisième plus chaude jamais enregistrée. Plusieurs pays ont vu leur thermomètre bondir de façon inédite.
2025
Inondations, fortes chaleurs, tempêtes : Face aux changements climatiques qui se font de plus en plus sentir, le gestionnaire de réseau de distribution Resa a décidé d’anticiper.
Entre octobre 2024 et septembre 2025, les températures ont été supérieures de 1,6 °C à la moyenne enregistrée entre 1991 et 2020.
Alors que les vagues de chaleur se multiplient, le Programme des Nations unies pour l’environnement alerte sur une forte augmentation de la demande d’appareils climatiseurs, et plaide pour des solutions moins polluantes.
A partir de mercredi, les températures vont s’envoler dans l’Hexagone, s’approchant des normales saisonnières rencontrées habituellement en mai ou juin. Un phénomène particulier contribuera à faire grimper le mercure dans le Sud-Ouest.
Les températures se maintiennent à des niveaux très élevés, selon le rapport annuel de l’Organisation météorologique mondiale. De quoi aggraver fonte des banquises, élévation du niveau de la mer et phénomènes climatiques extrêmes.
Le rapport « État du climat 2025 » publié cette année dans BioScience dresse un bilan sans concession sur la santé de notre planète. Sur les 34 indicateurs vitaux suivis par des chercheurs internationaux, 22 ont atteint des niveaux historiques. Entre records de chaleur, émissions de CO2 et catastrophes naturelles dévastatrices, le constat est alarmant. Pourtant, au milieu de ce tableau sombre, certaines avancées technologiques et comportements humains offrent une lueur d’espoir. Ce rapport souligne à la fois l’urgence d’agir et la possibilité de limiter les impacts si des mesures audacieuses sont mises en place rapidement.
Lors de son adoption en 2015, l’accord de Paris a généré beaucoup d’espoirs, car il embarquait l’ensemble des signataires. De par son caractère universel, il allait donner une tout autre dimension à la lutte contre le réchauffement planétaire. Changement d’ambiance, dix ans après, à l’ouverture de la COP30 sur le climat à Belém au Brésil, qui doit se tenir du 10 au 21 novembre 2025. En 2024, le thermomètre a affiché un réchauffement de 1,5 °C, les émissions mondiales de CO2 ont continué d’augmenter et sa concentration dans l’atmosphère a battu tous ses records. Avec la défection des États-Unis après la réélection de Donald Trump, l’universalisme de l’accord en a pris un sérieux coup.





