filtre:
analyse
2026
La cellule investigation de Radio France et le réseau ICI ont fait tester 91 œufs prélevés partout en France. Résultats : 52 contiennent des polluants éternels, 23 dépassent la norme de qualité. Deux échantillons ont des taux extrêmement élevés et une dizaine ont des dépassements importants.
Un géographe analyse des films d’effondrement
Les grands modèles de langage généralistes (ChatGPT, Claude, Gemini) ne sont pas neutres épistémiquement. Leur mécanisme d’apprentissage produit un biais structurel, pas nécessairement corrigé par le système d’IA dans lequel ils sont plongés, et dont l’intensité varie selon les disciplines : très faible en mathématiques, très fort dans les sciences sociales et humaines. Cet article propose une grille d’analyse fondée sur trois critères — densité du signal de vérité, résistance sociologique du paradigme dominant, séparabilité fait/valeur — appliquée à une classification en cinq catégories épistémologiques.
Après un été marqué par les canicules et incendies, Jean-Marc Jancovici, président du Shift Project est l'invité de France Inter.
Imaginez un instant : vous passez une IRM, l’examen révèle une petite anomalie dans votre cerveau, et pourtant, cette structure n’a jamais existé. Elle n’est le fruit ni d’une maladie ni d’un défaut de la machine, mais d’un algorithme d’intelligence artificielle qui, au moment de reconstruire l’image, a tout bonnement décidé d’ajouter quelque chose. Ce scénario, qui ressemble à un récit de science-fiction, vient d’être documenté par des chercheurs. Et il soulève un vertige légitime : jusqu’où peut-on faire confiance à des images médicales façonnées par des machines ? Plongée dans un phénomène aussi fascinant qu’inquiétant, à la frontière entre prouesse technologique et illusion pure.
Imaginez un géant qui, au lieu de traverser une pièce en quelques secondes, s’y attarde et piétine tout sur son passage pendant de longues minutes. Cette image, aussi simple soit-elle, résume assez bien ce que la science observe désormais à l’échelle de la planète concernant les cyclones tropicaux. Ces monstres météorologiques, capables de balayer des régions entières, présentent aujourd’hui une caractéristique inattendue qui bouleverse notre manière d’appréhender le risque : ils avancent moins vite. Et ce ralentissement, presque imperceptible d’une année sur l’autre, cache une réalité bien plus inquiétante qu’il n’y paraît. Car un cyclone qui traîne, c’est un cyclone qui frappe plus longtemps, qui déverse davantage d’eau et qui laisse derrière lui des dégâts démultipliés. Décryptons ensemble cette découverte qui redessine la carte des menaces climatiques.
Il fut un temps où l’on parlait des vagues de chaleur marines comme d’événements dignes d’un fait divers océanographique. Un pic de température ici, une anomalie là, quelques années séparant deux épisodes remarquables. Ces phénomènes intriguaient les scientifiques sans véritablement inquiéter le grand public. Mais cette époque semble bel et bien révolue. En plein cœur de l’été, alors que nos plages accueillent les baigneurs et que la Méditerranée affiche des températures records, une réalité bien plus vaste se joue dans les profondeurs. Ce que l’on croyait rare est devenu récurrent, et ce que l’on jugeait exceptionnel s’installe désormais comme une nouvelle normalité. Plongeons ensemble dans cette transformation aussi discrète que spectaculaire.
Il fut un temps où l’été tenait une promesse simple : après la lourdeur des après-midi brûlants, la nuit venait tout remettre en ordre. On ouvrait grand les fenêtres, l’air redevenait respirable, et le sommeil reprenait ses droits. Mais cette mécanique rassurante se grippe. En plein cœur de la saison chaude, de plus en plus d’habitants du continent constatent la même chose : la fraîcheur nocturne n’arrive plus. Une analyse européenne récente vient confirmer ce ressenti diffus par des données solides. Le phénomène des « nuits tropicales », ces nuits où le mercure ne descend jamais sous les 20 °C, gagne du terrain à une vitesse qui interpelle. Et si nos nuits d’été racontaient, mieux que nos journées, la transformation profonde du climat ?
La Russie s’enlise dans la guerre terrestre et accumule un retard technologique, tandis que ses ressources humaines et pétrolières décroissent. L’armée ukrainienne, soutenue par une industrie de défense innovante, ne parvient pas, pour autant, à basculer dans une posture offensive dans le combat terrestre.
Des millions de dollars investis, des décennies de travail, des équipes entières mobilisées. Et juste à côté, une parcelle où personne n’a posé le pied depuis quarante ans qui s’avère, au fil des inventaires, bien plus riche en espèces que celle qu’on a restaurée à grand renfort d’interventions humaines. Ce n’est pas une anecdote isolée : une méta-analyse portant sur 133 études a démontré que la régénération naturelle surpasse la restauration active pour atteindre le succès écologique dans les forêts tropicales, pour les trois grands groupes taxonomiques étudiés : plantes, oiseaux et invertébrés. Un résultat qui bouscule quarante ans de politique forestière mondiale.





