Jean-Baptiste Fressoz

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croissance verte

2025

Much of today's sustainability discourse emphasizes efficiency, clean technologies, and smart systems, but largely underestimates fundamental physical constraints relating to energy-matter interactions. These constraints stem from the fact that Earth is a materially closed yet energetically open system, driven by the sustained but low power-density flux of solar radiation. This Perspective reframes sustainability within these axiomatic limits, integrating relevant timescales and orders of magnitude. We argue that fossil-fueled industrial metabolism is inherently incompatible with long-term viability, while post-fossil systems are surface-, materials-, and power-intensive. Long-term sustainability must therefore be defined not only by how much energy or material is used, but also by how it is used: favoring organic, carbon-based chemistry with limited reliance on purified metals, operating at low power density, and maintaining low throughput rates. Achieving this requires radical technological shifts toward l
Ce matin, l'excellente chronique de Camille Crosnier sur France Inter (lien en com') me rappelle que je n'ai pas rêvé en voyant le professeur François Gemenne à Dubaï et Abu Dabi vanter les mérites de la croissance verte, de l'air climatisé sans CO2 et autres délires cornucopiens... Le tout comme c'est indiqué en dessous dans une vidéo sponsorisée par Saint Gobain. Tant qu'à faire, le groupe du CAC s'est payé un scientifique pour 6 épisodes, car François va aussi aux États-Unis, en Chine... Cette série de posts sponsorisés, c'est un peu le cauchemar absolu d'Amélie Deloche.
"La voie du tout-technologique est une impasse. Ses implications “extractivistes” finiront par nous rattraper collectivement." Philippe Bihouix Fascinés, nous assistons aux progrès technologiques qui s’enchaînent dans tous les domaines. Notre rapport à la "tech" a collectivement adopté tous les codes d’une religion messianique, mêlant légère crainte de l’avenir – ainsi des conséquences de l’intelligence artificielle – et promesse d’un monde meilleur, où l’abondance matérielle régnera et où le climat et la planète pourront être '"réparés". Mais avons-nous les moyens matériels des innovations à venir, les ressources pour nourrir cette future croissance "verte" ? Rien n’est moins sûr. Quelle autre voie suivre que celle promise par les techno-illusionnistes ?

2024

La « croissance verte » est-elle un simple oxymore ou un bienheureux slogan destiné à rendre compte des efforts à accomplir afin de réguler la « crise permanente » écologique actuelle ?
Bien que l’Afrique contribue pour moins de 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, elle supporte une charge disproportionnée de la crise climatique en ayant, qui plus est, un accès restreint aux liquidités indispensables au financement de ses objectifs de développement et de ses ambitions climatiques. Le continent ne bénéficie ainsi que de 3 à 4 % du financement climatique mondial alors qu’il compte neuf des dix pays les plus vulnérables aux changements climatiques. L’objectif est de passer à 10 % d’ici à 2030, a soutenu M. Kariuki.
Le gouvernement britannique a annoncé jeudi jusqu'à 24 milliards de livres (28,6 milliards d'euros) d'investissements privés dans l'énergie décarbonée, à quatre jours d'un "sommet sur l'investissement" où il escompte d'autres engagements de ce type, alors que sa popularité est en berne.Un « énorme vote de confiance »Le Premier ministre Keir Starmer voit dans cette annonce "un énorme vote de confiance" dans le gouvernement et sa "volonté inébranlable de stimuler la croissance" du pays.
Sans regard critique, les slogans et mots nouveaux qui rythment les débats sur la transition peuvent perdre de leur sens, voire avoir un effet délétère.
Industrie lourde, mobilité routière et aviation, chauffage des bâtiments et production d’électricité, la molécule H2 permettrait de décarboner toutes sortes d’activités polluantes. L’hydrogène incarne désormais le rêve techno-solutionniste : résoudre le problème du réchauffement climatique sans compromettre l’idéal de croissance. Face à ce consensus apparent, le monde entier s’emballe et les gouvernements débloquent des milliards pour prendre part à cette révolution annoncée.

2023

La croissance verte est un mythe, et ce ne sont pas des militants anticapitalistes mais une équipe de chercheurs qui le dit. Ils ont publié les résultats de leur étude* dans la très sérieuse et renommée revue Lancet Planetary Health. Selon leurs calculs, mêmes les pays qui ont réussi à réduire leurs émissions tout en augmentant leur PIB comme la France sont loin du compte et n’atteindraient la neutralité carbone que dans 220 ans en moyenne. Rencontre avec Jefim Vogel, l’un de ses auteurs, chercheur à l’Université de Leeds.
Sur les 800 chercheurs interrogés, 73 % demeurent sceptiques sur la croissance verte. Les théories de la décroissance ou de l’accroissance leur semblent plus pertinentes.


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