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technologie
2026
Aurélien Bigo est un chercheur spécialiste des transports et de leur impact sur nos sociétés. Il a soutenu une thèse en 2020 "Les transports face au défi de la transition énergétique. Explorations entre passé et avenir, technologie et sobriété, accélération et ralentissement", il est l’auteur de “Voitures - Fake or not ?” (Tana édition, 2023), qui fait un bilan chiffré de la mobilité individuelle pour mieux en comprendre les impacts. Il a également participé à l’écriture des scénarios mobilités du plan ADEME
Apparu avec la 1ère révolution industrielle, le système technologique menace de stériliser la Terre. Très schématiquement, le système technologique est formé par l’ensemble des sites d’extraction (mines, champs de monoculture), de transformation (usines) et de consommation (villes) reliés entre eux par des infrastructures de transport et de communication.
L’équivalent du CNRS en Espagne a récemment présenté une innovation importante. Il est ici question d’un nanomatériau polymère capable de refroidir de manière passive les surfaces jusqu’à 12,9°C en dessous de la température ambiante, le tout sans électricité. Quelles sont les autres caractéristiques de ce matériau ? Quels sont les applications possibles ?
Alors que les canicules, les sécheresses et les mégafeux s’intensifient, faut-il continuer à consacrer toujours plus d’énergie, de matières premières et d’argent aux datacenters, à l’IA ou à de nouveaux équipements scientifiques géants ? Philippe Bihouix, ingénieur et auteur spécialiste des ressources, de la transition énergétique et des enjeux technologiques, appelle à faire preuve de "techno-discernement" et à choisir collectivement ce qui mérite vraiment nos ressources limitées.
Dans son dossier «Expertiser le réel», Pages de gauche tente de redéfinir la place de l’expert en démocratie. La revue y expose, entre autres, les dérives néolibérales du recours à l’expertise. Le 1er texte sélectionné ici porte, en suisse, sur le retour forcé du nucléaire au mépris du vote populaire
Imaginez trois ordinateurs séparés par plusieurs mètres, voire davantage, qui parviennent à se transmettre de l’information sans qu’aucune particule matérielle ne fasse le trajet entre eux. Aucune donnée physique expédiée, aucun signal électrique parcourant un câble comme le ferait une lettre glissée dans une enveloppe. Et pourtant, l’information arrive bel et bien à destination. Ce scénario, digne d’un roman de science-fiction, vient de devenir une réalité de laboratoire. Trois processeurs quantiques distants ont réussi à communiquer grâce à un phénomène qui défie l’intuition : la téléportation d’états logiques. Voici comment cette prouesse fonctionne, ce qu’elle signifie concrètement et pourquoi elle pourrait bouleverser notre manière de concevoir les réseaux du futur.
Imaginez deux pierres précieuses posées à chaque extrémité d’un quartier entier, séparées par des routes, des bâtiments et plus d’un kilomètre de vide. Et pourtant, malgré cette distance, elles se comportent comme si elles formaient un tout indissociable. Ce qui ressemble à une scène de science-fiction est désormais une réalité de laboratoire. Des chercheurs sont parvenus à établir un lien invisible, mais bien mesurable, entre deux diamants distants de plusieurs centaines de mètres. Ce phénomène, que la physique appelle intrication quantique, quitte peu à peu les enceintes hermétiques des laboratoires pour affronter le monde réel. Et cette prouesse pourrait bien constituer l’une des premières briques du futur internet quantique. Décryptons ensemble cette avancée fascinante.
L’intelligence artificielle générative est présentée partout dans les médias dominants comme une « révolution ». Mais avec ce que son développement implique en termes de consommation d’eau et d’énergie, en particulier via les data centers, elle est avant tout un facteur d’accélération de la catastrophe environnementale et d’accentuation de ses effets sur les conditions d’existence des humains et non-humains. Dans cet article, septième d’une série thématique intitulée « Vampire Planet », Joshua Frank documente ce désastre en sillonnant la Californie.
Au Japon, des chercheurs ont peut-être découvert une solution à un problème datant d’un siècle. Ces scientifiques ont en effet mis au point le tout premier moteur électrostatique en plastique, fonctionnant sans aucun aimant ni rotor métallique. Cette innovation étonnante repose sur l’utilisation de fluides très particuliers : les cristaux liquides nématiques ferroélectriques.
Le monde se climatise à toute vitesse : du Japon (91 % des foyers) aux États-Unis (90 %), l’équipement explose, quand l’Europe plafonne à un foyer sur dix.





