Jean-Baptiste Fressoz

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puissance

2026

Les grandes puissances déploient des initiatives de connectivité qui redessinent la carte du monde. La Chine avec ses Nouvelles Routes de la soie, l’Union européenne et son Global Gateway, les États-Unis et le G7 à travers le Build Back Better World ou B3W/PGII… Tous ces projets traduisent une même ambition : organiser, sécuriser et contrôler l’internationalisation de l’économie, plutôt que la subir.
L’escalade dans le conflit entre les États-Unis et l’Iran s’intensifie. Les annonces des deux camps se multiplient ces derniers jours. L’Iran a frappé des cibles au Koweït, au Bahreïn et en Jordanie. Deux soldats américains ont été tués en Jordanie, un troisième est porté disparu et un quatrième a été tué en Irak. Quant aux États-Unis, ils ont bombardé l’Iran pour la neuvième nuit consécutive. Une centrale nucléaire aurait été visée, selon l’Organisation iranienne de l’énergie atomique. Comment analyser ces éléments ? Le protocole d’entente signé il y a un peu plus d’un mois entre les deux États est-il enterré ?
L’an dernier, les Etats-Unis ont dépensé à eux seuls plus dans leur arsenal que l’ensemble des autres Etats dotés de l’arme nucléaire réunis, selon un rapport publié lundi.
Dans le désert de Gobi, à l’écart de tout, un réacteur nucléaire de 2 mégawatts tourne depuis juin 2024 à pleine puissance. Rien d’impressionnant en termes de chiffres, c’est moins qu’une grosse éolienne. Mais ce qui se passe à l’intérieur du TMSR-LF1, installé à Wuwei dans la province du Gansu, n’a pas d’équivalent sur la planète : le premier réacteur au monde à combiner deux avancées longtemps recherchées, le refroidissement aux sels fondus et un cycle de combustible thorium fonctionnel. Et le piquant de l’histoire, c’est que cette technologie a été inventée aux États-Unis — et abandonnée il y a plus de cinquante ans.
La cinquantaine d'États qui participent cette semaine en Colombie à une conférence inédite sur la sortie des énergies fossiles pour tenter de contourner la paralysie des COP onusiennes forment une "nouvelle puissance", a déclaré dimanche à l'AFP son organisatrice Irene Velez Torres, la ministre colombienne de l'Environnement.
Bordeaux, le 15 avril 2026. Une équipe de chercheurs publie dans Science Advances une projection qui recalibre tout ce qu’on croyait savoir sur l’avenir climatique de l’Europe. L’AMOC, la Circulation méridienne de retournement de l’Atlantique, pourrait ralentir de 51 % d’ici à la fin du siècle dans un scénario d’émissions de gaz à effet de serre médian, selon ce papier publié par des chercheurs de l’Université de Bordeaux et du CNRS. Jusqu’à présent, les modèles climatiques prédisaient une diminution de 32 % en moyenne. La différence peut sembler abstraite. Elle ne l’est pas.
Les États-Unis, pionniers de la guerre des drones, voient leur avance remise en cause par l’essor de drones bon marché et produits en masse. La « guerre de saturation » en cours en Iran change les rapports de force : le nombre et l’adaptabilité deviennent aussi importants que la possession de systèmes technologiques très avancés et très coûteux. Washington accuse un retard stratégique plus que technologique et peine à adapter son modèle militaire.
L’échec d’un vote au Sénat pour limiter les pouvoir du président face à Téhéran, et celui annoncé d’un scrutin similaire à la Chambre des représentants, témoignent de l’émiettement du contre-pouvoir législatif aux États-Unis.
Antonio Guterres dénonce la montée en puissance de la loi du plus fort à l'ouverture d'une nouvelle session du Conseil des droits de l'homme.
Les lois de puissance s’appliquent aussi aux catastrophes climatiques. L’économie classique du climat et les modèles utilisés sont inadaptés. Les approches robustes permettent de combiner prudence pour éviter la catastrophe, et raisonnement économique.


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