« L’urgence est là, nous regardons ailleurs »
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économie mondiale
2026
Le Fonds monétaire international prévoit que l’économie d’une majorité de pays va souffrir des conséquences du conflit. Mais l’impact sera très inégal selon les régions.
Les prix du pétrole rebondissaient de 7% lundi en fin d'échanges asiatiques, remontant au-delà de 100 dollars le baril après l'annonce par les États-Unis d'un blocus des ports iraniens, tandis que les Bourses asiatiques sont apparues de nouveau sous pression. Le pétrole flambe à nouveau Alors qu'il était redescendu autour de 97 dollar
Donald Trump a annoncé dimanche un blocus américain du détroit d'Ormuz, accusant l'Iran de refuser de renoncer à ses ambitions nucléaires après l'échec de pourparlers directs qui visaient à mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient. S'il a assuré que les discussions à Islamabad, de plus de 20 heures, s'étaient "bien" déroulées et que "la plupart des points avaient fait l'objet d'un accord", le président des Etats-Unis a réaffirmé être prêt à frapper les infrastructures énergétiques iraniennes, indiquant que Téhéran avait refusé de céder sur la question nucléaire.
Arthur Keller expert en risques systémiques et strategies de resilience présente les conclusions alarmantes du Shift Project et de Rystad Energy sur notre avenir énergétique. Le pétrole abondant qui a structure nos villes et notre économie mondiale entre dans une phase de déclin irreversible. Avec un taux de remplacement de seulement seize pour cent chaque baril découvert cache six barils consommes. L’Union européenne fait face a un mur d’approvisionnement des deux mille trente qui imposera des renoncements majeurs. Nous quittons l’ère du toujours plus pour entrer dans l’ère du moins.
Le Fonds monétaire international assure, ce jeudi 9 avril, que la guerre pourrait plonger 45 millions de personnes dans l’insécurité alimentaire, du fait de la hausse des prix de l’énergie et les ruptures d’approvisionnement.
Une récente analyse révèle que les coûts économiques futurs liés aux émissions cumulées de CO2 d’origine anthropique pourraient être jusqu’à dix fois supérieurs à ceux engendrés aujourd’hui par ces émissions. En particulier, les émissions des États-Unis, longtemps premiers émetteurs, ont causé 10 000 milliards de dollars de coûts économiques à l’échelle mondiale depuis 1990 et pourraient en engendrer jusqu’à dix fois plus au cours des prochaines décennies, selon les estimations.
Patrons et professionnels de l'énergie ont mis en avant lundi au Texas leurs inquiétudes devant la tournure de la guerre au Moyen-Orient au début du plus grand rendez-vous mondial du secteur, où un ministre de Donald Trump a tenté de les rassurer.
La guerre au Moyen-Orient va-t-elle faire dérailler l'économie mondiale ? Si l'impact du conflit dépendra de sa durée et de son ampleur, les économistes craignent de plus en plus une augmentation généralisée des prix et un affaiblissement de la croissance.
L'Iran a assuré mercredi être prêt pour une guerre longue, douze jours après le début des attaques américano-israéliennes, un conflit régionalisé qui menace l'approvisionnement en pétrole de l'économie mondiale. Alors que les prix du baril augmentent, que des sites énergétiques sont frappés dans le Golfe, tout comme des navires dans le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le brut du Moyen-Orient, le président américain a, pour la deuxième fois cette semaine, estimé que la guerre pourrait se terminer "bientôt".
La guerre au Moyen-Orient va peser sur les cours du pétrole mais aussi plus globalement sur l'économie mondiale et le commerce, un choc qui dépendra de la durée et de l'ampleur du conflit. Y A-T-IL UN RISQUE DE CHOC PÉTROLIER ? Depuis ce week-end, l'embrasement régional au Moyen-Orient compromet sévèrement le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, artère stratégique entre l'Iran et le sultanat d'Oman par laquelle transite environ 20% du pétrole consommé dans le monde.



