« L’urgence est là, nous regardons ailleurs »
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2026
Les démocraties libérales traversent une zone de turbulence profonde. Partout, le même doute s’installe : nos systèmes politiques sont-ils encore capables de décider, de protéger, de tenir face à un monde plus instable, plus conflictuel, plus contraint ? Entre crises géopolitiques, tensions sociales, dérèglement climatique, fragmentation informationnelle et déplacement du pouvoir vers la finance et la technologie, les conditions qui ont permis à la démocratie de fonctionner au XXᵉ siècle se transforment rapidement. Dans ce contexte, la tentation de solutions plus autoritaires progresse, souvent au nom de l’efficacité, de l’ordre ou du « bon sens ».
Les coups de théâtre de la deuxième administration Trump témoigneraient d’une volonté de faire chuter les systèmes intérieur et international, estime, dans une tribune au « Monde », David J. Simon, maître de conférences en affaires internationales à l’université Yale.
We bevinden ons in een moment van diepgaande crisis voor zowel het liberalisme als het kapitalisme. Toenemende ongelijkheid, stagnerende productiviteit en klimaatafbraak – om er maar een paar te noemen – ondermijnen ons sociale systeem. In 2026 zullen deze crises, volgens econoom Grace Blakeley, alleen maar moeilijker te negeren worden.
2025
Door geen pad naar reductiedoelen te creëren lieten de VN-klimaatconferenties vrij spel aan de neoliberale vrije markt. Geïndustrialiseerde landen konden zo hun verantwoordelijkheid verder voor zich uitschuiven, meent expert internationale betrekkingen Frank Gerits van de Universiteit Utrecht. ‘Het is tijd dat we de oplossingen voor de klimaatopwarming niet gaan zoeken bij dezelfde actoren die deze crisis veroorzaakt hebben.’
Le patron multimilliardaire de LVMH s’en prend ce samedi 20 septembre dans le journal britannique «Sunday Times» à l’économiste qui propose la taxe sur les grandes fortunes défendue par la gauche.
Quelque chose a basculé. Donald Trump a repris la Maison Blanche, mais dans son sillage, d'autres figures ont pris place. Et si la Silicon Valley, longtemps perçue comme un bastion progressiste, était devenue le laboratoire d’une révolution autoritaire à l'échelle planétaire ? Nourris par d’obscurs penseurs étourdis de rêves fascistes ou monarchiques, des milliardaires de la tech appellent à la mort de l’État-nation et prophétisent la fin des démocraties libérales. Leur horizon politique : la sécession. Car la fin d’un monde, c’est surtout le commencement du leur. L’objectif de ces nerds de l’Apocalypse ? Imposer leur vision d'un futur privatisé, exclusif, fait d'enclaves libertariennes dirigées comme des entreprises. Bienvenue dans le Moyen-Age du futur.
L’ordre économique des États-Unis se fonde sur le marché et l’initiative individuelle, où la protection sociale est minimale et le salut recherché dans l’effort personnel. Ce capitalisme brut, mêlant étouffement et dynamisme, engendre un darwinisme social et économique féroce. Tout y est éphémère, instantané, sans cesse réinventé, tel un marché permanent où l’échec est un tremplin et la réussite un amplificateur. Ceux qui y ont vécu reconnaissent cette fragilité structurelle, loin de la robustesse apparente.
L’interventionnisme renforcé de Washington dans les entreprises illustre l’émergence d’un capitalisme « post-néolibéral », observe Marie Charrel, journaliste au « Monde, dans sa chronique. Un retour de l’Etat au service d’un projet autoritaire qui n’a que faire de la redistribution et de la justice sociale.
Populiste, autocratique, unilatéraliste, mercantiliste, antiwoke… Difficile de définir l’idéologie du président américain. Ce qu’il n’est pas, en revanche, c’est libéral, que ce soit sur le plan politique, culturel et même économique fait valoir l’historien Jérôme Perrier.
Si les réseaux sociaux et les nouveaux médias sont souvent associés à la désinformation et à la propagande étrangère, dans des pays comme la Serbie ou la Hongrie ce sont davantage les acteurs médiatiques conventionnels qui se livrent à de telles dérives, estiment Sabina Mihelj et Vaclav Stetka, chercheurs spécialistes de la région, dans une tribune au « Monde ».



