Jean-Pascal Van Ypersele

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2020

Le Covid-19 menace-t-il notre sécurité alimentaire ? Pour Pablo Servigne, qui travaille depuis de nombreuses années sur les scénarios d’effondrement de nos sociétés, il est temps de tirer toutes les leçons de la crise sanitaire et économique provoquée par la pandémie. À commencer par remettre en cause la mondialisation économique, tout en évitant le retour à l’égoïsme des États.
L’Espagne est « très proche (…) d’avoir mis fin à la transmission » entre personnes grâce aux « efforts » de la population, selon le directeur du Centre d’urgences sanitaires.
Le Covid-19 a remis sur le devant de la scène les zoonoses, ces maladies qui nous viennent des animaux. Elles sont nombreuses et certaines sont anciennes. Toutes elles interrogent notre rapport à un écosystème dont nous ne cessons d’altérer la biodiversité.
Les premiers chiffres sur l’effet des mesures de confinement sur l’économie européenne sont tombés jeudi. L'institut européen de statistique, Eurostat, constate au premier trimestre un recul de la production de richesse dans la zone euro de 3,8% par rapport au trimestre précédent. Cette baisse, une estimation préliminaire, est la plus forte enregistrée depuis que l'institut publie ces chiffres (1995). Le confinement, qui explique cette récession, n’a marqué que les dernières semaines de la période, l’économie va donc s’enfoncer plus profondément encore dans le rouge au cours du deuxième trimestre.
Le monde "aurait dû écouter" l'OMS qui a tiré la sonnette d'alarme sur le nouveau coronavirus dès la fin janvier, a affirmé lundi le patron de l'organisation, soulignant que les autorités sanitaires mondiales ne peuvent pas obliger les pays à suivre leurs recommandations.
Le président américain Donald Trump a été à maintes reprises alerté quant aux dangers du nouveau coronavirus dans des rapports des services de renseignements en janvier et février, a indiqué lundi le Washington Post.
Stupeur à Berlin, mardi. Le taux de reproduction (R0) du coronavirus, très surveillé par les autorités, a de nouveau atteint le seuil de 1,0. En d'autres termes, cela signifie que chaque malade contamine une autre personne. Depuis le début de l'épidémie, le gouvernement et les virologues n'ont eu de cesse de souligner l'importance d'avoir un taux inférieur à ce seuil. Redescendu à 0,7 à la mi-avril, il est reparti à la hausse alors que les mesures de restriction ont été assouplies. Si la tendance se confirme, le déconfinement risque de connaître un coup d'arrêt chez nos voisins.
Vincent Mignerot est un essayiste qui essaye de donner matière à penser sur l'existence, et en particulier sur l'écologie et les risques d'effondrement. Il a co-fondé avec Joëlle Leconte le groupe Transition 2030 sur Facebook et a créé l'association Adrastia. Dans cette interview confinée, nous explorons ce que la crise sanitaire du coronavirus change dans le monde de la collapsologie et si cette période a modifié ou conforté ses théories.
On parle de l'extrême complexité technique de notre monde, de la grande difficulté à développer la résilience, et de l’éternel débat entre lanceurs d’alerte écolo et cornucopiens techno-béats.
Le président américain a justifié cette annonce, mardi, en raison de la « mauvaise gestion » de l’Organisation mondiale de la santé face à l’épidémie de Covid-19.
Le président américain reproche à l'Organisation mondiale de la santé d'avoir cherché à «dissimuler la propagation du virus» et d'être trop favorable à la Chine.
Alors que l'origine animale du Covid-19 est avérée, les scientifiques alertent sur le risque de voir se propager d'autres pandémies si l'Homme poursuit son utilisation toujours plus intense des ressources planétaires et la destruction des écosystèmes.
La pandémie est, selon lui, une « crise cardiaque générale », qui montre l’« extrême vulnérabilité de nos sociétés ».
Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a averti jeudi que les terroristes peuvent tirer des leçons de pandémies telles que la crise actuelle liée au Covid-19 pour commettre des attaques bioterroristes.
Pablo Servigne est l'un des créateurs de la "collapsologie", qui étudie l'effondrement possible de la civilisation industrielle. Il revient pour France Inter sur la brutalité de la crise du coronavirus, qui met en évidence selon lui la vulnérabilité de notre modèle de société. Et donne l'occasion d'y réfléchir.
Ce fut une expérience unique. Deux rédactions – une flamande et une francophone – ont décidé de rassembler en conclave des "sages" issus des deux parties du pays. Des juristes, un économiste, un historien, deux capitaines d’industrie de premier rang et deux jeunes patrons de start-ups se sont retrouvés à Val Duchesse, dans ce "parfum de crise" qui prévaut après tant de tentatives infructueuses pour former un gouvernement. Y a-t-il une solution pour ce pays en déroute? Nous n’avons pas recherché de formule miracle, car cela reviendrait à sous-estimer la complexité du casse-tête sorti des urnes le 26 mai 2019. Nous avons élaboré plusieurs pistes de réflexion à partir desquelles un gouvernement, quel qu’il soit, pourrait aller de l’avant. Malgré ses pleins pouvoirs, le gouvernement de crise Wilmès II n’a rien résolu sur le fond. Le débat n’est que reporté de quelques mois.
Alors que la baisse du prix du pétrole pourrait inciter certains à freiner la transition énergétique, plusieurs experts rappellent l’urgence de se tourner vers les énergies renouvelables. Outre le risque climatique, il s’agit aussi d’éviter une nouvelle crise planétaire  due à des tensions sur l'or noir, une fois la pandémie dépassée. Toute la semaine, Novethic se penche sur la fragilité de nos modèles économiques, secteur par secteur, mise en lumière par la crise sanitaire actuelle.
Le Coronavirus a poussé la quasi totalité de l’humanité à se confiner. En toute logique, les conséquences pour l’environnement s’avèrent des plus salvatrices avec entre autres, baisses des émissions de CO2 et de la pollution atmosphérique. Le PIB ralentit, la planète s’en porte mieux. Les Décroissants en ont rêvé, le Coronavirus l’a fait ? Non!
Le spécialiste des risques systémiques et des stratégies de résilience Arthur Keller présente son analyse de la situation actuelle et formule un appel à se mobiliser – mais pas n'importe comment – pour préparer utilement l'après-confinement. L'heure est grave, et nous pouvons en faire une opportunité de rectification de la trajectoire des sociétés modernes si (et seulement si) nous nous mobilisons fermement et sans attendre pour préparer depuis chez nous le grand changement dont le monde a besoin. Cela implique de s'organiser collectivement pour poser les questions fondamentales, pour élaborer un grand projet au service d'une nouvelle vision de l'avenir elle-même nourrie par des imaginaires ancrés dans un référentiel de valeurs renouvelé... et pour arriver avec des réponses, des propositions, des initiatives concrètes applicables à court terme. Cela implique aussi d'être prêt à affronter les tactiques du système dominant, les postures ordinaires d'individualisme, de repli idéologique et/ou d'aliénati
La crise sanitaire provoquée par la diffusion du Covid-19 a changé d’échelle. Le 11 mars, l’OMS reconnaissait l’état de pandémie mondiale. Tous les pays du monde sont désormais concernés, le principal foyer de propagation du virus étant, à l’heure qu’il est, l’Europe. Cette extension s’est accompagnée d’un dévissement des marchés financiers qui constitue un nouveau vecteur de propagation de la récession dans le monde. À court terme, celle-ci générera une réduction des rejets atmosphériques de CO2 d’une ampleur inédite.
Face au déroulement actuel des événements, en tant que citoyen et intellectuel belge, ma conscience m’oblige à partager cinq urgences éthiques auprès de la Première Ministre, Sophie Wilmès. Toutes sont déplaisantes, toutes doivent être pensées, écrites et dites. Nous n’y sommes pas habitués, la responsabilité politique est de nous y préparer, avec détermination et transparence démocratique....