Jean-Pascal Van Ypersele

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Rien n'a changé depuis 2022. Effondrement en cours... Barrau, Janco, VDB, Keller - extraits
Les prix européens du gaz ont plus que doublé en quelques mois, et viennent d’atteindre un nouveau record depuis 2022 sur fond de guerre au Moyen-Orient, de réserves pas remplies et de difficultés d’approvisionnement. De quoi franchement craindre une flambée des prix à l’automne…
Le mois de juillet a été le plus meurtrier pour les civils en Ukraine depuis mai 2022, après quatre ans et demi d'invasion russe, selon un rapport publié jeudi par l'ONU.
Il y a des chiffres qui, à eux seuls, racontent l’ampleur d’un bouleversement. Cet été, alors que les massifs forestiers français crépitent sous une chaleur tenace, les compteurs des surfaces brûlées affolent les spécialistes du feu. Nous ne sommes pas encore à la fin du mois de juillet, et pourtant, l’année 2026 a déjà englouti l’équivalent des trois quarts du terrible record de 2022. Or, cette année-là avait été qualifiée de pire saison depuis un demi-siècle. Le plus troublant ? Les semaines les plus dangereuses, celles où les incendies frappent traditionnellement le plus fort, n’ont même pas encore commencé. Voici comment un seul été a pu rattraper une année entière de désolation.
Un intense incendie s’est déclaré le 22 juillet dans les paysages forestiers de Gironde. Au centre d’hébergement du Porge, le cauchemar de l’été 2022 est dans toutes les têtes.
Il y a des chiffres qui claquent comme un coup de tonnerre dans un ciel déjà chargé. En France, on pensait avoir touché le fond en 2022, cette année noire où les flammes avaient dévoré des paysages entiers du Sud-Ouest jusqu’aux Monts d’Arrée, marquant durablement les esprits. On la croyait indépassable, gravée dans les mémoires comme un sommet que l’on n’atteindrait plus. Et pourtant, en ce cœur d’été, les satellites du Système européen d’information sur les incendies de forêt viennent de mesurer l’inimaginable : à la mi-juillet, la France avait déjà brûlé davantage qu’en toute l’année 2022. Six mois ont suffi pour balayer un record que l’on croyait solidement ancré. Derrière ces mesures venues de l’espace se cache une réalité climatique brutale, et des questions qui deviennent chaque année plus pressantes.
Le mois de juin 2026 a été le plus meurtrier pour les civils en Ukraine depuis avril 2022, après plus de quatre ans d'invasion russe, selon un rapport publié mardi par l'ONU.
Dans un rapport publié mardi 14 juillet, l’ONU souligne que 45 % des victimes sont liées à des missiles et drones de longue portée, les frappes touchant principalement des villes.
Le gaz naturel liquéfié russe (GNL) importé dans l'UE a atteint au 1er trimestre un niveau record depuis 2022, année du début de la guerre en Ukraine, selon une étude du centre de réflexion IEEFA publiée mercredi qui souligne la dépendance du continent européen au gaz russe, au moment où le conflit au Moyen-Orient bouleverse l'approvisionnement mondial en hydrocarbures. Tirées par la France, l'Espagne et la Belgique, les importations de GNL russe par l'UE ont augmenté de 16% au premier trimestre 2026 sur un an, atteignant 6,9 milliards de m3, un plus haut depuis 2022, selon une étude de l'Institute for Energy Economics and Financial Analysis publiée mercredi.
Le patron de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) estime que la crise énergétique liée à la guerre au Moyen-Orient, la pire que le monde ait connue, devrait à terme accélérer le développement des énergies renouvelables, nucléaires et des véhicules électriques, dans une interview à paraître mardi dans le journal français Le Figaro.