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A69
2026
Alors que la justice avait ordonné l’arrêt des pelleteuses pendant trois mois en 2025 sur le chantier de l’autoroute Toulouse-Castres, le ministère des Transports a reconnu mardi 3 mars avoir pris «en charge les surcoûts» imposés à Atosca.
Alors que le chantier de l’autoroute contestée a été interrompu par la justice pendant trois mois en 2025, l’État a reconnu avoir versé 79 millions d’euros à Atosca pour prendre en charge les «surcoûts» liés à cet arrêt.
Mercredi, sur le chantier de l’autoroute A69, des engins de travaux ont été aperçus sur une parcelle censée avoir été évacuée par Atosca après une décision judiciaire de janvier. Les opposant·es dénoncent un passage en force du concessionnaire.
Le long du tracé de l’A69, des agriculteurs attendent toujours de récupérer une partie des terres cédées au concessionnaire. Une opération d’aménagement foncier d’ampleur, qui fracture durablement le monde agricole.
Le maître d’œuvre et futur concessionnaire Atosca annonce, jeudi 22 janvier, que la pose du revêtement a commencé sur les 53 kilomètres devant relier Castres à Toulouse. Même si tous les recours judiciaires n’ont pas été épuisés, la liaison autoroutière devrait entrer en service en octobre.
Cette mesure vise des zones situées aux abords du tracé de l’autoroute, occupées par des engins de BTP et des bases de vie, mais la construction de l’autoroute, dans sa phase finale, peut se poursuivre, en vertu d’une décision de la cour administrative d’appel du 30 décembre.
2025
En février, le tribunal avait invalidé l’autorisation environnementale. Les opposants ont annoncé se pourvoir en cassation devant le Conseil d’État.
Le tribunal administratif d’appel de Toulouse a scellé l’avenir de l’autoroute A69, le 30 décembre, en autorisant la poursuite du chantier. Les militants ont annoncé engager un pourvoi en cassation.
Ce mardi, la cour administrative d’appel de Toulouse a rétabli les autorisations environnementales du projet contesté d’autoroute entre Castres et Toulouse, permettant au chantier de se poursuivre légalement. La saga judiciaire se poursuit désormais avec le pourvoi en cassation des opposant·es et l’ouverture récente d’un volet pénal.
Le parquet de Toulouse a annoncé avoir saisi le juge des libertés et de la détention d’un référé pénal environnemental visant les travaux de l’autoroute A69, après une plainte déposée le 10 décembre par l’association France Nature Environnement (FNE) Occitanie.



