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Irak
2026
Alors que houthistes yéménites contrôlent l’accès à la mer Rouge, l’oléoduc Est-Ouest, seule option terrestre au blocage du détroit d’Ormuz, a été visé le 10 septembre. Les deux principales voies d’exportation du royaume saoudien sont désormais menacées par les attaques de l’axe pro-iranien.
Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, Riyad a augmenté les volumes de brut transportés par cet oléoduc, qui relie Abqaïq, près du Golfe, au port de Yanbou, sur la mer Rouge, pour contourner le verrouillage du détroit d’Ormuz par l’Iran.
Le détroit d'Ormuz est au cœur d'un bras de fer entre Téhéran et Washington. Pour Bagdad, l'enjeu est aussi économique : une grande partie de ses revenus dépend du passage de son pétrole par cette voie maritime.
Les frappes conjointes américano-saoudiennes en Irak, mercredi, représentent la première opération militaire à laquelle l’Arabie saoudite participe avec Washington depuis le début de la guerre contre l’Iran. Une étape dangereuse vient-elle d’être franchie ?
Après avoir accusé des groupes armés pro-iraniens d’avoir ciblé ses infrastructures énergétiques avec des drones, Riyad a mené, aux côtés de Washington, une opération militaire contre des positions en Irak.
Les deux pays ont visé plusieurs sites logistiques et d’armement, dans la nuit de mardi à mercredi 29 juillet, utilisés par des groupes armés pro iraniens. Les frappes ont fait au moins vingt morts.
Les exportations de pétrole de l'Irak par le détroit d'Ormuz, enjeu majeur du conflit au Moyen-Orient, ont quasiment été divisées par dix en avril par rapport aux mois d'avant-guerre, a annoncé samedi le nouveau ministre du Pétrole du pays. "L'Irak exportait auparavant 93 millions de barils par mois via le détroit d'Ormuz, mais en avril nous n'en avons exporté que 10 millions, à cause de la guerre", a déclaré Bassem Mohammed Khudair lors de sa prise de fonctions, à la suite de la formation d'un nouveau gouvernement jeudi.
Réunies sous l’étendard de la Résistance islamique en Irak, les milices chiites irakiennes sont entrées en guerre aux côtés de l’Iran au lendemain des premières frappes américano-israéliennes, le 28 février. Elles ont lancé des attaques contre les intérêts américains et étrangers en Irak, ainsi qu’en Syrie, en Jordanie, à Bahreïn et au Koweït.
L'Irak a annoncé mercredi la reprise d'une fraction de ses exportations pétrolières, soit 250.000 barils de pétrole par jour (bpj) acheminés par oléoduc jusqu'à un port turc, après un accord avec les autorités du Kurdistan autonome irakien. Avec la guerre au Moyen-Orient déclenchée le 28 février par l'offensive israélo-américaine contre l'Iran, l'Irak membre fondateur de l'Opep avait totalement cessé ses exportations - totalisant d'ordinaire quelque 3,5 millions bpj - et les autorités cherchaient des alternatives au détroit d'Ormuz rendu quasiment impraticable par l'Iran.
L'Irak ultra-dépendant de sa manne pétrolière est en contact avec l'Iran pour faire passer ses pétroliers via le détroit d'Ormuz, a annoncé le ministre du pétrole irakien qui veut relancer les exportations de son pays malgré la guerre au Moyen-Orient. Avant le conflit, l'Irak expédiait son pétrole - quelque 3,5 millions de barils par jour- essentiellement depuis ses infrastructures portuaires de Bassorah dans l'extrême sud du pays, unique accès sur la mer du Golfe et le reste du monde via le stratégique détroit d'Ormuz. Mais l'Iran a quasiment paralysé la circulation dans cette voie maritime, en représailles à l'attaque israélo-américaine lancée le 28 février.



