Jean-Pascal Van Ypersele

OA - Liste

filtre:
les

2026

Deux tiers de la France restent écrasés vendredi par une canicule d'ampleur exceptionnelle, mais quelques départements sortent du niveau d'alerte maximale et une baisse progressive des températures pointe à l'horizon. Le pays déplore 55 décès par noyade, majoritairement survenus sur des points de baignade non surveillés.
Selon une récente publication, des chercheurs ont étudié une intrigante masse d’eau froide près de Terre-Neuve, au Canada. Il s’agit d’un « blob froid » qui pourrait malheureusement signer la fin de la circulation méridienne de retournement atlantique (AMOC), des courants essentiels au maintient d’un climat tempéré en Europe.
Le directeur de recherche CNRS au Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive de Montpellier tient une chronique écologique pour «Libération» : «l’Albatros hurleur».
L’Etat a prouvé, à de nombreuses reprises, qu’il savait mobiliser les ressources nécessaires dans les moments graves et cruciaux. Mais il serait préférable de les éviter en prenant les décisions adéquates en amont, y compris quand elles sont impopulaires.
L’été 2026 en Belgique affiche déjà des records de chaleur attendus seulement en 2040, selon certains climatologues. Une accélération du réchauffement bien au-delà des prévisions initiales ?
La vague de chaleur qui accable l'Europe depuis plusieurs jours aurait été "quasiment impossible" il y a 50 ans et le changement climatique en est "incontestablement" la cause, affirme le World Weather Attribution (WWA) dans une analyse "rapide" publiée vendredi.
La canicule monte à la tête des réactionnaires, qui l’instrumentalisent pour tirer à boulets rouges sur les écologistes, jugés responsables de la situation. En se focalisant sur la question de la climatisation, ils oublient des enjeux bien plus larges.
Cette situation tend à se normaliser. Mais ce qui se profile devant nous va encore bien au-delà. Si nous avions 42 degrés tous les quinze jours, ce ne serait pas vraiment le cœur du sujet. Les chercheurs ne passeraient pas leur temps à alerter l'opinion publique. Le problème est bien plus profond. Lorsque les températures s'élèvent puis redescendent, elles empêchent de produire ce dont nous avons besoin pour vivre. Elles affectent notre capacité à nous nourrir, à disposer d'eau, à produire un hamburger ou un jean.
Les nuits resteront également très difficiles, le mercure ne descendant parfois pas sous les 25 à 27°C.
Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaeil Baghaei, réagissait à des propos du secrétaire général de l’Alliance atlantique, Mark Rutte. En visite à Washington, celui-ci a affirmé que des avions américains avaient pu utiliser des bases européennes pendant le conflit.