Jean-Pascal Van Ypersele

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catastrophe

2026

La colère et l’exaspération face aux dégâts causés par les incendies et autres catastrophes climatiques est légitime. Mais elles devraient porter sur l’insuffisance de l’action collective, et non servir à réécrire l’histoire.
Nouveau format sur Limit pour revoir les narratifs dominants dans les films. On espère que ça va vous plaire et si vous avez des retours nhésitez pas à en faire en commentaire
Face aux mégafeux, la sidération ne suffit plus. Pour le chercheur français Théodore Tallent, les crises climatiques peuvent rebattre les cartes politiques, à condition qu’une offre politique crédible parvienne à émerger. Rencontre.
Dimanche, « la quantité de pluie qui tombe habituellement en un mois est tombée en une heure », a fait savoir le ministre de l’intérieur, Maximo Pavez, au sujet de cet événement qui a débuté le 15 juillet.
Plus d'une centaine de maisons ont été détruites par le feu à Drammen, en Norvège, rapporte le journal local Verdens Gang.
Sur France 24, le directeur exécutif de Human Rights Watch, Philippe Bolopion, juge l'administration Trump "catastrophique" pour les droits de l'homme, aux États-Unis comme à l'international. Il l'accuse de vouloir "détruire l'idée même de justice internationale" et dénonce un exemple américain "corrosif" pour le reste du monde.
L'opposant russe Boris Nadejdine, visé par des poursuites judiciaires qui compromettent sa campagne aux élections législatives, a affirmé à l'AFP que le président Vladimir Poutine menait la Russie vers une possible "catastrophe".
À Moynaq, en Ouzbékistan, des coques de chalutiers rouillées gisent dans le sable, à des dizaines de kilomètres de la moindre flaque d’eau. Ces carcasses métalliques appartenaient autrefois à une flotte de pêche prospère. Aujourd’hui, elles sont les vestiges d’une des pires catastrophes écologiques provoquées par l’homme au XXe siècle : la disparition presque totale de la mer d’Aral.
Dix jours de canicule en juin nous laissent collectivement traumatisés. Trop de souffrance, de deuils, de morts, mais aussi d’inconséquence et d’inanité du débat politique concernant les leçons à tirer, les ruptures à mettre en œuvre et les processus législatifs à enclencher pour prévenir l’effondrement. La douleur a été incommensurable : hôpitaux submergés, soignants exténués, patients à même le sol pour des hyperthermies, des malaises cardiaques, des insuffisances respiratoires…
Cette situation tend à se normaliser. Mais ce qui se profile devant nous va encore bien au-delà. Si nous avions 42 degrés tous les quinze jours, ce ne serait pas vraiment le cœur du sujet. Les chercheurs ne passeraient pas leur temps à alerter l'opinion publique. Le problème est bien plus profond. Lorsque les températures s'élèvent puis redescendent, elles empêchent de produire ce dont nous avons besoin pour vivre. Elles affectent notre capacité à nous nourrir, à disposer d'eau, à produire un hamburger ou un jean.