Jean-Pascal Van Ypersele

OA - Liste

filtre:
numérique digital

2026

Après un laissez-faire de plusieurs décennies, les expérimentations se multiplient pour rendre les États européens moins dépendants des technologies américaines. Alors que Donald Trump menace de couper les vivres numériques à l'Europe, à quel point le recours à des outils fabriqués et gérés aux États-Unis est-il dangereux ?

2025

L'administration américaine a interdit de visa, mardi, quatre activistes de lutte contre la désinformation, leur reprochant d'avoir joué ⁠un rôle dans la "censure" des plateformes américaines du numérique. Est également visé l'ancien commissaire européen Thierry Breton, artisan du "Digital Services Act" (DSA), la législation européenne sur le numérique, honnie par Donald Trump.
Interdiction de nombreuses applications de communication, obligations multiples imposées aux entreprises digitales et aux citoyens au nom de la transparence et de la lutte contre l’« extrémisme », caméras de surveillance omniprésentes dans les grandes villes, systèmes de reconnaissance faciale de plus en plus efficaces… Le contexte actuel est propice au développement, en Russie, d’un système intégré permettant au pouvoir de surveiller ses citoyens toujours plus étroitement.
On parle beaucoup de la consommation énergétique liée au numérique. Mais l’épuisement des ressources minérales que le secteur induit pèse pour beaucoup dans son impact environnemental.
Un tiers des Québécois seraient ouverts à l’idée de passer une semaine sans avoir recours à des appareils technologiques, révèle une nouvelle enquête publiée par l’Académie de la transformation numérique (ATN). Mais pour la grande majorité des gens d’ici, conjuguer vie numérique et comportement écoresponsable est difficile, voire impensable.

2024

L'Agence de la transition écologique a publié lundi deux études consacrées aux centres de données et aux besoins en métaux dans ce secteur en constante expansion.
On a vu ces dernières années la publication d‘études explorant comment l’IA pourrait accélérer la conception et la construction de réacteurs nucléaires ou réduire les coûts d’exploitation des centrales nucléaires. Paradoxalement, c’est aussi cette technologie, très énergivore, qui incite aujourd’hui les géants de la tech à se tourner vers le nucléaire pour répondre à leurs besoins croissants en énergie. Après Microsoft et Google, Amazon vient d’annoncer son recours à cette électricité verte pour répondre à la hausse de ses besoins énergétiques tout en réduisant son empreinte carbone.
Ces deux groupes parient sur la même technologie. Il faudra des années avant que l’idée ne se matérialise.
Le monde numérique est le nouveau moteur des pensées d’extrême droite qui y prolifèrent. Élections françaises, présidentielle étasunienne... il pourrait contribuer à les mettre, très concrètement, au pouvoir. C’était l’époque des belles promesses, celle de l’avenir radieux d’internet qui allait nous ouvrir vers le monde et les autres, multiplier les connaissances et partager les savoirs.
Le programme national de recherche Spin, qui vise à garantir une économie numérique "frugale" et "durable", a officiellement été lancé lundi à Grenoble dans le laboratoire Spintec.Le programme Spin, piloté par le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et le Centre national pour la recherche scientifique (CNRS), s'inscrit dans le plan "France relance 2030". Doté de 38 millions d'euros sur huit ans, il doit servir à financer la recherche la plus fondamentale en spintronique.