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2026

Les technofascistes ont fait de l’intelligence artificielle le bras armé de leur projet de société. Pourtant, rien ne leur appartient vraiment : ni les outils, ni les savoirs qui les nourrissent. Cet essai est un manuel de combat qui appelle à s’emparer de l’IA pour transformer cette arme d’oppression en outil d’émancipation. Contre le mythe de la « super- intelligence », des contre-cultures interrogent la possibilité d’un autre imaginaire technologique. Des artistes, activistes et hackers détournent déjà l’intelligence artificielle pour inventer de nouveaux usages, subversifs et libérateurs. Les mini-IA , l’open source, les serveurs locaux, l’espace latent et les failles du système sont à la fois le nouveau front et les nouvelles munitions pour sortir de l’impuissance technologique. Car l’IA est plus qu’une arme dans la bataille culturelle, elle est le terrain de cette bataille. Entre le technosolutionnisme béat et le rejet en bloc, une alternative se dessine. Détourner, dévoiler, saboter, désaligner, décolo
De Amerikaanse schrijfster Rebecca Solnit geeft met haar nieuwste boek actievoerders hoop. Ondanks tegenwerking en de wereldwijde rampspoed rond klimaat, autoritair leiderschap en ondermijning van minderheden is volgens haar onderhuids een succesvolle beweging gaande richting blijvende verbeteringen.
Faire l’histoire de l’intelligence artificielle ne consiste pas à raconter les progrès d’une discipline née en 1956 à Dartmouth. C’est restituer la généalogie longue d’une idée — celle d’une intelligence détachable de l’humain — qui s’est élaborée simultanément dans la philosophie, les mathématiques, les arts, les techniques et les fictions. Du géant Talos aux automates de Vaucanson, de Leibniz aux neurones formels, des hivers de l’IA aux modèles génératifs : une même histoire culturelle, dont ChatGPT n’est qu’un épisode récent. Cet ouvrage collectif, dirigé par Alexandre Gefen, réunit historiens des sciences, philosophes, informaticiens et théoriciens des arts. Richement illustré, ponctué de chronologies et d’essais transversaux, il déploie un panorama d’une ampleur et d’une originalité inédites. Contre la panique morale et la fascination béate, contre les récits de la rupture radicale comme les prophéties de la fin de l’homme, il s’agit de replacer l’IA dans une continuité historique tout en prenant au séri
Implantation à marche forcée de data centers avides d’énergie et d’eau, bouleversement du marché du travail, usages militaires affranchis de toute éthique, robots conversationnels se substituant aux vrais amis, chaos sur les réseaux sociaux… La réalité de l’intelligence artificielle que les grandes entreprises de la tech veulent nous imposer est à des années-lumière de la nouvelle ère d’abondance qu’elles nous vendent. Si nous avons une vague conscience du danger, il nous est souvent difficile de nous figurer l’étendue de ce qui se joue. C’est l’objet de ce livre : appréhender tous les impacts de manière systémique pour comprendre qu’ils ne sont pas des bugs indésirables dans la machine, mais la conséquence logique de la concentration du pouvoir dans les mains de quelques-uns. Il est urgent de mettre en débat la place de l'IA dans nos vies, de poser des limites à son usage et de reprendre le pouvoir sur notre quotidien. Lou Welgryn et Théo Alves Da Costa codirigent Data for Good, une association de citoyens
La lecture de ce livre fait froid dans le dos, ce qui est quelque peu paradoxal si l’on songe qu’il traite du réchauffement de la planète. Elle est tout de même vivement recommandée par ces temps de « nouveau choc pétrolier » – dixit (mardi 24 mars, je crois) Roland Lescure, ministre français de l’Économie et des Finances, lequel déclarait pourtant il y a trois semaines, au début de l’agression israélo-américaine contre l’Iran, « on comprend que face à une hausse du prix du baril, on puisse avoir une hausse de quelques centimes du prix à la pompe ; mais à ce stade, c’est tout ». Ouiche. On en est à quelque cinquante centimes de plus par litre… Ça valait bien un « choc », s’pas ?
Dix ans après l’accord de Paris qui fixait l’objectif de réduire drastiquement les émissions mondiales de CO2, la Terre a atteint un réchauffement de 1,5 °C, soit exactement l’augmentation qu’il s’était engagé à éviter. Avant même le dépassement de cette limite (overshoot), les catastrophes climatiques ont frappé avec une force toujours plus dévastatrice, tandis que l’industrie des combustibles fossiles enregistrait les plus gros profits jamais réalisés. Et pourtant, l’idée s’est imposée que la cause était désormais perdue : l’intolérable est devenu inévitable. Nous fonçons désormais vers un réchauffement de 2° C et le mieux à faire serait d’essayer de refroidir la Terre, vers la fin du siècle, à l’aide de technologies qui sont très loin d’avoir fait leurs preuves… Telle est la logique folle de l’idéologie du dépassement dont Andreas Malm et Wim Carton, à la manière d’historiens du présent, montrent comment elle a affecté tous ceux qui travaillent sur le changement climatique, des décideurs politiques aux jou
Coordonné par Lola Keraron, «Terres partagées» explore une vingtaine d’expériences de fermes collectives pour mieux sortir de l’agro-industrie. Un ouvrage nourri de reportages et d’analyses, qui pose une question centrale : «Comment reprendre la main sur nos besoins essentiels et cultiver une forme d’autonomie collective ?»
En sociologue, Camille Peugny analyse le recul des formes de solidarité dans la société actuelle.

2025

Pourquoi l’histoire de l’énergie est-elle intimement liée à celle des inégalités sociales ? Comment penser les débats sur la transition énergétique à l’aune des conflits de répartition des richesses ? Depuis des millénaires, l’usage de l’énergie façonne les sociétés humaines, structurant leurs hiérarchies et leurs rapports de pouvoir. Sa maîtrise est un vecteur d’émancipation autant qu’elle est un outil de domination. La propriété des ressources et des infrastructures énergétiques est un terrain de luttes sociales, politiques et géostratégiques. Selon qui possède l’énergie, des choix de société radicalement différents peuvent advenir. Mais comment le lien entre énergie et inégalités s’est-il construit depuis la Préhistoire ?
Le paradoxe est frappant : alors que le pouvoir d’achat culmine en tête des préoccupations de nos contemporains, nous consommons beaucoup trop au regard de nos besoins réels et des limites planétaires. Samuel Sauvage décrypte les rouages de cette addiction généralisée et de son corollaire, la production de masse. Une spirale implacable qu’il analyse à travers les mécanismes du « Bémol » : Besoins artificiels, Extension des marchés, Marchandisation de la société, Obsolescence programmée et Low cost. Pour sortir de cette spirale, la voie de l’action individuelle – la fameuse « consommation responsable » – doit être repensée et surtout intégrée à une démarche collective et systémique pour mettre un terme à la surconsommation. Face au Bémol, l’auteur appelle à un « Dièse » résolument politique : Désarmer la publicité, Impulser un nouvel imaginaire, Encadrer la production, Soutenir les alternatives, Embarquer les acteurs.
L’humanité est devenue la première force altérant la planète Terre, surpassant la nature. Nous déplaçons les montagnes bien plus rapidement que les séismes, reconfigurons les rivières plus efficacement que les inondations, acidifions l’océan, déréglons le climat, décidons quels animaux survivent et quels écosystèmes disparaissent… Ce cataclysme est l’enjeu politique majeur du XXIe siècle, car il conditionne la survie de l’humanité.
S’inspirer du vivant pour construire des entreprises robustes, c’est notre seule chance de survie face à l’impasse du néolibéralisme écocidaire. À l’approche de violentes fluctuations socio-écologiques et géopolitiques, la course à la performance qui gouverne nos modèles économiques nous fragilise. Entre l’effondrement et le mythe de la croissance verte, une troisième voie est possible : celle des organisations robustes. L’enjeu est d’intégrer l’impact de l’environnement dans nos activités. Croisant les regards d’un biologiste et d’experts des organisations, ce livre révèle les failles du dogme obsolète de la maximisation des profits et de certaines régulations environnementales. Adaptabilité, circularité, coopération… le monde vivant montre qu’un autre chemin est possible. Des entreprises pionnières ont donné à leur business model un objectif premier : le respect du territoire écologique et social
Les penseurs de la transition admettent que les avancées – lorsqu’il y en a – ne permettent pas d’atteindre les objectifs globaux, car bien que nous disposions de pistes de solution, des obstacles au changement entraveraient leur mise en place. À l’aune de cette idée simple, le but de cet ouvrage est de ­rassembler et de caractériser 101 obstacles, 101 pierres d’achoppement sur la voie de la transition.

2024

Le dérèglement climatique menace la planète, ses habitants, sa biodiversité et ses économies. Lors de la COP21 en décembre 2015 à Paris, 195 pays se sont engagés à limiter l’élévation des températures sur terre à moins de 2 °C. Concrétiser cet objectif suppose que les États et les entreprises prennent des engagements très précis et vérifiables. Mais où trouver l’argent pour engager dès maintenant cette transition énergétique alors que la finance reste rivée à des obligations de rendements rapides et élevés et que les acteurs publics et privés sont lourdement endettés ?
Ecologie et Politique N° 69/2024. - La plupart des discours sur l'"intelligence artificielle" (IA) tendent à diriger notre attention surtout sur ses prouesses, ses réussites et ses promesses parfois fantasmatiques, certainement pour la rendre plus acceptable. Ils ne disent rien ou presque de son utilité réelle, de ses coûts, de ses dangers, qui sont ainsi minimisés ou voilés, et donc laissés dans l'ombre. C'est sur cette ombre que les textes réunis ici visent à répandre un peu de lumière. En effet, en tant que moyen de renforcement et de complexification du système industriel, l'IA accentue à la fois la déshumanisation, les ravages environnementaux et l'hétéronomie que ce système engendre nécessairement. L'IA réellement existante aggrave dès aujourd'hui la crise écologique et sert à perfectionner des logiques d'accumulation et des technologies de guerre et de contrôle social déjà présentes. Elle est l'outil d'un cybertotalitarisme en marche, qui va se heurter au chaos que provoque son déploiement.