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optimale
- Brice L.
Huit milliards trois cent millions d’êtres humains peuplent aujourd’hui la planète, un chiffre qui donne le vertige mais qui, jusqu’ici, ne semblait pas franchement alarmant. Après tout, la Terre a toujours fini par nourrir, tant bien que mal, les nouvelles bouches qui apparaissaient. Sauf qu’un chercheur australien vient de bousculer cette certitude confortable en avançant un chiffre radicalement différent : notre planète ne pourrait, de façon réellement durable, subvenir aux besoins que de deux milliards et demi de personnes. Soit environ trois fois moins que sa population actuelle. Un écart aussi vertigineux mérite qu’on s’y attarde. […] Ce qui rend cette histoire de capacité de charge d’autant plus étonnante, c’est son origine, très éloignée des questions environnementales modernes. Le concept trouve en effet ses racines dans l’industrie maritime de la fin du dix-neuvième siècle, à une époque où il fallait calculer précisément la quantité de cargaison qu’un navire à charbon pouvait transporter sans risque
La vie sur Terre, aussi diverse soit-elle, semble organisée selon un principe simple : la majorité des espèces vivent dans des « points chauds » de biodiversité, des zones centrales offrant des conditions optimales. De ces noyaux, la vie s’étend vers les zones périphériques, où seules les espèces les plus adaptées parviennent à survivre. Cette organisation spatiale, régie par le filtrage environnemental, est universelle et prévisible. Elle éclaire notre compréhension de la biodiversité et devrait guider les efforts de conservation dans un contexte de changements environnementaux rapides.
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