12 mars 2026
L'Iran a assuré mercredi être prêt pour une guerre longue, douze jours après le début des attaques américano-israéliennes, quand Donald Trump a estimé Téhéran "proche de la défaite". Ce conflit régionalisé menace l'approvisionnement en pétrole de l'économie mondiale, le trafic étant paralysé dans le détroit d'Ormuz, un point de passage stratégique. Face aux prix du baril qui grimpent, Donald Trump a annoncé que Washington allait puiser dans ses stocks de précaution dans l'objectif de "faire baisser les prix". Son ministre de l'Energie, Chris Wright, a précisé que 172 millions de barils allaient être libérés " à partir de la semaine prochaine".
Des dirigeants du secteur pétrolier ont averti mercredi lors d'un forum à Caracas que les pannes du système électrique empêchent d'augmenter la production de brut du pays, malgré l'ouverture économique du Venezuela après la capture de Nicolas Maduro. Après l'opération militaire américaine le 3 janvier, la vice?présidente de Maduro, Delcy Rodríguez, a pris la présidence par intérim et, sous la pression des Etats?Unis, a engagé des réformes pour permettre l'entrée de capitaux privés dans le secteur pétrolier.
11 mars 2026
Donald Trump a salué mardi un accord pour construire une nouvelle raffinerie de pétrole avec le soutien du géant indien de l'énergie Reliance industries, dans un contexte de frictions récurrentes avec New Delhi. Cette nouvelle structure sera construite par l'entreprise America First Refining dans l'Etat du Texas, dans le sud des Etats-Unis. "Il s'agit d'un accord historique de 300 milliards de dollars, le plus important de l'histoire des Etats-Unis", a écrit le président américain sur Truth Social, sans donner plus de détails.
Washington menace de lourdes "conséquences militaires" l'Iran, qu'il suspecte de vouloir miner le détroit d'Ormuz, axe stratégique pour le pétrole mondial. Le président américain a affirmé mardi que l'Iran s'exposait à des "conséquences militaires (...) sans précédent" en cas de dépôt de mines dans le détroit d'Ormuz, de facto sous contrôle iranien. Peu après, l'armée américaine a annoncé avoir détruit 16 bateaux poseurs de mines iraniens "près du détroit". C'est par ce passage que transite, en temps de paix, un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié.
L'Iran a revendiqué mercredi une offensive de grande ampleur et ciblé un champ pétrolier en Arabie saoudite, au moment où l'Agence internationale de l'énergie (AIE) envisage un recours sans précédent aux réserves stratégiques face à la flambée des cours du brut. Les dirigeants du G7 doivent se réunir par visioconférence mercredi sur l'impact économique du conflit, qui affole les prix du pétrole et menace d'asphyxier l'économie mondiale. Le déblocage par les grands pays d'un volume sans précédent de leurs réserves, supérieur à celui consenti lors de l'invasion russe de l'Ukraine en 2022, devrait être acté dans la journée, selon le Wall Street Journal.
L'Iran a assuré mercredi être prêt pour une guerre longue, douze jours après le début des attaques américano-israéliennes, un conflit régionalisé qui menace l'approvisionnement en pétrole de l'économie mondiale. Alors que les prix du baril augmentent, que des sites énergétiques sont frappés dans le Golfe, tout comme des navires dans le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le brut du Moyen-Orient, le président américain a, pour la deuxième fois cette semaine, estimé que la guerre pourrait se terminer "bientôt".
10 mars 2026
Donald Trump a assuré lundi que la guerre contre l'Iran allait "se terminer bientôt", sans évoquer d'échéance précise, bien que Téhéran poursuive ses attaques de missiles et de drones à travers le Moyen-Orient. Les déclarations du président américain ont fait redescendre les cours du pétrole, qui s'étaient envolés, et grimper les marchés boursiers, notamment en Asie. A Tokyo, l'indice Nikkei a ainsi ouvert mardi en hausse de 3 % et l'indice Kospi de plus de 5 % à Séoul, après avoir tous deux clôturé sur des chutes de plus de 5 %. "La guerre va se terminer bientôt", a affirmé Donald Trump lors d'une conférence de presse à Miami, sa première en dix jours de guerre lancée par les Etats-Unis et Israël contre la République islamique. Il a également dit que le conflit était "bien en avance" sur le calendrier de quatre à cinq semaines qu'il avait évoqué auparavant.
Le président américain a menacé mardi l'Iran de lourdes "conséquences militaires" s'il minait le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le pétrole mondial, devenu un nerf de cette guerre dans laquelle Téhéran affiche toujours sa détermination. Plusieurs séries d'explosions ont retenti dans la capitale iranienne mardi soir, après les menaces de Washington de faire subir à l'Iran les bombardements les plus intenses de cette guerre.
Tesla, Google, des industriels et des éditeurs de logiciels spécialisés ont annoncé mardi la création d'une organisation dédiée à l'optimisation du réseau électrique américain, notamment grâce au développement accéléré des batteries. "Nous avons construit le réseau pour répondre à des pics de demande, mais une grande partie est inutilisée pendant l'essentiel de l'année", a expliqué dans un communiqué Ian Magruder, directeur d'Utilize, le nom de cette coalition. Ces capacités disponibles "sont évidentes et de nouvelles technologies nous donnent l'occasion de les valoriser", a-t-il ajouté.
09 mars 2026
L'Iran a lancé lundi ses premières salves de missiles et de drones vers Israël et ses voisins du Golfe depuis que Mojtaba Khamenei a succédé comme guide suprême à son père, l'ayatollah Ali Khamenei, tué au premier jour de la guerre. Israël a annoncé des frappes contre des "infrastructures du régime" en Iran au dixième jour d'un conflit qui a embrasé tout le Moyen-Orient et ébranle l'économie mondiale.
Grand promoteur des hydrocarbures, élu entre autres sur la promesse d'une essence bon marché, Trump promet désormais aux Américains que la flambée des prix provoquée par le conflit au Moyen-Orient ne sera qu'un court et mauvais moment à passer. Mais le président américain n'a pas beaucoup de leviers pour influencer réellement et durablement les cours du brut et les prix à la pompe, si l'envolée observée au début du conflit devait se maintenir dans le temps. Les outils à sa disposition
08 mars 2026
Voici les derniers événements de la guerre au Moyen-Orient: - L'Iran se dit capable de se battre pendant six mois
Le Bangladesh a commencé dimanche à rationner la distribution des carburant en raison des difficultés d'approvisionnement liées à la guerre au Moyen-Orient, causant d'importants embouteillages devant les stations-service du pays et les premiers incidents violents. Le pays de 170 millions d'habitants importe 95% de ses besoins en pétrole et en gaz, dont la distribution est régulièrement perturbée par les crises politiques qui affectent les pays producteurs.
Quatre dépôts de pétrole et un site logistique de produits pétroliers ont été frappés dans la nuit de samedi à dimanche à Téhéran et ses environs, faisant quatre morts, ont indiqué les autorités iraniennes, appelant les habitants à se cloîtrer en raison des risques sanitaires.
Le prix du baril de pétrole a dépassé les 100 dollars lundi pour la première fois depuis lété 2022, propulsé par le blocage du détroit dOrmuz qui avive les inquiétudes sur les approvisionnements mondiaux dor noir.Retour sur les précédents épisodes qui avaient poussé le baril au-delà de ce seuil symbolique.- 2008, lannée de tous les records -
Un air d'apocalypse: les habitants de Téhéran se sont réveillés dimanche matin avec l'impression d'être encore en pleine nuit, une épaisse fumée noire qui se dégage de plusieurs dépôts pétroliers attaqués plongeant la capitale iranienne dans l'obscurité.
07 mars 2026
Les Etats-Unis pourraient élargir la levée des sanctions sur le pétrole russe pour soulager le marché, a déclaré vendredi le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, alors que les cours de l'or noir ont atteint leur plus haut niveau depuis 2023. Le baril de West Texas Intermediate (WTI), référence américaine, a pris 12% vendredi, et 36% sur la semaine, dopé par le conflit au Moyen-Orient et le quasi-arrêt des passages au détroit d'Ormuz, d'où provient normalement 20% de la production mondiale. "Il y a, en mer, des centaines de millions de barils de pétrole russe sous sanctions", a expliqué le ministre des Finances sur la chaîne Fox Business, "et en levant les restrictions, le Trésor peut créer de l'offre."
Voici les derniers événements liés à la guerre au Moyen-Orient, entrée samedi dans sa deuxième semaine:
Voici les derniers événements de la guerre au Moyen-Orient, entrée samedi dans sa deuxième semaine:
L'Inde continue d'importer du pétrole russe et n'a "jamais dépendu" de l'accord d'aucun pays pour en acheter, a affirmé une source gouvernementale après que Washington a annoncé jeudi avoir temporairement autorisé New Delhi à le faire. "L'Inde n'a jamais dépendu de l'autorisation d'un autre pays pour acheter du pétrole russe", a indiqué une source gouvernementale.