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intelligence IA

mai 2026

Chris Olah, le cofondateur d’Anthropic, à l’origine du logiciel Claude, a alerté sur les risques liés à l’intelligence artificielle. Il était l’invité du pape Léon XIV ce 25 mai 2026, au Vatican.
Depuis deux ans, je partage l’intuition, de plus en plus ancrée, que l’intelligence artificielle pose la question du partage des gains de productivité, comme la révolution industrielle du XIXᵉ siècle l’avait posée avant elle. À chaque fois, le capital s’approprie ces gains, au détriment du travail, au motif que c’est lui qui mécanise l’économie. L’argument n’est pas faux. Mais il oublie une vérité essentielle : le capital n’existe jamais seul. Il est toujours, d’une manière ou d’une autre, une cristallisation du travail humain. Karl Marx l’avait parfaitement compris.
Le pape Léon XIV publie lundi sa première encyclique, consacrée à l'intelligence artificielle, dont la portée pourrait être comparable à celle de l'encyclique "Laudato Si", manifeste du pape François sur l'écologie intégrale.
Dans sa première encyclique, intitulée « Magnifica humanitas », le pape alerte sur l’impact d’une technologie, considérée comme un défi anthropologique à l’humanité, s’inscrivant de plain-pied dans les débats en cours sur l’utilisation de l’IA.
L'IA ne remplace pas encore le chercheur. Mais elle lui ajoute une petite armée d'assistants infatigables, qui lisent tout, tentent beaucoup, se trompent souvent et pourraient parfois tomber sur l'idée que personne n'avait vu venir…
World is approaching point where no one can shut down a rogue AI, says director of body behind research
Récemment, un organisme de recherche indépendant a mené une expérience ayant permis d’observer des modèles de langage lancer des cyberattaques et se répliquer de manière autonome. Il s’agit d’ailleurs de la première démonstration connue d’une auto reproduction autonome de l’IA. Que faut-il penser de ces travaux ?
En conflit avec la direction sur les salaires, 50 000 employés de Samsung sont appelés à le travail à compter du 21 mai pour une grève de 18 jours. Une mobilisation historique qui pourrait coûter cher à l'économie coréenne et impacter les chaînes d'approvisionnement de la tech mondiale.
Pour la première fois, un robot humanoïde open source se monte chez soi comme un meuble en kit. La société singapourienne Menlo Research commercialise Asimov à 15 000 dollars — soit presque uniquement le coût des matériaux. Derrière ce prix, une ambition claire : sortir la robotique bipède des laboratoires d’élite pour la mettre entre les mains des développeurs indépendants et des chercheurs du monde entier.
Considéré comme le « back-office » du monde, le pays voit fleurir des centres de données pour soutenir l’intelligence artificielle, dont l’essor risque de fragiliser les secteurs des centres d’appels et des services clients et administratifs.
La République islamique d’Iran ne se contente plus de la guerre asymétrique classique fondée sur l’emploi massif des drones ou le blocage de la voie maritime qu’elle contrôle : elle innove surtout par l’usage massif de l’IA dans sa propagande et par une organisation décentralisée de son pouvoir militaire et diplomatique. Cette stratégie permet au régime iranien de résister durablement à la pression états-unienne tout en exploitant les fragilités politiques et médiatiques des démocraties occidentales.
Les centres de données qui font tourner l’intelligence artificielle et le cloud mondial ont un effet secondaire que personne ne mesure encore à sa juste valeur : ils réchauffent les quartiers qui les entourent. Une étude de l’Université d’État de l’Arizona, menée directement dans les rues de Phoenix, vient de le prouver avec des capteurs embarqués dans des véhicules — et les chiffres sont préoccupants.
La stratégie de «rationalisation» des processus annoncée par l’établissement britannique mardi 19 mai menace près de 8 000 emplois dans les «fonctions supports».
Il y a quatre-vingts ans, l’ENIAC inaugurait l’ère de l’informatique moderne en utilisant les électrons pour traiter l’information. Aujourd’hui, cette architecture électronique atteint ses limites physiques : les électrons chauffent, rencontrent de la résistance et freinent le développement de l’intelligence artificielle, gourmande en énergie. Pour briser ce plafond de verre, des physiciens de l’Université de Pennsylvanie (Penn) ont réussi à dompter les photons (les particules de lumière). En créant une quasi-particule hybride capable de commuter des signaux lumineux à une vitesse record et avec une énergie infime, leur étude publiée dans Physical Review Letters pose les bases des premiers ordinateurs 100 % optiques.
La frontière entre la science-fiction et le champ de bataille s’amincit. Le département de la Guerre des États-Unis vient d’octroyer un contrat de 6,5 millions de dollars à l’entreprise australienne Skyborne Technologies pour la fourniture de chiens robots de combat. Baptisé CODiAQ, ce quadrupède lourdement armé et assisté par intelligence artificielle est conçu pour intervenir dans les zones urbaines denses et les conflits de basse intensité. Capable de grimper des escaliers et d’identifier des cibles en temps réel, ce robot marque un tournant dans l’intégration de la robotique tueuse au sein des forces spéciales américaines (USSOCOM).
Hallucinations, empoisonnement des données, monoculture algorithmique : les vulnérabilités de l’IA appliquée à la finance sont réelles. Surtout, il n’est pas certain que tous ces nouveaux risques soient convenablement appréhendés aussi bien par les intervenants directs du secteur que par les autorités de régulation. Comment faire pour mieux prendre en compte ces différentes failles ?
Dans le livre «IA : le grand enfumage», la secrétaire générale de l'ONG Data for Good démonte les mythes vendus avec l’intelligence artificielle. Auprès de Vert, elle rappelle les impacts de cette technologie sur l’environnement, et explique comment y résister.
Le point de non-retour a été franchi en 2025 : pour la première fois dans l’histoire du numérique, les humains sont devenus minoritaires sur la toile. Selon les derniers rapports de cybersécurité, les bots représentent désormais plus de 53% du trafic web mondial. Mais derrière ce chiffre se cache une réalité bien plus inquiétante. Dopées à l’intelligence artificielle, ces machines lancent des vagues d’assauts d’une sophistication inédite, capables d’imiter parfaitement le comportement humain pour piller des données, manipuler les stocks ou vider des comptes bancaires en un clin d’œil.
Le marché du soufre est-il en tension ? Oui. Et c’est pire que pour le cuivre. À long terme, la demande en soufre explose, tirée par les engrais (surtout en Asie) et l’industrie. Mais aujourd’hui, c’est une crise aiguë qui frappe le marché du soufre et surtout de son principal dérivé, l’acide sulfurique. Son prix a été multiplié par 7 entre janvier 2024 et mai 2026 – et il ne redescendra pas de sitôt.
On trouve d’excellents experts qui publient des travaux montrant les limites et dangers de l’IA, je cite ici ceux qui m'inspirent communiquent en appui d'une expertise forte, reconnue. Ils m’offrent une autre lecture, au moins aussi intéressante que les partisans d'un tout IA et sans commune mesure avec tous les experts auto-proclamés.


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