Vers la reconnaissance juridique et sociale de la criminalité environnementale ?

Malgré une réflexion engagée au plan international dès le milieu du 20ème siècle, l’incrimination d’écocide n’est toujours pas reconnue. Le droit français a certes réalisé un effort spectaculaire en 2016, en consacrant le préjudice écologique dans le Code civil. De même, la loi PACTE de 2019 enjoint dorénavant aux dirigeants de toute société de prendre en considération les enjeux sociaux et environnementaux de ses activités économiques. Ce volontarisme affiché par le droit français est-il à la hauteur des attentes citoyennes cultivées en matière écologique ?

Rencontre avec Marine Calmet, juriste en droit de l’environnement et des peuples autochtones et Grégory Salle, chargé de recherches en sociologie au CNRS. Animée par Jean-Christophe Duhamel, ingénieur de recherche en droit à l’Université de Lille.