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Connaissance des énergies
2026
Les capacités hydroélectriques installées dans le monde ont atteint près de 1 470 GW à fin 2025, dont 1 269 GW d'installations dites « conventionnelles » et 201 GW de stations de transfert d'énergie par pompage (« STEP »). Pour rappel, ces STEP sont des installations hydroélectriques particulières, composées de deux bassins situés à des altitudes différentes, qui permettent de stocker de grandes quantités d'électricité (en pompant l'eau du bassin inférieur vers le bassin supérieur lorsque la demande électrique est faible et en turbinant l'eau du bassin supérieur vers le bassin inférieur en cas de besoin sur le réseau). L'an dernier, les installations de nouvelles capacités hydroélectriques se sont au total élevées à 28 GW dans le monde (la Chine ayant compté pour plus de 40 % de ce total), avec un niveau record de 11,7 GW de STEP. L'IHA qualifie à ce titre 2025 d'année de « la batterie à eau ».
D'après le baromètre du CITEPA, les émissions de gaz à effet de serre ont reculé de 4,8 % au premier trimestre. C'est nettement plus rapide que la baisse de 2,1 % observée en 2025, et proche du rythme d'un peu plus de 5 % qu'il faudrait tenir d'ici 2030 pour respecter nos engagements climatiques. Enfin une bonne nouvelle pour le climat ? Ce résultat tient beaucoup aux aléas de la météo, mais recouvre des évolutions positives dans l'industrie et les transports.
Le 30 juin 2026, le gouvernement du Québec a publié son premier Plan de gestion intégrée des ressources énergétiques 2026-2050 (PGIRE), un document qui fixe la trajectoire énergétique de la province jusqu'en 2050. Son objectif est d'assurer la sécurité d'approvisionnement et la résilience du système énergétique, d'accélérer la décarbonation de l'économie grâce au développement des énergies renouvelables et de maintenir des prix de l'énergie compétitifs.
Entre 1971 et 1982, plus de 200 000 fûts de déchets radioactifs furent immergés par plusieurs pays européens dans l'Atlantique Nord-Est, à des profondeurs atteignant plus de 4 700 mètres. La localisation exacte de ces barils et surtout leurs impacts possibles sur l'environnement des grands fonds restaient à ce jour largement inconnus depuis des études des années 1980. Les campagnes à la mer NODSSUM 2025 et 2026, portées par le CNRS et réalisées avec les moyens de la Flotte océanographique française, ont permis d'identifier plusieurs milliers de ces barils. À l'aide du sous-marin Nautile, nous avons inspecté visuellement plusieurs dizaines de ces fûts, documenté leur degré avancé de dégradation et observé des containers particulièrement corrodés. Le contenu de certains d'entre eux se répand sur le fond marin environnant. Ces fûts sont colonisés par différents organismes, notamment des anémones, des éponges et des crabes.
Malgré la perspective d'une « sortie du gaz fossile » (s'appuyant sur la sobriété, le développement des gaz renouvelables et bas carbone et l'électrification), le projet de troisième stratégie nationale bas-carbone (SNBC 3) note qu'il faudra gérer « la persistance d'une part du gaz fossile pendant plusieurs années » et, à long terme, satisfaire une consommation résiduelle (dont le niveau fait l'objet de prévisions variées) de gaz verts pour différents usages. En définitive, « les réseaux de gaz resteront donc utiles au-delà de 2050 ».
Le 23 juin 2026, vers 21 heures, une explosion au poste électrique de Squividan près de Quimper, prive de courant jusqu'à 120 000 foyers du sud-ouest du Finistère. La préfecture attribue l'incident aux fortes chaleurs. La France traverse alors une canicule d'une sévérité exceptionnelle : le 25 juin deviendra la journée la plus chaude jamais relevée à l'échelle nationale depuis 1947.
Pendant plus d’un siècle, la puissance des énergéticiens s'est mesurée à l'importance de leurs actifs industriels : centrales électriques, barrages, réseaux de transport et de distribution ou infrastructures gazières. Les systèmes d'information, bien qu'indispensables au fonctionnement des entreprises, demeuraient avant tout des outils de gestion destinés à assurer la facturation, la relation client ou le pilotage des opérations. La valeur se situait dans les infrastructures physiques ; le logiciel n’était qu'un moyen de les exploiter efficacement. Mais la transition énergétique, l'électrification des usages, la montée en puissance des énergies renouvelables, le développement des flexibilités et l'explosion des données bouleversent aujourd’hui cette hiérarchie. Dans un système où chaque compteur communicant, chaque batterie, chaque véhicule électrique ou chaque pompe à chaleur devient une source d'information en temps réel, la capacité à collecter, analyser et piloter ces données devient un facteur de
À chaque crise énergétique revient la tentation d’annoncer un tournant historique. Le blocage du détroit d’Ormuz, devenu, depuis la fin février, le point de rupture d’une guerre ouverte, n’échappe pas à cet audit. Une fois les marchés apaisés et les tankers de retour, la crise d’Ormuz aura peut-être moins changé le monde de l’énergie qu’elle n’en aura révélé les failles quasi sismiques.
Alors que des températures atteignent dans certaines villes des niveaux jamais mesurés, l’Ademe a publié le 17 juin un avis « pour rafraîchir durablement nos villes et villages ». Elle y alerte sur le besoin de « faire évoluer durablement les stratégies d’adaptation pour préserver nos cadres de vie ».
Pour le nucléaire, les décennies se suivent et ne se ressemblent pas. Il y a dix ans, une thématique centrale des politiques énergétiques de plusieurs pays européens, de l'Espagne à l'Allemagne ou à la Suède, était la fermeture des réacteurs nucléaires vieillissants. Aujourd'hui, la tendance semble s'être inversée. En Allemagne, l'évocation de la remise en service potentielle des trois derniers réacteurs fermés en 2023 a fait récemment débat, se heurtant à de fortes oppositions au sein de la coalition gouvernementale. La Belgique, en revanche, a décidé de sauter le pas, en affirmant son intention de nationaliser son parc nucléaire et de remettre en service des réacteurs qui avaient fait l'objet d'une fermeture que l'on croyait définitive.
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