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Géopolitique
2026
Les démocraties libérales traversent une zone de turbulence profonde. Partout, le même doute s’installe : nos systèmes politiques sont-ils encore capables de décider, de protéger, de tenir face à un monde plus instable, plus conflictuel, plus contraint ? Entre crises géopolitiques, tensions sociales, dérèglement climatique, fragmentation informationnelle et déplacement du pouvoir vers la finance et la technologie, les conditions qui ont permis à la démocratie de fonctionner au XXᵉ siècle se transforment rapidement. Dans ce contexte, la tentation de solutions plus autoritaires progresse, souvent au nom de l’efficacité, de l’ordre ou du « bon sens ».
As climate and geopolitics shocks bite, countries are rebuilding food buffers. The UK clings to neoliberal ideas while households pay the price
Dans les Balkans, un projet de pipelines de gaz est en cours. L’objectif ? Permettre à la Bosnie-Herzégovine de ne plus être dépendante de la Russie pour son gaz. Un projet soutenu par l’Union Européenne et les États-Unis. Une société américaine, très jeune et très proche de Trump, pourrait rafler la mise. Le projet est évalué à plus de 100 millions de dollars. Une récente enquête du journal britannique The Guardian y voit une nouvelle tentative de Trump de mêler business et géopolitique.
Or, argent, cuivre et platine ont pulvérisé des records en 2025. Indispensables à l’essor de l’économie électrique et à la défense, les métaux industriels intéressent de plus en plus les investisseurs. A l’instar des métaux précieux, portés par les déséquilibres économiques et les rivalités géopolitiques.
Notre professeur SATOR Ilian Moundib revient sur les raisons de l’intervention états-unienne au Venezuela, en s’appuyant sur le concept de capitalisme de la finitude de l’historien et économiste Arnaud Orain. Sous l’angle du concept de "capitalisme de la finitude" de l’historien et économiste Arnaud Orain, Ilian Moundib met en évidence l'ampleur et l'agressivité de la stratégie énergétique des États-Unis. Mais il démontre également ses effets relatifs, en l'opposant à la pérennité que confèrent les modèles de durabilité et que l'on peut résumer par la robustesse d'Olivier Hamant. Car au-delà des inquiétudes géopolitiques et écologiques, cette opération militaire révèle avant tout la fragilité en devenir des États-Unis. Menacé par la montée en puissance de la 2e économie mondiale, qui a fait le choix stratégique des énergies renouvelables, Trump se réfugie dans ce qui a fait le succès de la 1ère puissance mondiale du XXe siècle. Telle une supernova à la puissance éphémère, l'agressivité de l'administr
2025
La production de masse de puces incarne un hypercapitalisme extrêmement gourmand en investissements, en recherche et développement et en énergie, dans lequel l’Europe n’a pas encore trouvé les moyens de rivaliser.
Le président Donald Trump a accueilli le dirigeant saoudien avec tous les égards, et lui a offert du même coup une spectaculaire réhabilitation diplomatique.
Entre promesses ajournées et coalitions aux intérêts divergents, les COP se suivent et démultiplient les arènes de négociation sans nécessairement réussir à accélérer l’action climatique. À l’aube de la COP30, organisée au Brésil, l’enjeu est de taille : sortir de la procrastination climatique. Les organisations de la société civile jouent un rôle crucial et bousculent de plus en plus les arènes onusiennes.
Coercition, pressions douanières et militaires, chantage… Pour Washington, les priorités sont le tarissement des flux migratoires et la guerre contre les cartels de la drogue, classés organisations terroristes. En consolidant leur domination tout en restant fidèle au slogan « America First », les Etats-Unis cherchent aussi à réduire l’influence de la Chine.
En septembre 2025, la Chine a organisé une grand-messe de l’Organisation de coopération de Shanghai et un immense défilé à l’occasion des 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ce fut l’occasion pour elle d’afficher sa volonté de réformer la gouvernance mondiale et de se poser en leader du « Sud global ». Dans le même temps, comme l’a démontré la dernière Assemblée générale de l’ONU, la République populaire cherche à s’imposer toujours davantage au sein des Nations unies, tout en rapprochant les institutions onusiennes des plateformes multilatérales qu’elle contrôle.
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