Les dernières références du média
filtre:
www.socialter.fr
2026
Est-ce précisément l’impertinence et le sens de la punchline, propre aux très jeunes militants, qui électrisent les responsables politiques à ce point ? Taxés de naïveté ou renvoyés à une prétendue instrumentalisation, les mineurs sont en tout cas dénigrés dès lors qu’ils formulent une parole politique. On pense instantanément à l’activiste suédoise Greta Thunberg, qualifiée tour à tour par des hommes politiques2 de « prophétesse en culottes courtes », « gourou apocalyptique » ou encore de « jeune activiste totalement sous emprise ».
En août 2025, ArcelorMittal Dunkerque, l’usine la plus polluante de France, a reçu plusieurs milliers de tonnes de charbon, en provenance d’une mine ultra-toxique au Mozambique. À Moatize, des habitants sont exposés à une grave pollution de l’air et voient leurs maisons détruites par des explosions, selon l’enquête réalisée sur place par Disclose, en partenariat avec Socialter.
Des cellules assemblées selon un plan conçu par intelligence artificielle : la recette des xénobots trouble la frontière entre la technique et la biologie. Pour leurs inventeurs, ils sont le futur de la dépollution et de la médecine de précision. Mais comment estimer les impacts environnementaux de ces objets hybrides et anticiper un cadre bioéthique ?
Quels mots mettre sur ce qui nous arrive politiquement ? La mobilisation de masse des affects racistes, le renouveau de la pensée réactionnaire, le durcissement autoritaire du pouvoir convoquent inévitablement les fantômes des « heures sombres » de l’histoire européenne. Mais si quelque chose des fascismes historiques est de retour, c’est bien dans le monde de 2026, celui du capitalisme néolibéral, des infrastructures numériques, des arènes virtuelles et du réchauffement climatique. Technofascisme, paléolibertariens, fascisme fossile… Néologismes et nouveaux concepts fleurissent pour nommer les monstres politiques qui émergent dans le clair-obscur de notre époque. Socialter propose un glossaire pour mettre les bons mots sur les mutations contemporaines des droites extrêmes.
2025
Inondées par des centaines de milliers de tonnes de vêtements mis sur le marché chaque année et jetés au même rythme, la France et ses ressourceries étouffent sous les déchets textiles. Pendant longtemps, la situation a été maîtrisée par l’export de nos fripes à l’étranger, mais ce système, pris dans un circuit engorgé par la surproduction, s’écroule.
Deux ans après le Black Summer, cet été au cours duquel l’Australie a vu ses forêts se transformer en brasier, d’autres méga-feux ravageurs se sont succédés : en Californie, en Amazonie, en Sibérie, en Inde, ou encore en Grèce, des millions d’hectares sont partis en fumée, au point de devenir une scène presque banale. Jacques Chirac, président français entre 1995 et 2002, avait proclamé à la fin de son mandat au sommet de la Terre de Johannesburg « notre maison brûle et nous regardons ailleurs ». Il ne savait sûrement pas à quel point l’avenir allait lui donner raison. Pourquoi l’inaction est-elle encore de mise ?
Mobilisées par des forces très actives à l’extrême droite, les narrations conspirationnistes anti-écologistes sont depuis longtemps présentes aux États-Unis. Avec la réélection de Trump, le complotisme climato-dénialisme est désormais au pouvoir. Tandis que, de ce côté de l’Atlantique, depuis la pandémie de Covid-19, les discours niant le consensus scientifique s’immiscent à bas bruit dans le débat public en France. Sommes-nous à un tournant ?
Les pratiques de désinformation, parfois coordonnées, pour détourner l’attention ou minimiser le consensus scientifique en matière d’écologie se multiplient. Pour faire face à ce risque désormais bien identifié par des institutions internationales comme l’ONU, Socialter a sélectionné plusieurs pistes d’action.
Alors que la science n’a sans doute jamais été aussi nécessaire pour éclairer nos choix collectifs, à l’âge du bouleversement climatique et de l’érosion de la biodiversité, sommes-nous face à un nouvel obscurantisme ? Pour analyser ce déni de la parole scientifique, Socialter a interrogé deux chercheurs, le climatologue Christophe Cassou, co-auteur en 2021 du 6e rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), engagé dans l’opposition à l’A69, et l’écologue Philippe Grandcolas, spécialiste de la biologie de l’évolution, fin connaisseur des travaux de l’IPBES (plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques) et des COP sur la biodiversité.
Dans le sud de l’Irak, le delta formé par la confluence du Tigre et de l’Euphrate abrite les marais de Mésopotamie. Cet écosystème unique est le refuge des tribus maadans. Ces éleveurs de buffles peuplent des villages lacustres dont l’origine remonte aux prémices de la civilisation. Aujourd’hui, leur survie est menacée par le réchauffement climatique et l’assèchement des marais accéléré par la mauvaise gestion des ressources hydriques irakiennes et l’extractivisme pétrolier.


