Un média

OA - Liste

Les dernières références du média

filtre:
Alexandre-Reza Kokabi

2026

Défendre l’écologie sans jamais la politiser, quitte à parler avec l’extrême droite : le credo du journaliste Hugo Clément lui vaut des critiques jusque dans le milieu écologiste. Certains lui reprochent sa porosité et sa complaisance envers l’extrême droite. Calcul ou naïveté ? Reporterre a enquêté.
Si « Vakita », le média du journaliste Hugo Clément, s’affiche comme « 100 % indépendant », il a en réalité été financé par plusieurs milliardaires. Il bénéficie aussi des retombées de partenariats avec des marques, quitte à brouiller son activité journalistique.
Le MCC Brussels, think tank réactionnaire au cœur de l’Union européenne, lutte contre l’écologie et rassemble les extrêmes droites du continent. Les dividendes du pétrole russe financent sa croisade contre le « progressisme ». […] « Ils sont l’une des organisations les plus riches de Bruxelles, avec une seule source d’argent — leur maison mère, qui nage dans les dividendes générés par des transferts massifs d’argent public hongrois », dit Olivier Hoedeman, coordinateur de l’ONG Corporate Europe Observatory, qui surveille les activités de lobbying auprès des institutions européennes.
Sucrer des subventions aux ONG environnementales, tel est l’objectif de la droite et de l’extrême droite européennes. Derrière cette attaque, c’est la place de la société civile dans le débat public européen qui est visée.
Avec la « simplification », le Parlement pourrait acter des reculs écologiques majeurs. Cette loi, dont le vote a été reporté, pourrait sceller ce basculement, alerte Thomas Uthayakumar de la Fondation pour la nature et l’Homme.

2025

La droite et l’extrême droite ont voté au Parlement européen un texte qui détricote le devoir de vigilance des entreprises. Ce basculement historique offre aux multinationales un retour à l’impunité.
Un équipage composé de militantes s’apprête à traverser l’Atlantique en voilier, pour rejoindre la COP30. Parmi elles, Maïté Meeûs et Mariam Touré, dont les combats féministes et antiracistes viennent élargir le récit écologique.
Héros des océans pour les uns, réactionnaire pour d’autres, Paul Watson divise. Son invitation à la Fête de l’Humanité relance le débat sur ses alliances controversées et ses propos malthusiens. Reporterre l’a interrogé. […] En 2007, il écrivait qu’il fallait « réduire radicalement et intelligemment la population humaine à moins de 1 milliard ». Dix-huit ans plus tard, il ne se dédit pas. « Cette planète ne peut pas supporter huit milliards d’êtres humains qui mangent des animaux [il est végétalien] », nous dit-il. Lorsqu’on l’interroge sur l’extrême responsabilité d’une minorité de riches face au reste de l’humanité — les 10 % des humains les plus riches sont responsables de plus de la moitié des émissions de CO2 de l’humanité, selon Oxfam —, il élude. « Quelqu’un devra s’atteler à la réduction du nombre d’humains, sinon ce sont les lois de l’écologie qui feront s’effondrer la population », prévient-il.
L’Ukraine pourrait signer un accord clé avec les États-Unis pour l’exploitation de ses minerais. Une négociation qui illustre, selon le chercheur Guillaume Pitron, la nouvelle bataille mondiale pour le contrôle de ces ressources.
La Commission européenne veut alléger la « charge réglementaire » des entreprises avec une réforme de grande ampleur. Mais la loi qu’elle va présenter marque surtout le recul de ses ambitions sur le climat et les droits humains.