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26 juillet 2026

Attention, ce qui suit pourrait bien changer votre façon de regarder le bulletin météo. Car derrière une pluie battante à Lima, une sécheresse en Australie ou un hiver particulièrement doux en Europe, se cache parfois un seul et même coupable, tapi au beau milieu de l’océan Pacifique. Son nom sonne presque comme une berceuse : El Niño. Pourtant, ce phénomène n’a rien d’anodin.

25 juillet 2026

Des feux ravagent plusieurs régions du monde. La France, récemment frappée par trois canicules consécutives, lutte toujours contre deux incendies majeurs. Des catastrophes liées au dérèglement climatique, dont l'origine humaine serait niée par une part croissante de la population, selon une étude. Sur le banc des accusés : notre cerveau.
On imagine souvent le réchauffement climatique comme une couverture qui se poserait uniformément sur la planète, réchauffant chaque région à la même vitesse. La réalité est bien plus déséquilibrée. En ce cœur d’été, alors que les canicules s’enchaînent et que les records de température semblent tomber les uns après les autres, un constat s’impose : l’Europe se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale. Ce n’est ni une erreur de mesure ni un simple hasard régional. Depuis les années 1980, le continent gagne près de 0,5 °C par décennie, contre environ 0,2 °C ailleurs sur le globe. Derrière cet écart spectaculaire se cachent quatre mécanismes physiques bien identifiés, qui s’empilent les uns sur les autres et transforment notre continent en véritable point chaud du climat planétaire. Décortiquons-les ensemble.
En trois mois, le pays a connu quatre vagues de chaleur, avec des températures jusqu’à 12 °C au-dessus des normales saisonnières. La raréfaction de l’eau pour les populations affecte aussi l’agriculture, l’industrie et le tourisme.
Imaginez une forêt de chênes du Bassin parisien qui s’embrase en plein mois de mai, ou un massif du Centre encore fumant à la mi-octobre, bien après que les dispositifs de surveillance aient officiellement plié bagage. Ce scénario, qui aurait paru absurde il y a une génération, devient une hypothèse sérieuse. En plein cœur de l’été, alors que les feux de forêt occupent les esprits comme chaque année à cette période, une projection de Météo-France pour une France à +4 °C vient bousculer une certitude bien ancrée : celle d’une saison des feux sagement calée sur juillet et août, cantonnée au pourtour méditerranéen. Le problème, c’est que le feu, lui, n’a jamais lu nos calendriers administratifs. Et dans les décennies à venir, il pourrait s’affranchir totalement de nos repères.
L'année 2026 est en passe d'être l'année la plus chaude (probabilité d'environ 35 %) ou la deuxième plus chaude (probabilité d'environ 63 %) jamais enregistrée, tandis que 2027 a de très fortes chances (probabilité de 92 %) d'être l'année la plus chaude jamais enregistrée, en raison d'un phénomène « super El Niño » qui prend de l'ampleur. Actuellement, 2027 serait juste au-dessus des +1,7°C ! La quantité de malheurs et de souffrances qui vont accompagner ce niveau de réchauffement est très important. Courage à toutes et à tous pour les années à venir
Et si l’année que nous vivons en ce moment n’était qu’un avant-goût ? Alors que la France traverse une nouvelle vague de chaleur estivale, il est tentant de repousser mentalement le changement climatique dans un futur flou, quelque part au-delà de notre horizon. Pourtant, les projections dévoilées par les climatologues brossent le portrait d’un pays profondément transformé dès le milieu du siècle.

24 juillet 2026

Imaginez un dernier bastion. Un abri, tapi dans la pénombre bleutée des océans, à l’écart des tempêtes de chaleur qui ravagent la surface. Pendant des années, les scientifiques ont porté un espoir tenace envers ces récifs cachés, situés bien plus bas que les coraux tropicaux que nous connaissons. On les surnommait parfois les arches de Noé des mers, ces refuges où la vie corallienne pourrait se réfugier le temps que la crise climatique passe. Mais cet espoir vient de se fissurer. Les instruments plongés dans ces profondeurs racontent désormais une tout autre histoire, et elle n’a rien de rassurant.
Actuellement, la Seine fait face à une sécheresse estivale sévère mais son cours inférieur se maintien artificiellement au-dessus du niveau de crise. En effet, ses lacs-réservoirs injectent de l’eau massivement, un soutien important mais malheureusement pas illimité. Si la situation n’est pas critique, celle-ci reste assez préoccupante.
Imaginez planifier les cultures, gérer les réserves d’eau et anticiper les incendies plusieurs mois à l’avance, simplement en observant la température d’une mer lointaine. C’est la promesse d’une découverte qui pourrait bouleverser notre manière de prévoir les grandes sécheresses. En ce moment, tous les regards convergent vers le Pacifique et son fameux El Niño, officiellement de retour depuis le début de l’été et qui pourrait bien devenir l’un des plus puissants jamais mesurés. Pourtant, une équipe de l’Université hébraïque de Jérusalem vient de montrer que, pour comprendre les longues périodes sans pluie du pourtour méditerranéen, il faudrait peut-être détourner les yeux vers un tout autre océan. Sept décennies de données pointent vers un acteur discret mais redoutablement influent : l’océan Indien.
Le réchauffement global se manifeste par des phénomènes météorologiques extrêmes, dont des sécheresses et des canicules à répétition qui entraînent une multiplication d’incendies d’une ampleur inédite même dans des régions jusqu’alors épargnées. Quelles sont les causes et la dynamique de ces feux ? Quel est leur impact sur l’environnement, notamment sur la biodiversité animale et végétale ? Qu'apporte la recherche à leur compréhension et leur prévention ?
Il y a une nuance que les météorologues nous rappellent chaque été : un simple pic de chaleur n’est pas une canicule. Le premier n’est qu’une bouffée passagère, souvent bienvenue au bord de la mer, tandis que la seconde installe une chaleur durable, de jour comme de nuit, jusqu’à mettre l’organisme et l’environnement à rude épreuve. Et c’est bien d’une canicule qu’il s’agit ici. Alors que la France pensait souffler après trois épisodes suffocants, une nouvelle masse d’air brûlante venue tout droit du Maroc s’apprête à franchir les Pyrénées. Dès mardi, le thermomètre repartira vers les sommets, jusqu’à flirter avec les 40 °C dans certaines régions. Décryptage d’un phénomène aussi spectaculaire qu’inquiétant.
Le mois de juin 2026 a été le plus chaud jamais enregistré en France et en Europe de l’Ouest depuis le début des mesures météorologiques : 3,8°C au-dessus des normales de la période 1991-2020. Depuis le printemps, une succession d’épisodes de chaleur exceptionnels, amplifiés par le changement climatique, entraîne de graves conséquences humaines, environnementales et économiques. Face à cette situation inédite, il est urgent d’agir. La communauté scientifique de l’IPSL propose ici un état des lieux des connaissances afin de mieux comprendre le caractère exceptionnel de cette vague de chaleur et de nourrir la réflexion sur les défis de l’adaptation au changement climatique.
Alors que les incendies de forêt ravagent une partie de l’ouest de la France, les immenses panaches de fumée sont visibles depuis l’espace grâce aux satellites. Des images qui illustrent l’ampleur de cette catastrophe environnementale et soulèvent une question : comment la situation va-t-elle évoluer dans les prochains jours ? La propagation et la maîtrise des flammes dépendent en grande partie des conditions météorologiques.
Sous la surface tranquille d’un lac, une crise invisible se joue. Là où l’eau semble immobile et sereine, un souffle vital s’amenuise lentement : l’oxygène. Et ce que révèle aujourd’hui une vaste synthèse mondiale a de quoi surprendre même les plus attentifs aux questions environnementales. Nos lacs d’eau douce, ces réservoirs précieux qui abreuvent, nourrissent et fascinent depuis des millénaires, perdent leur oxygène bien plus rapidement que les océans. Un phénomène silencieux, presque imperceptible à l’œil nu, mais dont les répercussions pourraient bouleverser des écosystèmes entiers. Plongeons ensemble dans les profondeurs de ce constat qui interpelle.

23 juillet 2026

Avec la multiplication des canicules, l’été n’est plus la « belle saison » que l’on attendait avec impatience. La chaleur étouffante nous pousse à nous confiner chez nous, exacerbant les inégalités.
La chaleur extrême, davantage que le manque de précipitations, est en train de devenir le principal facteur de sécheresse sur le continent européen, selon une étude du réseau de scientifiques World Weather Attribution publiée jeudi.
Les secteurs de la santé et de l’agriculture sont mis à rude épreuve par les coupures d’électricité, et les incendies se multiplient.
Une sécheresse des sols comme celle que connaît actuellement la Belgique est onze fois plus probable aujourd’hui qu’avant le réchauffement climatique. C’est ce qu’il ressort d’une nouvelle étude du consortium international "World Weather Attribution" (WWA). Explications.
Les chaleurs de l’été 2026 ont déjà provoqué près de 6 000 morts en excès. D’où l’urgence de mettre en place des actions ambitieuses et égalitaires sur le logement, estime l’épidémiologiste Basile Chaix.


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