Youth For Climate 4

OA - Liste
GIEC – le rapport du 4 avril 2022

mot-clé : giec042022

filtre:
Cyrus Farhangi

2026

Serge Zaka, agroclimatologue, docteur en agrométéorologie et auteur d'Orages sur le climat, tire les leçons de la canicule et de la sécheresse de 2026 pour l'agriculture française : pertes de rendement, limites de l'adaptation au changement climatique, souveraineté alimentaire et solutions. […] Pour lui, 2026 a prouvé qu'on ne peut pas adapter l'agriculture comme on le voudrait : il n'existe pas d'adaptation agricole au-dessus de 40 à 44 degrés, et « 2026 sera normal en 2050 ». Si l'on veut continuer à manger français, il faut à la fois réduire les gaz à effet de serre et préparer dès maintenant les cultures de demain. Dans cet entretien : pourquoi on ne peut pas climatiser les cultures ; les pertes de 2026 sur les légumes, le maïs, les fruits, les prairies (moins 36 %) et la pomme de terre ; la différence entre stress thermique et stress hydrique ; la canicule de mai et le blé (moins 22,2 % dans le centre-ouest) ; la géopolitique du blé, la Russie et la souveraineté alimentaire ; la détresse des agri
En décalage avec la rhétorique de l'administration Trump, les États-Unis s'apprêtent à construire plus de nouvelles centrales électriques en 2026 qu'au cours de n'importe quelle autre année, et la quasi-totalité d'entre elles produiront de l'énergie bas-carbone.
"C’est sûrement l’une des images les plus terrifiantes que vous verrez. Il s'agit des anomalies des T° observées. Et elles vont avoir des conséquences concrètes sur notre économie." - Texte de Xavier Blot - Professeur à l'Emlyon.
« Courir de plus en plus vite pour faire du surplace » : article de l’AIE sur l’accélération du déclin de la production des puits de pétrole et gaz. Désormais 90% des investissements upstream (exploration/production) servent à compenser le déclin de production des gisements existants, et non à augmenter la production. Autrement dit, si les investissements s’arrêtent, la production s’effondre. Le monde perdrait l’équivalent de la production de la Norvège et du Brésil chaque année
Dans cet épisode, Jean Latreille, agrégé de sciences économiques et sociales, explique pourquoi la dénatalité mondiale est en réalité une excellente nouvelle pour l'écologie et le féminisme. […] Il analyse l'émancipation des femmes comme cause principale de la baisse de la natalité, notamment face aux sociétés patriarcales, et réhabilite la pensée de Thomas Malthus sur la gestion des ressources. L'entretien déconstruit également les paniques liées au vieillissement de la population, au financement des retraites, et à la pression sur l'agriculture mondiale, en démontrant qu'une baisse de la population est nécessaire face aux limites planétaires.
La crise du transport de pétrole brut s'aggrave, à laquelle se rajoute une crise du raffinage (notamment diesel). Les Houthis sont, dans les deux cas, un acteur important. Ce groupe de rebelles "pro-iraniens" était insignifiant il y a 10-15 ans. Il compte aujourd'hui 600 000 combattants et dispose d'un armement sophistiqué (dont missiles balistiques). Revenons à la double crise pétrolière.
La notion de fin de la croissance (pas dans 500 ans mais en ce moment-même) est l’une des claques particulièrement monumentales que l’on peut se prendre de la part de Jean-Marc Jancovici. Il n’est évidemment pas le premier à la théoriser, mais il est celui qui au 21e siècle a poussé des millions de Français à cogiter à ce sujet. Que ce soit en France, en Europe ou ailleurs, le taux de croissance a tendance à diminuer. La croissance infinie étant impossible, le taux finira bien par atteindre partout zéro (voire moins s'il doit y avoir "correction" ).🤷
Retour sur ce graphique2 : le système économique continue de foncer vers le précipice. La situation des stocks pétroliers mondiaux atteint un niveau alarmant et une limite physique imminente. Le monde ne manque pas simplement de pétrole "à vendre". Il manque de pétrole pour faire fonctionner ses infrastructures. Les stocks mondiaux affichent encore près de 7,9 milliards de barils, un chiffre qui apparaît confortable mais qui est très trompeur. Il y a d'abord dans ce chiffre le "pétrole prisonnier" : une part massive est bloquée derrière le détroit d'Ormuz ou dans des zones de conflit.
Exxon prévient que les stocks de pétrole atteindront des niveaux dangereusement bas d'ici quelques semaines, ce qui fera flamber les prix. Exxon Mobil a averti jeudi que les stocks de pétrole allaient chuter à des niveaux historiquement bas dans les semaines à venir, ce qui entraînera une flambée des prix et freinera la demande
Bientôt le rationnement et le confinement énergétique ? Les stocks stratégiques de pétrole, censés protéger l'économie mondiale contre les chocs, s'épuisent à un rythme sans précédent. Selon un article de Fortune, ce tarissement massif menace de provoquer des pénuries importantes et une flambée extrême des prix internationaux de l'énergie. Les analystes du marché s'inquiètent vivement de l'atteinte de seuils critiques d'ici septembre 2026. Le système exige un niveau logistique minimum de pétrole pour que les pipelines, les raffineries, les réservoirs et les terminaux d'exportation continuent de fonctionner normalement.
(publié par Cyrus Farhangi) Le monde à l'envers ? Alors que l'administration américaine tente de relancer le charbon pour la production d'électricité (après 20 ans de baisse et une division par 3*), l'Inde et la Chine ont toutes deux diminué leur consommation en 2025. Traduction de passages de cet article de Carbon Brief
Les années passent et le doute sur les effets des pesticides devient toujours plus intenable. Voici la plus grande méta-analyse jamais réalisée sur les effets des pesticides sur la biodiversité, sur la base de 1705 études et 20 212 tailles d’effet. L'étude est parue dans Nature en février 2025 mais n'a pas eu, me semble-t-il, la couverture méritée, y compris dans les milieux écologistes.
« Lorsqu’on parle de transport routier, le chiffre qui fait généralement la une est la part des ventes de voitures électriques (et hybrides) et son évolution d’une année sur l’autre. En 2024, environ 17,5 millions de voitures (100 % électriques et hybrides rechargeables) ont été vendues dans le monde. Cela représentait environ 22 % des ventes mondiales de voitures, contre seulement 4 % en 2020 (https://ourworldindata.org/electric-car-sales). Cette part varie fortement selon les pays : de 92 % en Norvège à 21 % en Europe, où elle stagne, ou encore 48 % en Chine.
Un petit pas de côté sur le pétrole : les années se suivent et confirment le déclin de la production "conventionnelle" (bleu foncé + bleu clair + vert foncé sur ce graphique). Les taux de déclin sont rapides, et liés à l'épuisement géologique des puits. D'après l'AIE, auteur d'un rapport très complet, 90% des investissements dans l'exploration-production du pétrole et du gaz depuis 2019 ont été consacrés à compenser la baisse de production plutôt qu'à répondre à la croissance de la demande !

2025

La consommation d'énergies fossiles en Chine plafonne en raison d'une part croissante de l'électricité dans la consommation d'énergie finale, et d'une part croissante des énergies bas-carbone dans le mix électrique (notamment solaire, puis éolien dans une moindre mesure, puis nucléaire, voir autre graphique en commentaire). La part croissante d'énergies variables est jugulée par un déploiement massif de batteries de stockage (voir encore un autre graphique en commentaire).
+3 degrés dès le milieu du siècle ? Ce serait un scénario absolument catastrophique, mais envisagé sérieusement dans un papier de la Société allemande de Physique et de la Société allemande de Météorologie. Un tel niveau de réchauffement apparait hors du consensus scientifique établi par le GIEC, dont le scénario médian atteint +2,7 C d'ici 2100. Deux des co-auteurs du papier allemand s'expliquent dans cette interview.

2024

Cyrus Farhangi est un expert vulgarisateur des enjeux environnementaux. Il partage quotidiennement sur Linkedin ses découvertes, ses craintes et ses espoirs concernant un possible effondrement de notre civilisation suite aux catastrophes environnementales en cours. Il travaille aujourd’hui pour une entreprise de production d’énergie solaire. D’abord convaincu que l’effondrement était inéluctable compte tenu de la complexité de la situation, de la gravité des catastrophes et de l’inertie de notre système économique, il a depuis nuancé son approche et considère que des solutions existent et que nous ne sommes pas condamnés. En piochant parmi les solutions imaginées par les milieux décroissants que dans celles imaginées dans les milieux techno-solutionnistes, Cyrus pense que nous pouvons imaginer un chemin nous permettant d'éviter de vivre l'effondrement de notre civilisation.
La transition énergétique est-elle une seconde Grande Accélération ? Va-t-elle booster les capacités de destruction d'un système insoutenable ? Ou au contrai...
Un débat enregistré lors des premières rencontres d'Adaptation radicale, à Villeneuve d'Ascq les 17-18 et 19 Octobre 2023
Vincent Mignerot est essayiste, explorant la question de l’existence et interrogeant la capacité d’adaptation de l’humanité à terme. Dans cet échange nous parlons d'une variété de sujets. * Comment Vincent a pris sa claque et commencé à s'intéresser aux questions environnementales * La fondation de l'association Adrastia réunissant d'autres personnes ayant pris leur claque, et le bilan après 10 ans d'existence * "Décalage du point de référence", "collapswashing", et autres notions que Vincent a contribué à populariser * Le procès en inaction et en doomisme que certains lui font * Décroissance, autonomie, anticapitalisme et autres récits de soutenabilité face auxquels Vincent est en partie perplexe... en se disant "décroissant contrarié" Bonne écoute !



page-master :