« Ce que nous mangeons et les méthodes de production alimentaire ont une incidence sur notre santé ainsi que sur l’environnement. Les aliments doivent être cultivés et transformés, transportés, distribués, préparés, consommés puis, parfois, éliminés. Chacune de ces étapes génère des gaz à effet de serre qui retiennent la chaleur du soleil et contribuent au changement climatique. Plus d’un tiers des émissions de gaz à effet de serre imputables aux activités humaines sont liées à l’alimentation. »
Source : Nations Unies
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2026
L’Office national des forêts, qui a révélé ces chiffres ce jeudi 24 septembre, souligne qu’il faudra 50 à 60 ans pour retrouver des arbres à la hauteur de ceux qui ont été brûlés.
Jean-Marc Jancovici était l'invité de HEC Débat pour un échange consacré aux grands défis économiques, énergétiques et climatiques auxquels nos sociétés sont désormais confrontées. Face aux étudiants de HEC, il revient sur une idée centrale : notre économie ne peut pas être pensée indépendamment du monde physique. Énergie, pétrole, gaz, matières premières, infrastructures, climat… derrière les prix et les mécanismes économiques se trouvent des flux matériels dont nos sociétés restent profondément dépendantes. Au cours de cet échange, Jean-Marc Jancovici aborde notamment la croissance et le découplage, la sobriété, l'intelligence artificielle, la finance verte, la voiture électrique, le rôle de l'Europe, le nucléaire, la planification et les limites du libre marché. Il revient également sur le projet **Un Commun Accord**, une assemblée de citoyens tirés au sort destinée à faire émerger des points de convergence face aux grands dilemmes de notre époque.
D’après la préfecture, jusqu’à 250 sapeurs-pompiers ont été déployés au sol, appuyés par 14 moyens aériens, dont quatre Canadair et quatre Dash, soit la moitié de la flotte disponible mercredi au niveau national, pour ce département forestier du sud-ouest de la France.
Les déchets plastiques sont omniprésents dans l’environnement marin, avec des impacts écologiques et sanitaires préoccupants. Cette problématique est de plus en plus médiatisée : les images de continents flottants de plastiques sur les océans du globe, obtenues lors de campagnes océanographiques associées à des actions de dissémination scientifique de grande ampleur (la mission Tara Microplastiques ou l’expédition Septième Continent, par exemple), ont marqué les esprits.
Après les catastrophes écologiques de l’été et leurs effets sur nos vies, l’idée selon laquelle notre civilisation pourrait s’effondrer connaît un regain d’intérêt. Revenue en force depuis les années 2010, elle a pourtant été beaucoup critiquée.
Quelque 230 personnes ont été évacuées dans la nuit de samedi à dimanche sur l’île de Brac, en Croatie, en proie à un incendie qui a ravagé 3500 hectares de végétation et s’est rapproché des habitations, ont annoncé les autorités.
Depuis les travaux fondateurs de l’économiste autrichien Joseph Schumpeter, la recherche en management de l’innovation souligne que ce qui distingue une invention d’une innovation, c’est sa diffusion. Or, cette diffusion dépend notamment de l’acceptabilité sociale de l’invention et de la manière dont ses usages sont perçus. Sans cette acceptabilité, l’invention risque d’être cantonnée aux expérimentations des scientifiques et aux spéculations des investisseurs.
L’incendie de végétation qui embrase depuis mercredi les hauteurs de la vallée d’Aspe (Pyrénées-Atlantiques) concerne désormais 125 hectares, contre 105 hectares samedi, a-t-on appris dimanche soir auprès de la préfecture, qui évoque une situation « plutôt stable »
Confrontées à un incendie difficile d’accès, les autorités ont été contraintes de retirer la végétation pour tenter de contenir les flammes dans la vallée d’Aspe.
Faites l’expérience : observez un film plastique supposément biodégradable dans une poignée de compost. Au bout de quelques mois, plus aucune trace visible, le matériau semble s’être évaporé. La conclusion est tentante : le matériau s’est sans doute dégradé. Mais a-t-il vraiment disparu ? A-t-il été transformé en dioxyde de carbone ? A-t-il été incorporé par des microorganismes ou fragmenté en particules trop petites pour être vues ? C’est là que commence le vrai problème scientifique.
Une bouteille d’eau en plastique recyclée, affichant un bilan carbone bas, passe pour un choix écologiquement raisonnable par rapport à son homologue en verre. Pourtant, cette même bouteille plastique figure parmi les objets qui libèrent le plus de particules de plastique dans l’environnement. Et plus des trois quarts de cette pollution surviendra lorsque nous n’utiliserons plus ces objets – dans des décennies, voire des siècles. Ce paradoxe révèle un angle mort de nos décisions environnementales. Aujourd’hui, la pollution plastique s’évalue presque toujours sous le prisme du bilan carbone et des analyses de cycle de vie (ACV).
La Division antarctique australienne (AAD) a décidé d’évacuer sa station de recherche de l’île Macquarie par crainte qu’une mortalité massive de phoques ne traumatise psychologiquement ses chercheurs — une décision à la fois saluée et controversée. L’institution craint notamment qu’une souche hautement pathogène de grippe aviaire H5N1 n’atteigne bientôt l’île et ne décime les milliers de jeunes éléphants de mer du Sud qui naîtront lors de la prochaine saison de reproduction.
Alors que la saison des feux est toujours en cours, l’Europe brûle de partout, le Nord n’étant désormais plus épargné. 637 409 hectares y ont déjà brûlé cette année. Reporterre a cartographié l’étendue des surfaces calcinées.
Les alertes environnementales sont aujourd’hui largement relayées par les institutions scientifiques internationales. Mais reconnaître un problème ne suffit pas à le résoudre.
Lors de la canicule de juin 2026, de nombreux élèves ont passé les épreuves du brevet et du baccalauréat dans des salles de classe où les températures relevées franchissaient les seuils au-delà desquels l’attention et les fonctions cognitives déclinent. Quelques jours plus tôt, l’éducation nationale avait publié son premier plan de gestion des vagues de chaleur.
Le sinistre, survenu dans une zone de maquis et d’espaces boisés, n’avait fait ni victime ni dégâts aux habitations, samedi soir. Les secours prévoyaient de maintenir un important dispositif durant la nuit.
La reprise du feu au nord de Cléfays a détruit six hectares supplémentaires, dans une zone tourbeuse propice à des foyers pouvant couver en profondeur.
Cinq ans après la pandémie, les avions n’ont jamais été aussi nombreux : le 23 juillet 2026, la plate-forme Flightradar24 a suivi 153 359 vols commerciaux en vingt-quatre heures, un record absolu, près de 12 % au-dessus du précédent pic de juillet 2023. Le même été, le mercure grimpait également à des niveaux records et plusieurs régions européennes brûlaient.
Face au changement climatique, les forêts vont-elles pouvoir nous sauver ? L’idée est rassurante, mais elle repose sur une mauvaise compréhension du cycle du carbone et de ce qu’est véritablement une forêt, au-delà des arbres qui la constituent. Le contexte actuel plus qu’inquiétant doit de fait nous obliger à remettre en cause ce mythe de la forêt salvatrice, voici pourquoi.
La canicule de juin 2026 a frappé l’Europe avec une intensité remarquable. Températures dépassant les 35 à 40 °C le jour, restant élevées la nuit, ciel dégagé, atmosphère stagnante, tous les ingrédients étaient réunis pour produire un épisode majeur de pollution à l’ozone aux conséquences néfastes pour la santé humaine et celle des écosystèmes.
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