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Climatisation
Les deux vagues de canicule de ce début d'été ont provoqué une ruée sur les climatiseurs en France et en Europe. Une demande qui met en lumière une dépendance industrielle massive envers l'Asie, en particulier la Chine, au moment où la climatisation devient progressivement un enjeu de santé publique.
Deux mille serveurs posés au fond de la mer, alimentés par des éoliennes qui tournent juste au-dessus d’eux : ce n’est plus un prototype de laboratoire, c’est une installation commerciale pleinement opérationnelle depuis la mi-mai 2026, au large de Shanghai. En mai 2026, au large de Shanghai, la Chine a officiellement lancé le premier data center sous-marin commercial au monde directement alimenté par un parc éolien offshore. Fini le dilemme énergétique qui pèse sur chaque nouveau centre de données terrestre : ici, l’eau de mer fait le travail de la climatisation, gratuitement et en continu.
La clim' n'est pas la seule solution contre les canicules. Ces habitants d'une résidence à Montpellier ont presque froid alors qu'il fait plus de 30 degrés dehors. Pourtant, aucun n'a de climatiseur. Façades ondulées pour accentuer le vent, balcons inspirés de l'architecture arabe... les adaptations climatiques sont efficaces contre les fortes chaleurs, et bien plus durables.
La canicule monte à la tête des réactionnaires, qui l’instrumentalisent pour tirer à boulets rouges sur les écologistes, jugés responsables de la situation. En se focalisant sur la question de la climatisation, ils oublient des enjeux bien plus larges.
La canicule tue. Il y aura des milliers de morts cet été. Le résultat d’inaction climatique, de décisions politiques pour maintenir la consommation d’énergies fossiles, et de médias comme Quotidien qui invitent les patrons du CAC40 tout sourire sans jamais les questionner concrètement sur ce qu’ils font pour la transition écologique.
Si comme 75 % des Français, vous n’avez pas la clim chez vous, la tentation peut être grande de sauter le pas en période de canicule. Surtout que vous n’êtes pas au bout de vos peines. Sur la période 2015-2024, le réchauffement climatique a atteint +2,2 °C à l’échelle de l’Hexagone. Alors imaginez à +4°C en France, comme le prévoit le plan national d’adaptation ?
Si de plus en plus de Français s’équipent, cette technologie reste associée à l’idée qu’elle constituerait une « maladaptation » au réchauffement climatique. Un argument remis en cause par certains experts, alors que la France affronte des températures exceptionnelles.
En août 2003, la France comptait ses morts. Environ 15 000 décès ont été attribués à la canicule. L’Inserm, en 2007, évoquait même plus de 19 000 décès. Un bilan qui reste, vingt ans après, l’une des catastrophes sanitaires les plus lourdes de l’histoire récente du pays. Et pourtant, au même moment, les États-Unis traversaient des étés aussi torrides, sans connaître de hecatombe comparable. La différence ? La diffusion de la climatisation résidentielle, qui explique l’essentiel de la baisse de la relation température-mortalité. Ce n’est pas une opinion. C’est la conclusion d’une étude publiée dans le Journal of Political Economy.
Comment rendre la chaleur à l’intérieur des bâtiments plus tolérable ? On pense volontiers d’abord à la climatisation, mais d’autres approches, à la consommation d’énergie réduite, voire nulle, peuvent également être mobilisées. On parle alors de rafraîchissement passif.
Le soleil au service du grand frisson pour un paradoxe rafraîchissant Le principe de base ressemble à une délicieuse ironie de la nature : utiliser la force écrasante du soleil au zénith pour générer de l’air glacé dans nos maisons. C’est exactement le tour de force de ce système astucieux, encore trop méconnu du grand public. Alors que les climatiseurs standards pompent allègrement sur le réseau électrique public, souvent au bord de la saturation pendant les épisodes de forte chaleur, cette solution capte directement les rayons lumineux via des panneaux photovoltaïques disposés sur le toit. L’énergie ainsi recueillie alimente ensuite l’appareil de rafraîchissement. Voici donc la vraie climatisation solaire !
Le débat sur ces substances chimiques est relancé au sein de l’Union européenne, alors que les machines qui permettent de s’adapter au dérèglement climatique sont incriminées, relève l’historien Jean-Baptiste Fressoz dans sa chronique au « Monde ».
Les gaz à effet de serre fluorés, qui se retrouvent dans les systèmes de réfrigération, d’air climatisé et de pompes à chaleur, ont un très fort pouvoir de réchauffement bien plus élevé que le CO2.
De fortes chaleurs sont attendues sur la France dans le courant des prochains jours. Face à des étés toujours plus chauds, la climatisation est de plus en plus incontournable dans les commerces et les logis. Dans le même temps, les pompes à chaleur s’imposent pour chauffer de façon plus performante pendant la saison froide. Comment fonctionnent ces appareils ? Ils s’appuient en réalité sur les mêmes bases thermodynamiques. Mais attention : le changement climatique pourrait bien leur faire atteindre leurs limites physiques.
Comment rendre la chaleur à l’intérieur des bâtiments plus tolérable ? On pense volontiers d’abord à la climatisation, mais d’autres approches, à la consommation d’énergie réduite, voire nulle, peuvent également être mobilisées. On parle alors de rafraichissement passif.
Des températures élevées sont attendues en France les prochains jours. Les vagues de chaleur posent un défi inédit pour nos villes de climat tempéré où, pendant longtemps, la priorité était au contraire de lutter contre le froid. Plutôt que de dépendre exclusivement de la climatisation, le refroidissement passif hybride propose de s’inspirer des bonnes pratiques des climats arides et semi-arides. L’approche tient en trois points : empêcher la chaleur d’entrer dans les bâtiments, la stocker grâce à des matériaux présentant une forte inertie thermique et, enfin, la restituer la nuit grâce à des mécanismes de ventilation naturelle.
Alors que les vagues de chaleur se multiplient, le Programme des Nations unies pour l’environnement alerte sur une forte augmentation de la demande d’appareils climatiseurs, et plaide pour des solutions moins polluantes.
Un système collectif en particulier pourrait incarner une solution intéressante, dans le but de réduire l’impact environnemental de la climatisation. Il s’agit du « réseau de froid urbain », un concept relativement présent dans certains pays, dont la France. Comment fonctionne cette solution et quels en sont les avantages et les inconvénients ?
Les contaminations ont eu lieu dans le quartier de Harlem, avec 108 cas confirmés.Cinq personnes sont mortes dans le district new-yorkais de Harlem et 14 sont hospitalisées après avoir contracté la légionellose, ont annoncé, lundi 18 août, les services de santé, pointant les systèmes de climatisation.
La climatisation nous aide à faire face à des vagues de chaleur de plus en plus intenses et fréquentes. Mais le boom des climatiseurs domestiques en Suisse et dans le monde a un impact sur le climat et la consommation d’électricité.
Comme en juin, les ventes de climatiseurs mobiles se sont envolées ces derniers jours, du fait des fortes chaleurs, dont les fabricants de plus gros systèmes profitent aussi.
La géothermie évoque généralement la production de chaleur, mais elle peut également rafraîchir ou produire du froid. Et cela de manière beaucoup plus économe que les climatiseurs classiques et avec un impact écologique réduit. Non seulement il s’agit d’une solution bas carbone, mais elle ne rejette pas de chaleur dans l’air extérieur et ne contribue donc pas à l’effet d’îlot de chaleur urbain, à l’origine de la surchauffe des villes en période de canicule.
Alors que les canicules sont les évènements climatiques les plus meurtriers, la généralisation des climatiseurs est-elle inéluctable en France ? Pour les expert·es, la réponse est double : rafraîchir les bâtiments va vite devenir indispensable, pas en climatisant à tout-va. Décryptage.
En pleine vague de chaleur, l’extrême droite a proposé un «grand plan climatisation». Un exemple typique de mal-adaptation au changement climatique, qui a pourtant reçu toute l’attention des médias et du champ politique.
Chaque été, le débat revient : faut-il interdire la climatisation ? Trop polluante, trop énergivore, trop égoïste… En France, elle cristallise toutes les critiques, en particulier dans le milieu écologique. Mais au milieu des idées reçues et des discours moralisateurs, on oublie une chose essentielle : dans un monde de plus en plus chaud, la clim sauve des vies. Voici pourquoi il est urgent de revoir notre perception de cet outil devenu indispensable.
L’heure de la canicule est aussi l’heure de la ruée vers ce qui rafraîchit le mieux : un climatiseur. L’extrême droite surfe sur la vague de chaleur et propose un plan clim, à rebours total d’une solution écologiquement viable.
Soucieuse de réduire le nombre de morts dus chaque été à l’intensification des périodes caniculaires, la métropole de Tokyo va exonérer les habitants de la capitale japonaise d’une partie de leur facture d’eau.
Le déploiement des technologies bas carbone limite la croissance des émissions, mais le réchauffement climatique contribue à accroître la demande en électricité, souligne l’Agence internationale de l’énergie.
La climatisation est l'un des "moteurs" majeurs de la croissance de la demande d'électricité dans le monde, un appétit dopé par la hausse du niveau de vie et de celle des températures, souligne mercredi l'Agence internationale de l'énergie dans son rapport annuel.
Les canicules se multipliant, il est nécessaire d’adapter nos logements aux fortes chaleurs d’été, selon l’Ademe. Le tout, en privilégiant des alternatives à la clim’. Nos appartements et maisons seront-ils bientôt inhabitables l’été ? C’est ce que nous prédit l’Ademe, l’agence de la transition écologique, dans un avis publié fin juin. « Vagues de chaleur : la climatisation va-t-elle devenir indispensable ? » se demande l’agence. Les pluies et orages persistants de ce début d’été nous le font en effet oublier, (...)
(Houston) « La chaleur aspire la vie de nos âmes et de nos corps » : sans électricité depuis le passage de la tempête tropicale Béryl au Texas, Josh Vance, comme des centaines de milliers d’autres habitants, ne peut même plus faire fonctionner un ventilateur.
Qui dit chaleur, dit climatiseur. Qui dit climatiseur, dit pollution. Qui dit pollution, dit chaleur. Etc.
En utilisant la particularité de certains matériaux de changer de température en fonction du champ électrique, des scientifiques espèrent trouver les climatiseurs du futur.
Un "engagement en matière de climatisation" qui sera dévoilé lors du sommet COP28 le mois prochain obligera les pays signataires à réduire les émissions liées à l'utilisation de climatiseurs de 68% d'ici 2050, selon un projet de texte consulté vendredi par l'AFP.
Un "engagement en matière de climatisation" qui sera dévoilé lors du sommet COP28 le mois prochain obligera les pays signataires à réduire les émissions liées à l'utilisation de climatiseurs de 68% d'ici 2050, selon un projet de texte consulté vendredi par l'AFP.
Alors que les canicules s’enchaînent, le recours à l’air conditionné explose dans le monde. Salvatrice face à la chaleur, la climatisation s’avère néanmoins polluante et médiocre sur le plan énergétique. Est-il possible d’imaginer une clim' propre ?
Face à l'urgence climatique et le besoin de systèmes de climatisation plus écologiques, le refroidissement par évaporation est l'une des technologies qui captivent les scientifiques, mais suffira-t-elle ?
En Autriche se trouve un bâtiment tout à fait singulier. En effet, il maintient tout au long de l’année une température se situant entre 22 et 26 °C, et ce, sans aucun système de climatisation ou de chauffage. Mais comment cela est-il possible en l’absence de technologies particulières ?
Confrontés à des températures élevées, les Britanniques se ruent sur les climatiseurs. Pour répondre à la demande en électricité, le pays a été contraint à avoir recours à l’énergie la plus émettrice en CO2.
À quelques dizaines de mètres de profondeur, 89 kilomètres de tuyaux d’eau glacée climatisent certains lieux emblématiques de la capitale.
Afin de mieux résister à la baisse drastique des approvisionnements russes, voire leur possible arrêt, Bruxelles recense à l'intention des Vingt-Sept les mesures permettant de réduire la consommation européenne de l'ordre de 25 à 60 milliards de m³.
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