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2026
On imagine souvent le réchauffement climatique comme une couverture qui se poserait uniformément sur la planète, réchauffant chaque région à la même vitesse. La réalité est bien plus déséquilibrée. En ce cœur d’été, alors que les canicules s’enchaînent et que les records de température semblent tomber les uns après les autres, un constat s’impose : l’Europe se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale. Ce n’est ni une erreur de mesure ni un simple hasard régional. Depuis les années 1980, le continent gagne près de 0,5 °C par décennie, contre environ 0,2 °C ailleurs sur le globe. Derrière cet écart spectaculaire se cachent quatre mécanismes physiques bien identifiés, qui s’empilent les uns sur les autres et transforment notre continent en véritable point chaud du climat planétaire. Décortiquons-les ensemble.
Les incendies en Espagne et en France restent hors de contrôle samedi et ont forcé l'évacuation de plus de 175.000 personnes près de Madrid et de la grande ville française de Bordeaux, où les autorités ont décidé de déployer un avion de transport militaire.
«Libération» fait le point sur les feux qui touchent l’Hexagone et nos voisins européens.
L'incendie massif qui a embrasé les pourtours du bassin d'Arcachon et menace désormais les abords de la métropole de Bordeaux a ravagé 42.000 hectares de "surface brûlée", a annoncé dimanche la préfecture de la Gironde, qui a évacué au total 220.000 personnes depuis mercredi.
Le pays subit ce vendredi 24 juillet des feux simultanés, attisés par les vents et la vague de chaleur. «L’état d’urgence» a été décrété dans la région de Madrid, où 10 000 personnes ont été évacuées.
Des centaines de pompiers sont mobilisés, mercredi, dans le Var, où un incendie persistant a déjà parcouru 2 550 hectares et provoqué l'évacuation de quelque 400 personnes. Il est désormais "contenu" et "ne progresse plus beaucoup", malgré des points chauds, qui mobiliseront les pompiers à grand renfort de moyens aériens, ont annoncé les secours.
En plein cœur de l’été, alors que le thermomètre grimpe et que certaines régions guettent la moindre averse salvatrice, un acteur invisible tire les ficelles de notre météo bien plus qu’on ne l’imagine. Ce chef d’orchestre s’appelle le jet-stream, un courant d’air d’altitude qui file à toute allure au-dessus de nos têtes. Or, les observations le montrent : ce ruban aérien montre des signes de ralentissement estival, restant figé plus longtemps qu’auparavant. Le résultat ? Des situations bloquées qui s’éternisent, transformant une belle journée en canicule interminable ou une pluie passagère en déluge tenace. Ce phénomène, longtemps soupçonné, se voit désormais confirmé par les données. Et ses effets, nous les vivons déjà en ce moment même.
Des trottoirs qui renvoient la chaleur comme un four, des façades qui emmagasinent le soleil du matin au soir, et pas un seul coin d’ombre à l’horizon. Voilà à quoi ressemble une rue parisienne en pleine canicule, l’un de ces épisodes brûlants qui rythment désormais nos étés. Derrière cette image familière se cache pourtant une réalité bien plus sombre : selon une étude publiée en 2023, Paris est la ville d’Europe où le risque de mourir de chaleur est le plus élevé. Un triste record que la capitale française doit à un déficit invisible, enfoui sous le bitume et le béton. Et si ce que nous ignorons sous nos pieds était en train de nous coûter des milliers de vies ?
Il fut un temps où l’on parlait des vagues de chaleur marines comme d’événements dignes d’un fait divers océanographique. Un pic de température ici, une anomalie là, quelques années séparant deux épisodes remarquables. Ces phénomènes intriguaient les scientifiques sans véritablement inquiéter le grand public. Mais cette époque semble bel et bien révolue. En plein cœur de l’été, alors que nos plages accueillent les baigneurs et que la Méditerranée affiche des températures records, une réalité bien plus vaste se joue dans les profondeurs. Ce que l’on croyait rare est devenu récurrent, et ce que l’on jugeait exceptionnel s’installe désormais comme une nouvelle normalité. Plongeons ensemble dans cette transformation aussi discrète que spectaculaire.
Les combats faisaient rage dans la nuit de mardi à mercredi dans le sud-est de l'Ukraine, l'armée rapportant des affrontements sur 219 fronts. Par ailleurs, des explosions ont secoué la capitale, ont constaté à Kiev des journalistes de l'AFP.





