Jean-Baptiste Fressoz

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anthropocène

2026

While the term “Anthropocene” is well established across scientific disciplines and social spheres, interpretations are diverse. Taking account of the 2024 rejection by a geological commission to accept the Anthropocene as a geological epoch and the related scientific debate, here we offer a future-oriented perspective from the viewpoint of Earth system science. We describe different pathways in the Anthropocene up to the year 3,000, systematically characterizing them according to impacts and causes. We discuss the enormous global consequences of anthropogenic pressures on the Earth system and quantify the corresponding long-term commitment to change. Regarding the causes, we conservatively explore best-case and middle-of-the road emission scenarios, in combination with climate sensitivities drawn from within the IPCC likely range. We also discuss implications for Earth system resilience that could result in what we call worst case scenarios for Anthropocene outcomes. We conclude that, beyond the slow pace of
Quarante milliards de tonnes d’eau. C’est le poids retenu par le barrage des Trois Gorges derrière ses 2 335 mètres de béton. Une masse si colossale qu’elle a suffi à modifier la dynamique rotationnelle de la Terre elle-même. En 2005, les scientifiques de la NASA Benjamin Fong Chao et Richard Gross ont calculé que le remplissage du réservoir avait allongé la durée d’une journée de 0,06 microseconde. Soixante milliardièmes de seconde, imperceptible pour n’importe quel être humain, mais réel, mesurable, et révélateur d’une vérité que l’on préfère souvent ignorer : l’humanité est désormais une force géophysique.
How Cynicism Became the New Psychological Performance
La Terre peut être vue comme une machine thermique, à la fois par son énergie interne et par le flux solaire. Sans cette énergie, disponible en quantité suffisante – sans être excessive – et correctement distribuée sur la planète, et ce sur une durée extrêmement longue, la vie n’aurait pu émerger ni évoluer. Nous ne serions pas là ! Mais cette machine thermique a elle-même profondément évolué comme nous allons le voir, et en particulier depuis la révolution thermo-industrielle. L’espèce humaine est au pied du mur en la matière : après l’avoir déstabilisée elle doit la reconfigurer. C’est ce que nous allons voir dans la suite.
L’Anthropocène, période « caractérisée par le rôle que l’être humain joue dans la transformation des conditions de la vie sur terre » (dans sa définition large), a suscité de nombreux débats entre scientifiques jusqu’en mars 2024. Après 15 ans de débats portant entre autre sur la datation i, un lieu symbolique nommé « clou »ii, le débat officiel est clos. Depuis, malgré la décision du Congrès géologique international de rejeter la notion iii, cette Cène reste un concept fréquemment utilisé et commenté.
L’azote est un paradoxe planétaire. Il domine l’atmosphère terrestre — environ 4 × 10⁶ Gt sous forme de N₂, soit près de 75 % de sa masse et 78 % de son volume. Il a toujours été très abondant mais, chimiquement inerte, il est resté longtemps indisponible pour la vie. Aujourd’hui, le problème s’est inversé : ce n’est plus le manque d’azote qui contraint la biosphère, mais l’excès d’azote réactif1 que les activités humaines injectent dans les sols, les eaux et l’atmosphère.
Et s'il existait une alternative à la fin catastrophique de l'histoire et au progrès illimité du « bon Anthropocène » ? Jean-Baptiste Vuillerod propose de prendre l'histoire à contre-sens pour surmonter la crise écologique contemporaine en s'inspirant des rapports passés ou non modernes à la nature. La crise écologique a donné un nouveau souffle à la philosophie de l'histoire. Alors que l'on pensait actée la « fin des grands récits », les bouleversements socio-environnementaux de notre (…)
Liste des « formats courts » de ObsAnt.eu
L’Anthropocène : une distraction idéologique ou comment un concept bien-pensant permet de ne rien changer. Le terme « Anthropocène » s’est imposé dans le débat public comme le cadre privilégié pour penser la crise écologique. Ce qui est déjà suspect, non ? Quand un concept devient privilégié dans le débat public, c’est généralement qu’il arrange quelqu’un quelque part. Et ce n’est pas les ours polaires.
Pour saisir ce que la présence du moustique révèle de nos manières de vivre et de gouverner le vivant, il est utile de se tourner vers les sciences sociales.


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