Jean-Baptiste Fressoz

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2026

Une nouvelle alerte sur l’ampleur du dérèglement climatique. Les phénomènes extrêmes sont en train de devenir «la norme», selon l’institut Copernicus, dans son bilan mensuel du climat mondial, publié ce mercredi 10 juin. Une démonstration appuyée par «la vague de chaleur inhabituellement précoce et intense» en Europe, affirme une climatologue de l’institut, Samantha Burgess, citée dans le rapport. Le mois de mai 2026 se classe ainsi deuxième après le record de chaleur observé en mai 2024, relève l’observatoire climatique. Avec de nombreux nouveaux records mensuels sur le continent, le mois de mai a engendré des situations «particulièrement difficiles» en France, au Royaume-Uni, en Irlande et au Portugal, indique Copernicus.
Le soleil au service du grand frisson pour un paradoxe rafraîchissant Le principe de base ressemble à une délicieuse ironie de la nature : utiliser la force écrasante du soleil au zénith pour générer de l’air glacé dans nos maisons. C’est exactement le tour de force de ce système astucieux, encore trop méconnu du grand public. Alors que les climatiseurs standards pompent allègrement sur le réseau électrique public, souvent au bord de la saturation pendant les épisodes de forte chaleur, cette solution capte directement les rayons lumineux via des panneaux photovoltaïques disposés sur le toit. L’énergie ainsi recueillie alimente ensuite l’appareil de rafraîchissement. Voici donc la vraie climatisation solaire !
Les conséquences de la guerre au Moyen-Orient se font sentir sur les marchés pétroliers depuis un moment déjà. La question de la durée de cette crise et de ses impacts à long terme se posant avec toujours plus d’acuité. Et, les dernières informations ne sont pas rassurantes :
Avec une température moyenne de 13,8 °C, ce printemps 2026 est le plus chaud depuis 1900, annonce le service météorologique national. Il figure également parmi les moins arrosés, avec un déficit de précipitations de 30 %.
Le phénomène a désormais 80 % de chances de survenir cet été, selon l’Organisation météorologique mondiale. D’une durée de neuf mois et un an, il tire vers le haut la température moyenne mondiale et favorise la survenue d’événements extrêmes.
Actuellement, trois quarts des modèles de simulation climatique prévoient pour l'indice océanique El Nino une anomalie d'environ +2 °C, ce qui signifie donc un "super El Nino". L'Organisation météo mondiale invite à se préparer.
L’Organisation météorologique mondiale confirme ce mardi 2 juin que le phénomène climatique naturel va très probablement se déclencher entre juin et août. Son intensité pourrait causer chaleur, sécheresses ou intempéries monstres dans de nombreuses zones du globe.
Alors que les climatologues redoutaient depuis quelques mois un épisode El Niño d’une ampleur sans précédent, leurs craintes semblent se confirmer avec l’apparition d’une gigantesque vague chaude dite « onde de Kelvin » se déplaçant à travers le Pacifique depuis plusieurs semaines. La vague a atteint les côtes sud-américaines à la mi-mai et pourrait initier le début d’un épisode El Niño intense plus tard cette année.
Avec une température moyenne de 12,1°C, bien supérieure à la normale saisonnière, le printemps 2026 se classe au troisième rang des plus chauds depuis le début des relevés de l'Institut royal météorologique en 1833.
Alors que la France est touchée par une vague de chaleur exceptionnelle, la géographe Magali Reghezza-Zitt publie « Bienvenue en 2055 ». Elle analyse pour Reporterre les leviers qui nous permettraient d’arriver au monde neutre en carbone qu’elle y décrit.


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