Jean-Baptiste Fressoz

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2026

Un peu plus de 300 glaciers ont disparu de l’Ouest américain depuis le milieu du XXe siècle. C’est le bilan d’une étude publiée le 12 octobre 2026 dans les Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), sous le titre « Extensive glacier loss in the coterminous United States ». Andrew Fountain, géographe à la Portland State University, et ses collègues ont comparé les glaciers des États contigus d’aujourd’hui avec les données historiques. Environ un quart des glaciers a disparu, et la surface comme le volume de glace ont fondu d’un tiers.
Après l’effondrement d’un pan de glacier au Népal, les scientifiques rappellent qu’à l’heure du dérèglement climatique, les glaciers devenus très vulnérables se font de plus en plus dangereux. Avec l’accélération de leur fonte partout dans le monde, c’est aussi l’accès à l’eau qui est menacé.
Imaginez une baignoire géante posée au sommet du monde, dont le bouchon aurait doucement commencé à se dévisser il y a quelques décennies. Aujourd’hui, ce n’est plus un simple filet d’eau qui s’en échappe, mais un véritable torrent : chaque année, la calotte glaciaire du Groenland perd environ 270 milliards de tonnes de glace. La cause est connue depuis longtemps, le réchauffement global qui grignote les glaces polaires, mais l’ampleur du phénomène, elle, continue de surprendre les scientifiques. Pour rendre ce chiffre vertigineux un peu plus concret, la NASA et plusieurs équipes de recherche ont eu l’idée de le traduire en une image que beaucoup de Français connaissent bien, celle d’un lac niché entre la Suisse et la Haute-Savoie.
C'est une nouvelle année "catastrophique" pour les glaciers suisses, qui ont connu leur deuxième pire bilan annuel après 2022, portant à près de 20% la perte de leur volume en cinq ans, selon une étude publiée jeudi.
Pour notre nouvel épisode, avec le glaciologue Frank Pattyn (ULB), on l'a pesé. Voici l'essentiel, et tout ce que la vidéo sortie sur la chaîne Youtube n'avait pas le temps de dire.
Des scientifiques ont rédigé à l'avance la nécrologie d'une plaque de glace grande comme 15 fois Paris. Derrière elle : le glacier Thwaites, surnommé « le glacier de l'apocalypse ». Sauf que si vous ouvrez les études, le mot « apocalypse » n'y est nulle part. Alors on l'a pesé. Dans cette vidéo, avec le glaciologue Frank Pattyn (ULB), on prend les chiffres qui font peur forcément... 58 mètres, 3 mètres 30, 65 centimètres, 6 centimètres — et on remet chacun à sa vraie échelle de temps. Et on explique un mécanisme dont vous n'avez probablement jamais entendu parler : quand l'Antarctique fond, c'est en Europe que la mer monte le plus.
Après la dévastation entraînée par l’effondrement d’un pan de glacier au Népal, les scientifiques rappellent qu’à l’heure du dérèglement climatique, les glaciers devenus très vulnérables se font de plus en plus dangereux. Avec l’accélération de leur fonte partout dans le monde, c’est aussi l’accès à l’eau qui est menacé.
Une première étude d’attribution démontre qu’une conjonction d’éléments a conduit à l’avalanche de roches et de glace meurtrière survenue le 26 août dans l’Himalaya, qui a fait plus de 1 300 morts.
Le Népal chiffre à 4,78 milliards de dollars le coût de la reconstruction après la crue meurtrière du 26 août à sa frontière avec la Chine. La catastrophe a fait au moins 1.428 morts et des milliers de disparus.
Un épisode de chaleur exceptionnel a précédé l'effondrement d'un immense bloc de roche et de glace qui a déclenché les inondations meurtrières du 26 août au Népal et en Chine, selon une analyse de données météorologiques par l'institut Berkeley Earth, sans qu'un lien direct n'ait été établi à ce stade.


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